LA COLONISATION
Je suis en faveur de la colonisation à outrance, d'un effort inoui pour rendre la colonisation plus avantageuse, plus appréciée, plus : populaire, protéger le colon, lui donner des terres et du bois et des routes pour lui permettre de vivre au début de son établissement. Nous avons à peine un sixième de l’étendue de notre territoire provincial qui est habité. Nos colons émigrent parce qu ils ne sont pas suffisamment , protégés. La natalité canadienne tend à diminuer, parce que la vie.
Ans
est trop difficile et trop coûteuse. Le jeune homme hésite à fonder un
foyer. Notre sol contient des trésors inestimables. Il faut les développer. C’est pourquoi il nous faut une politique de colonisation plus active et plus pratique.
(A Sainte-Scholastique, 3 septembre 1916).
Depuis des années, notre politique de colonisation à manqué de souffle, de vigueur. Elle a attristé, découragé, indigné ceux qui, comprenant tout son importance, la voulaient plus large, plus libérale, plus pratique, plus généreuse. Le colon se plaint. Il se décourage. Il abandonne son lot. Les rétrocessions se font par centaines, chaque année.
Et le gouvernement reste insensible à ces misères.
Le bon colon, le véritable pionnier devrait être choyé, entouré de toutes les attentions possibles.
Se faire colon, défricher, c’est apporter de nouveaux revenus à PEtat, c’est accroître l’actif, la richesse de la province. C’est le meiln°77 leur, placement que puisse faire l'Etat, surtout dans une province comme la nôtre.
gr Un gouvernement vraiment soucieux des intérêts de notre pro-
vince et de notre race, devrait donner des lots aux colons de bonne foi; : il devrait leur prêter de l’argent à conditions très larges, afin de leur 1 permettre d'acheter leur outillage et leurs aliments pour les premières années d'établissement; accorder des primes spéciales pour l’organisa- tion de fabriques de beurre, de fromage, etc., dans les cantons déjà …. organisés; faire des chemins convenables pour les rendre carrossables — et pour rapprocher les colons des centres, des gares de chemins de fer; fi … établir des industries dans les centres de colonisation, industries gref-
fées sur l’agriculture ou le bois.
Un ministre de la Colonisation, éveillé, actif, capable d'envisager la situation présente, de concevoir l'avenir, et libre d'action, ne pour- … rait-il pas faire en cinq ans plus que ce qui à été fait dans les vingt dernières années ? Une croisade en faveur de la colonisation s'impose . ) de , puisque l’on proclame l’urgence du retour à la terre.
pr
En À
1 | (Dans la Minerve, livraison d'octobre 1918.)
J’ai prétendu et je prétends encore que les gouvernements dans le passé ont eu tort d'ouvrir de nouveaux cantons à la colonisation avant que les cantons déjà établis ne fussent organisés contre la misère. Cette politique n’est-elle pas saine ?
ee Du dique, 17 septembre 1929).