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lités au service d’une intégrité incontestable font du député des Deux- Montagnes un homme très utile à sa province et peut-être indispensable dans cette phase critique de l’histoire du parti conservateur.
(Juin 1916.) LUTTEUR INTRÉPIDE
(L’'Evénement)
Parmi les députés de l’opposition provinciale, qui ont fait contre le gouvernement Gouin et sa majorité docile, une lutte si courageuse et - si méritoire, en ces derniers temps, il n’en est point qui l’emportent sur M. Sauvé, le député des Deux-Montagnes, pour le labeur persévérant, la compétence générale et l’efficacité militante.
Nous l'avons vu à l’œuvre. Nous l’avons suivi d’un regard attentif, depuis ses débuts comme journaliste, jusqu’à ses débuts et à l’aorandissement de son rôle comme député. Et nous pouvons déclarer en toute sincérité qu’à nos yeux il est en ce moment l’un des hommes qui font le‘ plus d'honneur à l’opposition et au parti conservateur.
(18 mai 1916.) LARGEUR DE VUE
(La Presse)
| Un confrère libéral a signalé avec à propos la largeur de vue que M. Arthur Sauvé a manifesté en assistant au déjeuner offert récemment Québec, par l’hon. M. Taschereau au premier ministre du Canada, sans craindre de déplaire à quelques partisans trop farouches.
L'hon. M. King a très aimablement apprécié la présence de M. Sauvé à la table d'honneur. ‘Je suis particulièrement heureux”, dit-il, “de voir à cette table, le chef de l’opposition à la Législature, M: Sauvé. Je connais les devoirs d’un chef d’opposition et je sais qu'il peut rendre de grands services au gouvernement d’un pays. Je souhaite que celui qui occupe ce poste dans votre parlement continue à s'acquitter de sa tâche avec succès’”’.
L'hon. M. Taschereau, qui avait gracieusement invité M. Sauvé, mérite d’en être félicité.
Messieurs King, Taschereau et Sauvé ont donné là un bel exemple de largeur de vue. Les trois chefs politiques ont également montré que le fanatisme ne doit plus donner à nos mœurs politiques ce caractère de violence et d’étroitesse de vue, qui, dans le passé, a causé tant de désordres, de querelles et de rancœurs profondément regrettables. N'’a-t-on pas, chez les dirigeants de la politique ou chez les organisateurs, trop compté sur le fanatisme des foules, pour assurer un succès de tréteaux ou un triomphe électoral? Cette méthode malheureuse, admiseet appréciée en temps d'élections, devrait être sévèrement jugée en toute circonstance. Fort heureusement, ces mœurs rudes tendent
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à disparaître. Il y a encore des incidents regrettables, mais beau u moins qu’autrefois. Souhaitons d’en être désormais exempts.
(8 mars 1922.) 1 “CHRÉTIEN ET COURAGEUX”
(Le Devoir)
M. Sauvé — dont on a dit, à tort, croyons-nous, que chez lille critique surpasse le dogmatique — M. Sauvé a réparé, cette année, la faute commise par nos législateurs catholiques. Et il l’a fait dès le début de la session, période la mieux choisie pour rappeler les notions. préliminaires de sa thèse : “Le législateur humain est soumis aux lois 5 immuables du Législateur suprême” su
“Nous sommes réunis. pour édicter des lois saines en vue du bien et du progrès de la société, des lois qui devraien: protéger les droits naturels des familles et des associations légitimes; pour respecter et faire respecter. » les droits de la propriété privée, son inviolabilité et ses pouvoirs de transmission. En un mot, nous sommes 1c1 pour donner à l’autoruté civile les moyens de gouverner la société et d'assurer le bien temporel de notre peuple. Tenant cette autorité de Dieu d’abord, et des hommes, notre travail doit Aie être à la hauteur de notre devoir.” |
Voilà qui est chrétien et courageux, malgré les sourires de pitié | blasée, qui, à l’audition de cet exposé de principes, ont pu eflleurer les 1 lèvres de certaines gens, pour qui nos députés ne sont que les dispensa- ; teurs conditionnels du patronage politique et les automates à voter. toutes les lois du parti au pouvoir. |
Cette réparation des droits du Législateur suprême, que nous devons à M. Sauvé, redonne sa place à Dieu dans notre législature. Puisse ce geste être imité par notre premier ministre.
Le vœu exprimé, au début de la session, par le chef de l'opposition ù pourrait, sans provoquer de malaise social, croyons-nous, être exaucé par le cabinet ou par la législature. Il tend à combattre le laïcisme que pratique notre législature, — à. son insu, voulons-nous espérer. —= ‘forme actuelle de cette impiété qui, au plus grand détriment des Délinies. ES prétend bannir des sociétés toute trace de religion et toute intervention de l’Église —”? suivant les propres termes du cardinal secrétaire d'État actuel.
‘St dans cette législature de notre vieille province de Québec où Dieu, | par ses missionnaires marqua st bien son geste, nous ne sommes je de ta
au Conseil législatif, de réciter une modeste prière à l'ouverture de nos séances, la Chambre me permettra, au début de nos travaux, de me joindre au représentant de Sa Majesté pour demander au Souverain Maître d'éclairer nos délibérations.’ Lun
En quoi la prière quotidienne récitée à l’ouverture des séances, de la législature empêcherait-elle nos députés de régler consciencieusement et utilement l’amas de questions et de problèmes qu'annoncent le discours du trône pour la session actuelle? En quoi cette invocation à Dieu nuirait-elle même au parti qui possède actuellement le À