‹ Ce que femme veutChapitre 71 sur 71 · I.A REPRESENTATION · texte numérisé non relu

I.A REPRESENTATION

Dans les coulisses, grande agitation et désordre immense. Suzanne est au désespoir, elle a perdu son pot de rouge, et sa femme de chambre accuse le valet de chambre de d'Estourdy de l'avoir emporté pour son maître. Solange a des sabots qui lui font mal, surtout lorsqu'elle ne remue pas ; alors elle fait les cent pas au milieu de tout le monde. FoUeuil recommande le calme, et, pour rassurer les acteurs, il leur explique comme quoi il faut être merveilleux, afin de paraître simplement passables au public toujours malveillant pour les amateurs. Suzanne lui répond qu'il n'a pas besoin de se monter la tête et de donner des conseils, attendu qu'elle n'entrera pas en scène si elle ne retrouve pas son rouge. Folleuil, consterné, se met à

la recherche du pot qu'il finit par retiouver dans la carnassière qui sert à d'Estourdy au deux. De tous côtés partent des questions :

— Est-ce qu'il y a déjà beaucoup de monde?

— Y a-t-il de jolies toilettes, FoUeuil?

— Avons-nous une jolie salle?

— A quelle heure commence-t-on, décidément? D'Estourdy, qui est allé regarder au rideau, dit

qu'on a placé les temmes par rang d'âge, en commençant par les plus respectables, de sorte que les trois premiers rangs de fauteuils sont quelqi.e chose d'épouvantable à voir.

Folleuil affirme que c'est très heureux, parce qu'au moins on n'aura pas de distractions de ce côté-là.

Dans la salle, on s'impatiente un peu ; poliment, intérieurement, bien entendu; mais cette impatience contenue promet peu de bienveillance pour les acteurs.

— Ils sont très jolis, ces programmes!

— Oui; c'est probablement tout ce qu'il y aura de joli.

— Pourquoi cela ?

— Dame ! vous comprenez que la Petite mar' qiiise jouée par d'Estourdy et par Suzanne...

— Gomment 1 c'est la baronne qui joue la Pe' tite marquise ?

— Non, mais enfin, elle joue la femme de chambre, et ça sera curieux...

— On dit que c'est FoUeuil qui lui a appris son rôle, avec un soin tout particulier...

— Eh bien, mais elle le sait, alors 1

— Il faut l'espérer, car si l'on en croit les racontars de... coulisses, les répétitions étaient longues... longues... et fréquentes...

— Taisez-vous donc, vous ne pouvez ouvrir la bouche sans dire une méchanceté.

— C'est très bizarre : FoUeuil, qui a tant d'humour et d'esprit, a toujours eu un faible pour les femmes bêtes I

Le prince de Grenelle fait doucement observer qu'il est des cas où la bêtise peut devenir sublime.

— Enfin, il est onze heures bientôt, c'est ennuyeux d'être cloué comme ça à la même place à rien faire...

— Eh bien, et notre conversation ? est-ce qu'elle n'est pas agréable, notre conversation ? Vous n'êtes guère gentille 1

Le rideau se lève au milieu d'un tapage énorme; quelques petites conversations continuent à demivoix.

Une jeune femme et un jeune homme, dans un coin, au dernier rang :

— Ainsi, vous ne voulez pas?

— Non.

— Pourquoi ?

— Parce que.

— Mais sapristi, ça n'est pas répondre ça; donnez-moi, au moins, une raison.

— Il y en aurait trop à donner, et puis, taisezvous, vous m'empêchez d'entendre la pièce.

— Avec ça que quelqu'un l'écoute, la pièce I regardez, tout le monde parle.

Dans une embrasure de porte, deux gros messieurs :

— Enfin, mon cher, les affaires sont les affaires, il faut faire ça convenablement ou ne pas s'en mêler, que diable !

— Vous avez parfaitement raison, il ne s'en doute pas; ainsi, hier, à deux heures, je lui ai demandé les cours, il ne les savait pas...

Il est du reste avantageux pour les acteurs que chacun cause de ses petites affaires, car, quand c'est d'eux qu'on s'occupe, les observations ne sont pas aimables.

— A-t-il l'air assez béte, ce pauvre baron !

— C'est dans le rôle, il est sourd!

— Je ne dis pas le contraire, mais vous m'avouerez que, quand ça n'y sera'.t pas, ça reviendrait au mêm.e,,.

— Et Lablague donc ? Ils lui en veulent qu'ils lui font jouer un pareil rôle ?

— Je croyais que c'était le prince qui devait l'ouer Kergazon.

— D'abord, mais ensuite il n'a plus voulu.

— Il a bien fait!

