L'AGRICULTURE
L'agriculture a aussi besoin de réforme. Le grand mal qui mine le cultivateur c'est la rareté et la cherté de la main-d’oeuvre, et le
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fléau qui ravage notre agriculture, c’est la mauvaise herbe. Notre culture intensive est insignifiante. Nous achetons à l’étranger trop.
de marchandises que nous pourrions produire chez nous. |
Le gouvernement manque d'initiative et de surveillance. Le cultivateur travaille beaucoup pour nous. Pensons mieux à lui. H a besoin de nos efforts et d’une politique plus productive, plus encourageante. La situation agricole présente de graves problèmes.
(A Sainte-Scholastique, 3 septembre 1916).
- M. Perron me reproche de servir la cause des habitants. Je suis ce que j'ai toujours été, aucune influence au monde ne pourra m’em-
pêcher d’être dévoué à la classe de mon père, à la terre nourricière du. genre humain, à sa cause, à ses nécessités, à sa Justice. Elle a été trop
généreuse pour les autres classes dans le passé, elle les a toujours trop respectées pour mériter leur mépris et pour que l’on dise en la servant qu’on manque de respect, de justice pour les autres classes. Plus le
gouvernement attaquera les cultivateurs et leur désir de se protéger .
raisonnablement, plus il soulèvera l’esprit de classe. Plus le souvernement cherchera à faire de l’ouvrier et du cultivateur ses fonctionnaires
en faisant de leurs chefs ses esclaves avec trente deniers, plus le peuple:
se révoltera contre ceux qui veulent étouffer la vérité pour continuer à bénéficier du pouvoir.
(A l’Académie Saint-Paul, Montréal, 16 octobre 1922).