SANS CN
| pouvoir, advenant les élections na lea à à la suite de cette session ? “ Nous nous le demandons et nous le demandons à M. Taschereau lui- | Ro Wilfrid GUÉRIN.
(4 novembre 1922.)
UN REMONTEUR DE MORAL (La Patrie)
En Chambre, M. Sauvé écouta d’abord, s’appliquant à se rendre - le pied bien marin sur ce pont si nouveau et parfois si mouvant; il s'impréena lentement mais sûrement de l'ambiance et il ne commit pas Perreur trop commune de négliger les comités où, de fait, s’élaborent la vraie lettre et le vrai esprit de nos lois. Il se spécialisa, par intuition et par entraînement acquis, à l’agriculture et à ses embranchements, ce qui est, à la vérité, le noyau même de nos intérêts les plus essentiels et comprend les trois quarts de notre activité administrative, etc. C'était là n'est-ce pas, dans une province essentiellement agricole une spécialité bien vaste et bien méritoire que se donnait M. Sauvé. Mais, il ne fit pas que se la donner: il fut rapidement un maître, une autorité reconnue.
Entre temps, déjà riche en connaissances générales et approfondies sur tout notre passé politique, déjà bien armé par ses travaux en journalisme, M. Sauvé augmentait le tout par un travail sérieux, constant et au point. Ce qui fait qu’en ces dernières années surtout, il à “pu parler en toute connaissance et efficacité, sur les questions les plus diverses, même quand elles surgissaient à l'improviste.
Aux yeux du parti conservateur, M. Sauvé a aussi Le prestige de homme qui n’a jamais été plus actif et plus optimiste qu'aux jours de crise et de malheur. C’est, essentiellement un remonteur de moral; comme feu l'honorable Pope, il croit qu’il n’est rien comme une fiévreu- ‘se activité de reconstruction pour atténuer les ennuis de la défaite. “What are we going to do now ?” demandait en larmoyant un Irlandais de Compton au lendemain de l’affaire du Pacifique. — ‘‘Spit in our hands and try to be up, on due time to the job of resuming business at the old stand. ‘“Ce sont là les maximes chères à M. Sauvé, et qu'il “n'a Jamais cessé de faire ou d'essayer de faire comprendre et pratiquer. Sa combativité a ceci d’aimable que si constante et poussée - qu'elle puisse être, elle ne comporte pas la nécessité d’être rude, injuste, déloyale pour l'adversaire. Nous savons personnellement que M. Sauvé n’a pas eu un ennemi de l’autre côté de la Chambre.”
(1916.) OPINION D'UN ORGANE LIBÉRAL (Le Bulletin)
Il convient de féliciter M. Arthur Sauvé, chef de l’opposition à Québec, d’avoir défendu comme il l’a fait, l'autonomie de Montréal, ; dans sa réplique de jeudi soir, à la Chambre.
D qe
M. Sauvé à déclaré que le nouveau régime imposé aux contribuables de Montréal n’était ni plus ni moins que le renversement de notre système constitutionnel, et sur ce point, comme sur bien d’autres, il a eu raison.
M. Sauvé trouve autocratiques à l’extrême les pouvoirs conférés à la nouvelle commission administrative et les contribuables lui seront. reconnaissants de l’attitude qu’il à prise dans l’occurrence. |
(Le Bulletin.)
Le chef de l’opposition de Québec, M. Arthur Sauvé, est un travailleur et un parfait honnête homme.
Il fait son devoir de chef de l’opposition, critique lorsqu'il Juge en conscience qu'il doit le faire, approuve lorsque le gouvernement propose des mesures que le chef de l'opposition regarde Justes et équitables et progressives.
(Le Bulletin.)
La Chambre de Québec traverse une période d’agitation qui marque presque toujours la fin d’un parlement. Chaque jour l'opposition se porte vigoureusement à l’assaut des forteresses ministérielles.
Sans doute elle est repoussée, maïs non sans avoir quelquefois porté de rudes coups. Au point de vue numérique, ses forces sont tellement disproportionnées de celles de son adversaire, qu’elle ne peut offrir une longue résistance. Mais on combat vaillamment. Le leader, M. Sauvé, se distingue particulièrement à l’attaque. Il se porte sur tous les points.
On peut ne pas approuver sa tactique, tous ses moyens de faire la lutte. On ne refusera pas de lui reconnaître un courage et une assiduité au travail dont ont fait preuve peu de ses prédécesseurs et qui ne sont surpassés par personne, à l’heure présente, dans la Chambre d’assemblée.
Les ministres ont beaucoup d'importants devoirs à remplir, mais chacun d’eux n’a que son ministère à défendre. M. Sauvé doit au contraire étudier, se faire rendre compte soigneusement des actes de tous les ministères pour ensuite en faire la critique, s’il y a lieu et... sal n’y a pas lieu également. Il n’y a pas un seul député qui soit plus occupé que lui dans la Chambre. On n’en trouverait pas davantage au Conseil législatif. |
Il sait, comme tout le monde, au reste, car C’est aujourd’hui un secret de polichinelle, que les élections générales auront lieu immédiatement après la prorogation des Chambres, que le gouvernement peut et va certainement faire coïncider avec l’époque des fêtes du Jour de l'An. |
La Commission royale dans l’affaire Garneau dont il veut soumettre le rapport avant la clôture de la session ne saurait siéger plus d’une quinzaine de jours encore, et les travaux du parlement, par des séances de jour et de soir, peuvent être expédiés rapidement.
Par conséquent, M. Sauvé se hâte de s’outiller pour la campagne qu’il veut mener activement, malgré ses faibles ressources. S'il ne