‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 34 sur 247 · M. Bastidi; à M. de Reiset, 4 août · texte numérisé non relu

M. Bastidi; à M. de Reiset, 4 août

4. Archives des Affaires étrangères, .Sariiaigne, 6 et 7 août.

5. Bianchi, loc. cil. Cpr. à ce sujet les lettres échangées en avril 18î>8 entre Cuvour et Bastide. Chiala, Leflere, II. 3Ua et suiv.

immédiat de Charles-Albert, — n'eussent pas été acceptées du général Cavaignaci, Bref, on ne s'entendit point, et, le 7 août, M. Bastide télégraphiait à M. de Reiset qu' « il avait ouvert avec lord Normanby une conférence qui n'était encore qu'officieuse afin d'arriver par une médiation des deux gouvernements de la République française et de S. M. la Reine au but si désirable de la pacification et de l'indépendance de l'Italie^ ». Une conférence ; bon billet, La Châtre. D'ailleurs, fût-on parvenu à une entente le 3 août, au départ immédiat des soldats français, ils fussent arrivés à Turin pour y trouver les Autrichiens .

Car le 1, ceux-ci étaient sur le Tessin et traversaient le Pô. Alors Charles-Albert envoya son chef d'Etat-major, général Salasco, au quartier autrichien pour demander un armistice ; Radetzki exposa ses exigences, six semaines de suspension des hostilités, la frontière des États respectifs marquant la limite des armées, évacuation par les Piémontais, des forteresses de Modène, de Parme, de Plaisance, de Venise, — le Piémont dut tout souscrire (9 août).

Le ministère protesta ; Gênes et Turin s'indignèrent ; en vain. « Nos désastres militaires et politiques m'ont rendu hébété, écrivait Cavour. Je n'ai plus la force d'écrire une ligne. Que de fautes, grand Dieu ! 11 est impossible de concevoir une plus funeste réunion d'incapacités de tous genres, soit à l'armée, soit dans le ministère... Je voudrais aller me cacher au fond des rizières *. »

D'autres ne désespéraient point, Manin et Pepe qui préparaient la résistance de Venise', Garibaldi qui tenait à Ber-

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