‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 81 sur 247 · Cavour à K. de La Rue, 20 juillet 184<J · texte numérisé non relu

Cavour à K. de La Rue, 20 juillet 184<J

2. M. (J'Azeglio à E. Rendu, 18 seplcmbrc 184'J. 'i. Cavour k Bezzi Giovanni, 25 juillet 1849.

^Chambre de rudes assauts. Le 14 août, il avait dû lui soumettre en toute diligence, summâ diligentiâ, le traité de paix en raison d'une subite exigence des plénipotentiaires autrichiens qui ne voulaient signer la ratification qu'après le vote par les Chambres d'un crédit de 15 millions nécessaires pour le premier versement de l'indemnité de guerre. Nigra, le ministre des Finances, demanda à la Chambre en comité secret d'adopter immédiatement un projet de loi l'autorisant à créer 3 millions de rentes. Après une éternelle discussion sur une question de forme, — où un digne vieillard, Josti, et le chef des modérés, Ravina, perdirent la tête' et s'invectivèrent sur le mode homérique, la Chambre renvoya la discussion au lendemain ; le 16, la gauche traita si durement le ministère qu'il n'osa plus soutenir son projet, promit d'en présenter un second, et, en séance secrète toujours, exposa le 17 les difficultés de la situation financière. « Je crains que ce ne soit pas trop gai », avait prédit Cavour'. Non, ce ne lut pas joyeux. On vivait au jour le jour, les prêteurs étaient aussi exigeants que l'Autriche impérieuse.

Cependant, peut-être sur l'intervention de la France, en tous cas sur les conseils des Rothschild, le cabinet de Vienne se contenta de titres provisoires et signa la ratification du traité le 18 août. Alors, un des chefs de l'opposition, Valerio, déclara que le projet de loi financière ne répondait plus à une situation modifiée et qu'il fallait revenir à la saine tradition constitutionnelle, soumettre à l'approbation du Parlement d'abord le traité, puis les crédits nécessaires à son exécution. Et le ministre Nigra de promettre un nouveau projet de loi, le troisième ou le quatrième.

1. Reiset, Mes souvenirs, I, p. 379. M. de Bois le Comte au ministre des Affaires étrangères, 16 août 1849.

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