M. do Bois le Comlo .'i M. Drouyn de Lhuys, 25 mars
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ses admirations de la veille, en écrivanl : « L'armée a été dégoûtée, les meilleurs officiers tenus à l'écart. Au lieu de confier le commandement de l'armée aux jeunes généraux qui avaient la confiance de l'armée, on a nommé général un Polonais connu uniquement par des travaux de cabinet, d'une tournure ridicule et portant un nom que jamais nos soldats n'ont pu apprendre à prononcer. Nous avons succombé lorsque nous avions tous les éléments pour vaincre. Les sacrifices d'hommes et d'argent prodigués pendant un an n'ont abouti qu'à nous placer dans une condition pire que celle où nous nous trouvions avant la révolution de Milan *. »
Cette colère d'un modéré laisse deviner celle des violents. Elle fit explosion à la Chambre des députés dans la soirée du 21 mars. Le ministre de l'Intérieur y vint lire le texte de l'armistice, passé par le roi comme chef de l'armée et sans le concours d'aucun ministre, et, lorsqu'il parvint aux passages consentant l'occupation du territoire compris entre Pô-Tessin- Sesia, l'entrée des Autrichiens dans la citadelle d'Alexandrie, un cri unanime s'éleva, de douleur et d'indignation, dans la salle comme dans les tribunes-. « Infamie! trahison! » tels étaient les vocables adressés à l'acte royal, qu'on déclarait inconstitutionnel. Et quand le ministre annonça l'abdication, qu'on la sut simplement orale, sans acte authentique, la Chambre se cabra et nomma une commission d'enquête pour en vérifier la réalité .
Les ministres qui avaient conseillé au roi la déclaration de guerre n'étaient plus sur les bancs du cabinet. Dès le 26, avant même son retour, le roi avait décidé de remplacer le ministère démocrate par un cabinet conservateur : déjà il avait choisi Pinelli pour l'Intérieur, puis le général de Launay, lui