‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 65 sur 247 · Pepe, Révolutions d'Italie, p · texte numérisé non relu

Pepe, Révolutions d'Italie, p

■j. Orsi, Histoire de l'Italie moderne, p. 190; Mazziotti, La reazione borbonica nel Regno di Napoli (iipisodi dal 1849-1860), de la Biblioteca del Risorgimento italiano, 6» série, n° 12.

4. A. Leti, Roma e lo Stalo Pontifico dal iS49 al iS70, chap. I". Sur la réaction dans la Romagne et les conspirations, Gomandini, Cospiruzioni di Romagna e Bologna, p. 214 et suiv.

o. Pascolalo, Manin e Venezia nel 1848-9, p. 102; Marchesi. Rivobtzione e defesa di Venezia IS4S-i9.

elle fut signée le 22 août, et, le 23, le drapeau de l'Autriche flottait à nouveau sur le Campanile de Saint-Marc.

Ainsi finissait tristement le noble mouvement qui avait soulevé, de la Sicile aux Alpes, tout le peuple italien pour son indépendance et pour son unité nationale. En eût-il pu être autrement? Peut-être, avec plus de concorde, plus de dévouement, plus de discipline. Les peuples de la péninsule n'étaient point encore préparés à ces vertus civiques, nécessaires à la vie môme des nations. En tous cas, depuis la dislocation de juillet 1848 la partie était perdue. Et Cavour se trompait singulièrement, lorsqu'il écrivait : « Si l'on avait écouté mes conseils, si j'avais manié le pouvoir, j'aurais, sans effort de génie, sauvé le pays et, à l'heure qu'il est, fait flotter l'étendard italien sur les Alpes styriennes^ ». Malgré tout son génie, il n'aurait rien pu modifier à des événements devenus inévitables, à des désastres dont l'un entraînait Tautre. Ce fut, au contraire, grande chance, pour lui et pour sa patrie, qu'il n'eût point participé au pouvoir en cette fin lamentable du mouvement national : il y eût compromis, perdu peut-être des forces (jui devaient si puissamment servir à l'unité de l'Italie-.

La partie était perdue pour les patriotes; mais tous avaient le sentiment, la certitude qu'elle ne l'était que pour un temps. Le comte Balbo, pleurant un fils tué à l'ennemi, disait à Massari : « Le Piémont ne conclut point la paix avec l'Autriche, il fait une trêve qui durera dix ans'. » Il voyait juste : 1849, Novare; 1859, Solférino. Et Cavour de même, quand il écrivait : « Il ne faut pas perdre courage; tant que la liberté existera dans un angle de la péninsule, il n'y a pas li(Mi de

i. Cavour à M-' Wuldor-Villenave, 26 avril 184'J.

Page 1