‹ Ce qu'il réclame pour sa provinceChapitre 23 sur 83 · LEURS APPELS AUX PRÉJUGÉS · texte numérisé non relu

LEURS APPELS AUX PRÉJUGÉS

Je dis à Ontario et à l’Université de Toronto : ‘“‘N’espérez pas de meilleure entente entre la population de Québec et celle d’Ontario, si M. Taschereau et son parti continuent, pour faire sa force, à soulever tous les préjugés imaginaires contre les Anglais, surtout en temps d’élections”.

Je suis Canadien français, Je suis prêt à mourir pour la défense de ma race, mais je considère comme un crime dans ce pays de soulever les passions nationales pour des fins politiques et d’ameuter les deux races, l’une contre l’autre. Ni Ottawa ni un Anglais ne pourraient me faire sacrifier une parcelle des droits de ma race pour un avantage politique, mais pas un Canadien français non plus ne me fera insulter mes concitoyens de langue anglaise ou être injuste envers leur langue ou leurs croyances, pour en retirer un avantage politique. Justice, énergie, respect et vigueur valent mieux qu’injures, préjugés et abandon.

(A Terrebonne, 12 juin 1921.)

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