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de M. Sauvé, l’aimait beaucoup et qui s’intéressait tout particulière-
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ment à sa carrière politique, comptait l’avoir à ses côtés au parlement de Québec. M. Sauvé fut choisi à l’unanimité par la convention conservatrice parmi nombre de citoyens distingués auxquels les mérites et les états de service donnaient tous les droits. Mais on avait confiance en M. Sauvé, on le savait armé de pied en cap. La lutte fut dure, acharnée, passionnante. . Elle se fit dans un comté déjà représenté au fédéral comme au provincial depuis 1896-97 par deux députés hbéraux. Ce qui intéressa davantage les électeurs, ce fut la lutte oratoire entre M. Éthier et M. Sauvé. M. Sauvé l’emporta et défit M. Champagne par 174 voix de majorité.
En 1912, le docteur Pager, maire de Saint-Hermas, homme actif, à ressources considérables, fut son adversaire. La paroisse de Saint- … Hermas donnait à M. Éthier une majorité, mais c'était aussi la paroisse natale de M. Sauvé. On était curieux de savoir qui lemporterait :
- de M: Sauvé, enfant de la paroisse ou du docteur Pager, maire de la D itipalité, Saint-Hermas donna une majorité de quatre voix à M. Sauvé, qui fut élu dans le comté par 278 voix.
En 1916, le docteur Pager fut de nouveau candidat, mais après une
ne assenblée à Saint-Eustache, où M. Sauvé seul contre MM.
thier et Pager remporta un succès extraordinaire, le docteur retira sa candidature et M. Sauvé fut élu par acclamation. M. Sauvé retourna à la Législature de Québec. Son chef, l’hon. M. Cousineau, maintenant juge de la Cour supérieure, avait été défait, ainsi que le plus grand nombre de ses autres amis et collègues. Cinq de ses com- - pagnons de lutte seulement avaient été élus.
M. Sauvé se mit hardiment à la besogne. D’innombrables difficultés étaient amoncelées sur sa route; il les surmonta toutes. On comprit bientôt que l’on se trouvait en face d’une puissante personnalité, d’un politique averti et courageux avec qui il faudrait compter. Il-se battit si bien qu’au sortir de la session de 1916, l’hon. Adélard Turgeon, ancien ministre libéral, président du Conseil législatif, décla- -rait : “M. Sauvé se bat vaillamment. Il fait une belle lutte. Seul comme il est, il se trouve devant une rude besogne qui exige de lui une somme de travail considérable. Je me demande comment cet homme peut résister à pareille tâche”.
Lors des élections de 1919, faite dans les circonstances que l’on sait, M. Sauvé fut de nouveau candidat dans Deux-Montagnes et il fut élu par une majorité de 842 voix contre M. Donat Lalande, avocat de D ue