‹ Ce qu'il réclame pour sa provinceChapitre 16 sur 83 · NOTRE PROVINCE, MAISON PATERNELLE DE NOTRE RACE · texte numérisé non relu

NOTRE PROVINCE, MAISON PATERNELLE DE NOTRE RACE

Je veux que notre province soit considérée comme la maison paternelle de notre race, puisqu'elle en est le berceau et le foyer de sa civilisation, la gardienne de ses traditions les plus pures, les plus glorieuses, les plus essentielles à son existence. Je veux que la province de Québec reste ce qu’elle a été et ce qu’elle doit être dans tous les domaines : religieux, national et économique. Je veux qu'ici, dans cette province, ce soit autant que possible, maïs sans injustice pour nos concitoyens d’autres origines, la nationalité canadienne-française qui affirme son influence, sa prépondérance dans la direction de nos organisations économiques, car, c’est dans la vie économique, c’est dans l’ac-.

untien intégral de son caractère, de ses traditions et de ses forces Es Nous devons développer notre influence économique et

richesses. Capitalisons l'épargne populaire pour atteindre ce résultat. re province, Sous ce rapport, n'est pas ce qu elle devrait être; elle

mpêche de commander en des circonstances vitales. Commençons r ne pas laisser envahir notre propre maison.

… Les dirigeants de notre peuple sont-ils tous dignes de leur titre à la hauteur de leur mission? Ont-ils tous la valeur morale et ellectuelle pour accomplir sans danger leur tâche? Notre éducation tionale est-elle complète? ÆEnseigne-t-on suffisamment à nos fants la vie nationale, le devoir social, l'esprit civique ? Nos diriants enseignent-ils tous la vérité au peuple ? ? Ne cherche-t-on pas e tromper par toutes sortes de combinaisons et d’expédients? Que F-on PRour vi É us sur les questions publiques ?

| AUTON OMIE PROVINCIALE

Men Si le Canada doit être aux Canadiens, la province doit être à nous.

$" ur cela, il faut des hommes à la Législature, des électeurs éclairés, | es compétences actives, capables d'utiliser l’épargne populaire dans eloppement de nos richesses naturelles. Mais gardons-nous ur pour nos autres concitoyens. Justice, fair-play, pas de

LE Lie disait en 1912 : ‘Les dangers que nous devons sf évi er dont la fusion et l'isolement. Nous devons chercher tous les s communs où il nous est possible de donner la main à nos conoyens anglais, sans faillir à notre dignitéet sans altérer notre indivi- : té nationale. Évitons de demeurer ou de tomber dans un pro-

trop : absorbant. AR dans le domaine provincial tout ce qui est < essentiel au maintien de notre caractère national”.

Cette politique fait partie de mon programme et J'entends y rester

ment LU Je veux respecter le régime fédératif de la Confé-

\ ou comme j'entends rester fidèle à la couronne britannique on serment fon ecnce, mais sans me croire obligé de le pro-

Hop

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