ROMANCE EN FA, DE BEETHOVEN
Un mol sur la Romance en fa de Beethoven. Le violon chante, pleure, gémit, sourit. Parfois les sons deviennent si ténus qu’ils n’ont plus rien de la terre, c est un souffle qui passe sur les harpes éoliennes et en tire un soupir. On n’entend plus l’orchestre, ni le violon, mais une voix qui s’exhale dans les airs.
En écoutant ces accenls étranges, on serait porté à croire que les sons, par eux-mêmes ont une existence réelle ; âmes vivantes renfermées dans des corps d’ivoire ou d’ébène, de cuivre ou de bois. Elles souffrent, se plaignent, souvent elles jouissent et s’exaltent de bonheur, avec l’éloquence de la passion.
Parfois elles ont l’accent de la vertu et de 1 austère raison. C’est le monde des esprits révélé à la terre sans l’intervention du surnaturel.
Fermez les yeux, pendant celte Romance en fa de