AVE VERUM
Les concerts du Conservatoire sont une grande épreuve pour des yeux malades. Il faut résister à la douceur des larmes, comme dil le bon Homère.
En écoulant Y Ave verum de Mozart on éprouve un calme étrange : ces accents célestes n’appartiennent pas à la terre, ils sont originaires d’un monde radieux, éternel, ils vous détachent de l’existence et vous font désirer cette autre vie tant redoutée parce que c est C in connu !
Pour des âmes qui ne tiennent pas à l’existence, ce chœur Ave verum offre un vrai péril. Mozart est là comme le génie de l’immortalité qui vous attire, vous emporte sur ses ailes vers un monde meilleur : « \ iens ! » dit-il.
Mais ceux qui aiment passionnément la vie parce qu’ils veulent agir, servir la Patrie, ceux qui voudraient