‹ Ce que disent les aïeuxChapitre 14 sur 107 · LA LOIRE. MÈRE DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

LA LOIRE. MÈRE DE LA FRANCE

La France a connu la peine de vivre à Paris et sur la frontière des Vosges et de^s Ardenne mais, si elle a connu la prospérité, l'union, sécurité, c'est sur les bords de la Loire, dans le « jardin » de la Touraine. Quand le sort de la France était compromis, l'espoir suprême se réfuo-iait invincible dans les retraites du Massif

Les Eaux de France

Central ; quand il n'y avait plus de roi de Paris, il restait le « roi de Poitiers » ou le « roi de Bourges ».

La Loire, c'est le fil souple qui attache entre elles, pour en faire un chapelet, les différentes provinces françaises ; mais ce lîl est aussi un obstacle et une barrière suffisante pour arrêter l'ennemi et pour marquer la limite de la conquête et de l'invasion, venant du Nord.

Par ses affluents de droite, de beaucoup moins importants et qui appartiennent presque tous à son cours moyen ou inférieur, — la Maine recueillant la Mayenne et la Sarthe grossie du Loir, — la grande rivière assure, d'autre part, les contacts avec les bassins côtiers de la Normandie et de la Bretagne. Ainsi, on peut dire que toute la France, sauf le Nord-Est et le Sud-Est, niche dans son giron.

LA GARONNE, Quand l'archipel primitif

DES^PYRENÉES. existait seul et avant que

les Pyrénées eussent surgi du fond de l'abîme, l'océan Atlantique ne faisait qu'un avec la Méditerranée ; un bras de mer unissait le golfe actuel de Gascogne et le golfe du Lion. Au soulèvement des Pyrénées, le fond se releva entre cette nouvelle chaîne et le vieux ' Massif Central ; les eaux s'écoulèrent des deux côtés : l'un des cours d'eau ainsi formé est la Garonne, avec son affluent l'Ariège, dont les eaux suivent la pente qui les porte vers l'océan Atlantique ; l'autre est l'Aude, tributaire de la mer Méditerranée. Les deux bassins sont séparés par le plateau de Casteinaudary.

Mais, dans l'ensemble, la dépression entre les Pyrénées et le Massif Central forme une seule et même vallée, la plus méridionale de la France, On pourrait presque dire que l'Europe finit ici. Déjà, le versant sud des Pyrénées et les sierras de l'Espagne ressemblent plus au nord de l'Afrique qu'aux formations géologiques européennes et, si ce n'était la porte de Gibraltar, le lac méditerranéen aurait, par ici, sa communication naturelle avec l'Océan.

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