LES AFFLUENTS DU RHIN
Le Ciel de France
LE PAYSAGE Du balcon que forme une
FRANÇAIS Je ces collines au dos
arrondi, si nombreuses dans notre France, regardons le paysage. Il s'éclaire et s'anime, puis, tout à coup, s'éteint et se rembrunit. Il resplendit dans la joie de vivre, et se recouvre, soudain, d'un voile de deuil; tout change encore, et les larmes s'achèvent dans un sourire.
Sur l'horizon, des brumes lumineuses s'étalent, et l'on ne saurait dire si le soleil qu'elles atténuent va les absorber ou s'y perdre.
Une immense coupole d'azur translucide repose surrinlini;une douceur protondc la pénètre et ne lui laisse que bien rarement la dureté d'un inexorable
éclat. La voilà qui se peint et se décore de la forme mobile des nuages ; ils montent interminablement de l'horizon, tantôt se groupant en édifices diaprés, tantôt s'allongeant et se développant en rideaux superposés qu'une main mystérieuse déplie sur la lumière du jour. Le ciel de France est rarement un ciel serein, plus rarement encore un ciel opaque. Même dans les jours les plus sombres, on sent que le soleil est là, derrière, et, qu'à la moindre saute de vent, il nous prodiguera, de nouveau, la chaude caresse de ses rayons.
LE TEMPS Les proverbes de France
DE FRANCE. 5^- \^ „ temps » sont gé-
néralement optimistes et laissent de l'espoir au cultivateur ou au voyageur que la sévérité des heures ou des journées tristes alarme :
La pluie du mal i 11 X'anrle pas le pèlerin.
Après la pluie, le beau temps.
Le mauvais temps ne peut pai' toujours durer.
C'est un temps de demoiselle.
Ni pluie, ni vent, ni soleil.
Ce temps, « le temps de demoiselle », c'est justement le temps de France.
Chaleur, froidure, sécheresse et humidité, cette cuisine délicate qui fait l'alternance des saisons est, d'ordinaire, si exactement dosée que le
plus habile astronome ne ferait pas mieux.
La tempéra turc movenne, en hiver, ne tombe pas audessous de 4 degrés centigrades, celle de l'été ne s'élève guère au delà de 19 degrés , c'est-àdire que la santé de l'homme, le régime des plantes et des cultures ne sont, pour ainsi dire, jamais exposés