‹ Ce qu'il réclame pour sa provinceChapitre 57 sur 83 · LA LITTÉRATURE CANADIENNE · texte numérisé non relu

LA LITTÉRATURE CANADIENNE

Puissent nos littérateurs diriger leurs talents vers l'éducation populaire, montrer à notre jeunesse les plus nobles aspirations canadiennes, les plus grands devoirs du Canadien, lui enseigner la beauté et l’amour du bien, la sublimité de la noblesse dans le sentiment et l’action, le respect chrétien des autorités et aussi l'importance pour ces autorités de donner au peuple des preuves de leur propre dignité, de leur justice et de leur compétence. Puissent-ils développer l’idéal canadien qui serve de drapeau à nos compatriotes.

Le gouvernement ne devrait-1l pas aussi encourager une commission d'étude composée de nos hommes de science qui voudraient consacrer leur temps et leur savoir à ces découvertes, à ces inventions qui tout en illustrant les peuples, sont un si précieux avantage à leur pays ? En avant la littérature et la science canadienne !

(A la Législature, 1ère session, 1922.) LIBERTÉ DE PENSER

L’encouragement offert à nos artisans de la pensée ne produira aucun effet désirable si le gouvernement ne travaille en même temps à leur assurer la liberté. Ce n’est pas l’or qui fait germer du noble cœur les sentiments les plus beaux, pas plus que l’or ne saurait inspirer

PNA er

à nos grands cerveaux la sublimité de la pensée. Pour que le génie … donne à son œuvre la plénitude de sa valeur, il lui faut Pair pur de la liberté. Il ne peut planer quand il traîne les boulets de l’esclavage. | C’est donc en permettant libre essor à nos littérateurs que nous met= trons en valeur la variété de nos génies. pi J'approuve de tout cœur l’œuvre d'encouragement à à la littérature je tout en soupirant après le jour où le peuple pourra lui-même encourager, apprécier et couronner les chevaliers de la civilisation. J'ajoute | que l’œuvre du gouvernement serait encore plus logique, plus complète et plus louable, s’il voulait assurer à ses propres ouvriers de la pensée la liberté de dire et de respecter la vérité.

(A la Législature, lère session 1922.)

Page 1