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Ce qu'il réclame pour sa province

Le 16 mai 1922, M. Arthur Sauvé était officiellement choisi comme chef du parti conservateur provincial de Québec. Plus de cinq cents délégués, venus des centres ruraux et des divisions urbaines, représentants de toutes les races et de toutes les classes, couronnaïent l’historique convention de la salle Lafontaine en affirmant à l’unanimité leur enthousiaste détermination de lutter sous la conduite d’un homme dont-le-travail infatigable, le courage irréductible et le dévouement à la chose publique forcent l'admiration de ses adversaires eux-mêmes et qui, depuis tant d'années, s’est tenu constamment sur la brèche, défendant la cause du peuple, s’employant à faire triompher les intérêts supérieurs de ses concitoyens.

Ce fut une scène qu'il est impossible de décrire. Après deux jours d'étude qui avaient vu s’élaborer un magnifique programme d’action, le-président de la convention avait invité les délégués à désigner quel serait le chef du parti conservateur provincial de Québec; “M. Arthur Sauvé”, dit immédiatement un délégué canadien-français; ‘M. Arthur Sauvé”, dit également un délégué de langue anglaise. Le secondeur de la motion voulut ajouter quelques paroles, il n’en eut pas le loisir: toute la foule s'était levée, acclamant le chef, agitant cannes, chapeaux, mouchoirs, et soudain, jaillit spontanément, irrésistiblement de cinq cents poitrines : “O Canada, terre de nos aieux’’.

Au-reste, cet enthousiasme devait trouver son écho par toute la province et toute la presse de Québec applaudit au choix de M. Arthur Sauvé, comme chef du parti conservateur provincial. Le député des Deux-Montagnes occupe en ce moment l'attention générale et la reconnaissance publique lui apporte de toutes parts un tribut d’éloges, de félicitations et de remerciements pour le travail extraordinaire qu’il accomplit, presque seul, à la Législature de Québec.

Journaliste inné, ayant le culte profond de l’agriculture, s’étant fait de la politique une carrière qui lui permette de réaliser les rêves qu'il à conçus pour que sa province fût grande, heureuse, prospère, toujours et partout, M. Sauvé a démontré qu’il s’inspirait uniquement du désir patriotique de bien servir les intérêts de ses concitoyens.

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JOURNALISTE PAR VOCATION Di

M. Arthur Sauvé naquit en 1874, à Saint-Hermas, dans le e des Deux-Montagnes. Son père — M. Joseph Sauvé — cultiv et éleveur de chevaux, remporta dans les expositions des succè font partie de l’histoire des succès agricoles du comté tout entie Cette tradition, soit dit entre parenthèse, s’est soigneusement mainte nue par le frère de M. Sauvé et par M. Sauvé Hoi dont Pinté t pour l’agriculture est assez connu. |

Après ses études au séminaire de Sainte Thés à. EUnioinie Laval et à l’École d'Agriculture d’Oka, M. Sauvé céda aux penchant e ou plutôt aux sollicitations de sa vocation et il embrassa la-carrière. journalistique. En 1897, sous la direction de l’hon. Alphonse G:-A4, Nantel, il débutait au Monde Canadien. Ensuite, il rédigea pendan cinq ans à la Presse la page agricole et les nouvelles des États-Unis. Jusqu'en 1905, il occupa la même position à la Patrie, pour prendre ensuite à Saint- Jérôme, la direction de la Nation, fondée par l’hon. Alphonse Nantel. Deux ans après, l’hon. F.-D. Monk lui fit abandonner la Nation, pour lui confier la direction du Canadien. En 1910, le Devoir fut fondé et le Canadien cessa d'exister. M. Sauvé se détacha pour un temps du journalisme afin de se consacrer tout entier à ses. travaux législatifs; mais M. Sauvé ne peut pas ne pas faire de jour- nalisme et en 1918 il rétablissait la Minerve. Jusqu'en 1920, ilen fut le directeur, mais il abandonna ce poste afin de garantir sa complète indépendance d'action et n'être responsable que de ses piopee actes dans l’arène DRONeIE hi

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