‹ Ce qu'il réclame pour sa provinceChapitre 50 sur 83 · LE COMMERCE DES LIQUEURS · texte numérisé non relu

LE COMMERCE DES LIQUEURS

Notre programme est en faveur de la tempérance. Il est contre l'abus de l’alcool dans l’hôtel et partout ailleurs. Il est partisan de l’ordre. Le gouvernement ne permet pas à un individu de prendre un verre de bière dans l’hôtel licencié pour vendre de la bière, mais 1l lui permet d'en boire une bouteille, deux bouteilles, trois bouteilles, etc., partout ailleurs. :

D’après le gouvernement, il faut avoir faim pour avoir soif. Nos prêtres nous ont appris que manger sans avoir faim, c’est pécher par gourmandise. Aujourd’hui on ne doit pas prendre de la bière quand on à soif, mais quand on a faim.

Le gouvernement pouvait retirer autant de revenus du commerce de l’alcoo!, tout en respectant la liberté de commerce, et sans exposer le commerce d'épicerie à la ruine en le désorganisant comme il la fait avec sa loi injuste et inapplicable. Le gouvernement a forcé lui-même la Commission des liqueurs à violer l'esprit de la loi et à accorder des licences pour des considérations politiques. Je défie le gouvernement de faire des élections générales sans modifier sa loi des liqueurs.

(A Sainte-Scholastique, 17 septembre 1922.)

Page 1