‹ Ce qu'il réclame pour sa provinceChapitre 9 sur 83 · A FES · texte numérisé non relu

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peut conquérir le pouvoir, il va essayer de se constituer un groupe assez :

puissant pour bien surveiller les affaires publiques et protéger le peuple

ne contre l’autocratie des administrateurs, du haut en bas ‘de l’échelle.

On est rendu aujourd’hui à un tel point d'autorité que les fonctionnaires eux-mêmes se croient les maîtres absolus de la province. Ils traitent tout le monde avec une arrogance ou un air de mépris qui pourrait bien faire descendre leurs maîtres du trône. L’histoire n’est pas sans précédent. Plusieurs de nos chefs ont malheureusement

aussi la même faiblesse. Dans tous les cas, si l’on ne le sait pas, il est grand temps qu’on le sache. Le mot ‘ ‘autoritaire” est aujourd’hui

dans toutes les bouches et on ne doit pas ignorer ce que cela signifie.

Il faut donc s’empresser d’opérer un Fosses Un homme averti en vaut deux. — Un LIBÉRAL. | |

(Le Bulletin, 3 déc. 1922.)

GÉNÉRAL DE PREMIER ORDRE (Le Droit)

Le chef de l’opposition provinciale dans Québec, M. Arthur Sauvé, est un excellent homme, un travailleur ardu, et qui ferait un général de premier ordre.

Le travail que M. Sauvé a accompli à la législature provinciale est une œuvre de géant et, comme le maréchal Ney après la retraite de la Moscowa, il remplit toutes les charges. Il compulse des rapports, étudie des projets de loi secs et arides, questionne le gouvernement, distribue ses commandements, examine des dossiers et il cherche à rendre le ministère conscient de ses devoirs et des services qu’attend le peuple de lui. Son plaidoyer de Hull contre les lois arbitraires et vexatoires du gouvernement, contre ses erreurs dans l’administration de la justice, contre la Commission des liqueurs, a été bien accueilli de l’auditoire.

Son but est d’obtenir pour toutes les classes de la population une part équitable de la représentation. Dans le ministère de la province de Québec tous les membres appartiennent au barreau à l’exception du ministre de l’agriculture, l’hon. M. Caron, et M. Sauvé croit que les avocats ont quelque peu empiété sur le droit des autres groupements Sociaux. Les quatre ministres sans portefeuille : MM. Kaïne, Moreau, Pérodeau et Lacombe ne sont pas avocats, mais la mesure d’influence qu'ils possèdent est plutôt restreinte. Même le ministre du travail

est un avocat.

Une chose certaine, c’est que pour le gouvernement libéral québé-

“ cois tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Quant

à M: Sauvé, il accomplit certainement, grâce à son travail et à son activité, une œuvre patriotique en signalant à ceux qui conduisent la barque des affaires provinciales les écueils qui gisent à fleur d’onde,et en prenant comme il l’a fait hier, la cause de l’ouvrier qui, avec le cultivateur, forme la partie la plus ‘forte de nos espérances nationales.— (28 juillet 1922.) Fulgence CHARPENTIER.

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