CARNAVAL ROMAIN, DE BERLIOZ
Que d’œuvres aimées dont je ne puis parler! Berlioz, surtout, demanderait un chapitre à part. Son Enfance du Christ est commentée par Edgar Quinet dans les Lettres d'Exil 4 .
Un mot sur le Carnaval romain de Berlioz. C’est une belle œuvre d’imagination. Elle a une grande puissance d’évocation et peint avec beaucoup d’originalité, le double caractère de la ville éternelle : le passé mort, représenté par la Campagne romaine, et les joyeuses fêtes de Carnaval. La voie sacrée des tombeaux se déroule dans la plaine grise bornée par les monts Albains ; du haut des collines descendent à la file les paysannes romaines; le chant des Pifferari anime la solitude mortelle de cette région ensevelie dans un silence sépulcral. L’éclat de la pourpre et de dorures dans le costume chamarré des belles Transléverines, le gai soleil d’Italie brillent dans celte musique, imitative s’il en fut.