DU HELDER EN TOREADOR I. — CHEZ LUI
— J'aurais peut-être mieux fait de me décider
94 l'effet qu'on croit fairk
pour le Vélasquez... Mais non, ceci va... J'ai des mollets... Ah! quels beaux mollets! J'ai peut qu'ils fassent craquer mes bas gris-perle... Ce qui me plaît le moins, ce sont ces petits souliers sans talons... on glisse avec ça... Je suis sûr que je vais me fiche par terre... Il me fallait quelque chose d^espagnol à cause de mon teint mat et de mes grands yeux noirs... et les costumes anciens me forçaient à couper mes favoris. Or, je crois que, quand on coupe ses f; voris, ils ne repoussent plus aussi soyeux, sans compter que c'est très long à repousser. Eh toréador les favoris sont, au contraire, nécessaires, ils complètent le costume... Tous les toréadors de Vibert ont des favoris. J'ai la taille fine, cette chemise molle brodée d'or la dessine bien et fait valoir l'ampleur de la poitrine... Le satin jaune va très bien à l'air de mon visage, et la culotte est vraiment très réussie... Elle colle, ah! mais... Heureusement que je ne suis pas un toréador pour de bon, car mes mouvements ne seraient pas très libres... C'est pas mal du tout comme ensemble. J'espère que madame de Vespétro sera satisfaite... Le malheur, c'est que cette Espagnole aime les hommes blonds... géné^ ralement... blonds et lymphatiques! Il