SA CARRIÈRE POLITIQUE
Ses goûts, sa préparation, ses aptitudes, la nature de ses tord | entraînaient M. Sauvé dans l'arène politique. Un ancien professeur du séminaire de Sainte-Thérèse a pu dire de lui: “On ne prétendra pas que M. Sauvé manque de préparation politique, car il a passé la moitié de son cours à l'étude des questions politiques. Jamais élève n’a montré autant d'aptitude, autant de passion pour la politique. Il connaissait à fond son histoire et cherchait constamment à se documenter. Ence re ae la, la lecture des Journaux était interdite dans les collèges el on l’accusa souvent d'aller à la sourdine s'emparer de la Minerve à la chambre du. révérend M. T. Sauriol. Finalement, on constata que l'accusé était. un abonné régulier de la Minerve par l'entremise de sa maîtresse de pension”. M. l'abbé Noël Fauteux, dans un de ses discours toujours éloquents, a dit de lui : “Ils sont rares parmi nos députés ceux qui ont une connaissance plus étendue et mieux approfondie de l’histoire politique du pays’”’.
Il n’y a donc pas à s'étonner que ses Che et ses concitoyens aient de bonne heure jeté les yeux sur lui. En 1908, M. Sauvé était candidat, dans le comté des Deux-Montagnes contre "M. Hector Champagne Le chef de l’opposition d’alors, M. LeBlanc, qui connaissait la valet