LA REPRÉSENTATION PROPORTIONNELLE
J’ai établi que notre système de représentation ne rendait pas justice aux citoyens, à la majorité ou à la minorité du peuple. N'est-ce pas assez pour justifier la Commission d’étude que je propose ? J'ai cité des opinions importantes préconisant la représentation proportionnelle. Ne valent-elles pas la peine d’être sérieusement considérées. Je viens de citer des paroles de Pion et de Deschanels ! N’invitent-elles pas les hommes de cœur et de justice à vouloir trouver la réforme salu-
taire que nous devons chercher devant les vices quinous désagrègent ? Nos institutions parlementaires atrophient les bons éléments de la.
nation ou favorisant la cupidité. Je me rends compte des difficultés d’un mode de représentation proportionnelle chez nous à cause de l’étendue territoriale de notre province et de la vaste dissémination de sa population. Chez nous, la population n’est point dense comme en
Belgique. C’est pourquoi, je comprends qu'avant de nous prononcer |
en faveur de tel mode de représentation, il convient de soumettre la question à une commission d'étude et d’en attendre le rapport, pour bien considérer quel mode pourrait le mieux s'adapter au pays et à notre province.
(Le 17 mars 1922, à la Législature.)