‹ Ce qu'il réclame pour sa provinceChapitre 6 sur 83 · POUR MA RACE ET MA PROVINCE · texte numérisé non relu

POUR MA RACE ET MA PROVINCE

(La Vérité) M: Arthur Sauvé, chef de l’opposition, ayant à rétablir les faits

“au sujet d’une inexactitude publiée dans un journal, a terminé se

remarques par cette fière déclaration :

… “Qu'on se le tienne pour dit. Je suis de m2 race et de ma pr6vince, je vénère leurs traditions, et c’est à ce titre, c’est pour suivre Pexemple des plus grands patriotes de ma race, prêtres et laïques, que mes concitoyens d'autre origine pourront compter sur ma loyauté, mon respect et mon esprit de Justice. Quant à ceux qui, par tactique, m'accusent de violence pour se donner l’occasion de m’injurier, je ne craindrais pas de les rencontrer, bien que je désire ardemment discuter sans animosité les questions qui nous seront soumises. Avant de m'accuser de violence, qu’on cite donc mes paroles.

‘Quelles que soient les amitiés, Je ne permettrai pas que l’on défigure ma pensée sur des questions primordiales. Je veux être un adversaire probe et honnête. Je le répète, c’est à ma province que je veux consacrer mes efforts, c’est à mes concitoyens que je veux être utile, c'est à Dieu que je veux être soumis. Mon motto, le voici :

que

‘À genoux devant Dieu, à l’œuvre pour ma province, debout devant les hommes”.

Il ne nous est pas donné souvent d'entendre un homme publie parler aussi ouvertement en patriote et en catholique.

(18 novembre 1916.) SON ESPRIT PUBLIC

(Le Sorelois)

Les paroles de l’hon. M. Turgeon à l’adresse de M. Sauvé sont actuellement dans toutes les bouches. Le président du Conseil législatif n’a fait que traduire spontanément le sentiment populaire à l ie 1 d’un lutteur aussi intéressant que vaillant. | :« Îlest impossible de s’imaginer la somme de travail et la puissance d'énergie que doit déployer le chef de l'opposition à Québec, pour accomplir la tâche qu’il a acceptée. | = Plus d’un se serait découragé, et de guerre lasse, aurait laissé le ; gouvernement agir à sa guise, tripoter les affaires publiques n'importe comment, et aurait dit à la province de Québec: Puisque tu n’as pas voulu donner au gouvernement de ton choix une opposition raisonnable en nombre, subis les conséquences de ton acte. bé M. Sauvé n’a pas voulu prendre cette alternative plus facile de. laisser faire. Dès l’ouverture de la session, il a pris une ligne de conduite dont il ne s’est pas départi depuis. Il a bataiïllé ferme, sans parti pris, Sans partisannerie, mais avec le souci continuel de donner à sa province toute la somme de son travail, toutes les ressources de son talent et toutes les énergies de son cœur.

Son action, inspirée par le patriotisme et l'esprit public, est dés" féconde. Malgré son immense majorité, le gouvernement est constamment obligé de compter avec le chef de l’opposition: et les critiques et les suggestions de ce dernier sont toujours si justes que le gouverne. ment est forcé d’être sage malgré lui.

La province de Québec comprendra-t-elle ce que M. Sauvé fait | pour elle? Ses compatriotes apprécieront-ils son dévouement ? Nous « osons le croire et\l’avenir le dira. Nous faisons des vœux pour que la reconnaissance du public ne soit pas trop tardive, et que M. Sauvé, qui le mérite tant, en goûte bientôt les doux effets; la province de Québec sera la première à en bénéficier.” |

(DD décembre dOLE) Re k:

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