— On a tant d'occasions naturelles et imprévues d'être ridicule, je ne comprends pas qu'on les fasse naître exprès...

— Naître quoi?

— Mais, les occasions I

— Ah! oui. Eh bien, le baron n'a pas à s'inquiéter de ça... Elles naissent sous ses pas...

— Prenez donc garde, madame de X... va vous entendre.

— Eh bien?

— Le baron, c'est son frère.

— Dame, ce n'est pas ma faute ça I

— Et Geneviève, comment la trouvez-vous?

— Comme toujours.

— C'est-à-dire?...

— C'est-à-dire bonne enfant et pas laide.

— Ah ! voici Suzanne! Oh 1 elle est en beauté ce soir.

— C'est vrai ; du reste, il est impossible de rêver une plus jolie femme que la baronne.

p8 LES COMÉDIENS DK CHATEAU

— Vous appelez ça une femme, moi j'appelle ça une oie.

— Oh! 11

— Mais elle est si gentille, si pleine de 'hisser aller...

— Oh! quanta ce qui est du laisser aller, il n'j en a pas deux comme elle... je suis tout à fait de votre avis...

— Vous êtes vraiment trop méchant, vous interprétez tout ce qu'on dit de travers...

— C'est-à-dire que je suis au contraire le seul qui interprète droit, dans ce cas-là...

— Il a tout de même une rude chance de jouer ce rôle-là, avec la baronne, cet animal de Lablague! Il la prend sur ses genoux, il la serre, il la tripote.

— C'est bizarre que cette perspective n'ait pas décidé le prince à conserver son rôle...

— On dit que c'est précisément parce que... {La fin de la phrase est dite à voix basse.)

— Oh II!

— Ah ! c'est comme ça f

— Vous m'éionnez extrêmement.

— Enfin, cette pièce de laquelle on parlait tant est plus que médiocre, ce n'était pas la peine d'annoncer des merveilles et de mettre deux mois à préparer ça.

— Imaginez -VOUS que Suzanne s'était fourré dans la tête de chanter un couplet... Oui, Folleuil s'étant amusé à lui dire qu'elle a une jolie voix, elle avait l'idée fixe de chanter et elle voulait aller trouver Meilhac pour lui en demander un ; on a eu toutes les peines du monde à l'en empêcher.

— Ahl le rideau 1 c'est pas malheureux! on va donc pouvoir parler...

— Dame! il me semble que nous ne faisons ras autre chose.

— Oui, mais hautl Quel bonheur déparier haut 1 moi, ça me fait mal à la gorge de parler bas.

Dans les coulisses. Tout le monde est enchanté. L'acte a marché à merveille : excepté une distraction de Suzanne et un manque de mémoire du baron, il n'y a pas eu le moindre accroc. Folleuil luimême est assez satisfait. Certes, il ne s'attendait pas à ce résultat.

Suzanne surtout est rayonnante, elle a si bien c dit x>l

— N'est-ce pas, Folleuil, que j'ai bien dit?

— Oui, oui, sans doute.

— Certainement, mon rôle n'est pas long, mais il a son importance, il faut qu'il soit détaillé de certaine façon...

— Vous l'avez... détaillé à m.erveille...

— Pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude des

53l> Ï-ES COMÉDIENS DE CHATEAU

planches, je ne m'en suis pas trop mal tirée...

— Oh I sans moi, vous restiez bien en plan, c'est moi qui vous ai envoyé le mot à temps, hein?

— Il me semble que vous étiez là pour ça, c'est l'affaire du souffleur...

— C'est juste, je ne dis pas le contraire, mais écoutez...

FoUeuil entraîne Suzanne dans le jardin d'hiver, elle résiste faiblement.

— Eh bien! voyons, que j'écoute, quoi ?

— Le rappel de nos conventions : vous m'avez dit chez vous, avant-hier, à sept heures moins vingt minutes, lorsque j'étais à genoux à terre devant vous...

— Sur le coussin de peluche...

— Sur le coussin de peluche; donc vous m'avez dit : « FoUeuil, si, à la représentation, vous faites en sorte que je ne patauge pas, si vous me soufflez gentiment, en ami, plutôt qu'en souffleur, je verrai à vous accorder ce que vous me demandez. ^ Voyons, est-ce vrai, m'avez-vous dit ça, oui ou non ?

— Je reconnais que je l'ai dit.

— Eh bien?

— Mais ce n'est pas du tout une raison pour le faire.

— Ah! c'est comme ça, eh bien ! vous allez voiri Vous revenez au dernier acte?

— Oh! deux mots àdire..>

— Oui, mais ces deux mots-là, vous n'êtes pas capable de les dire toute seuie; eh bienl je ne desserrerai pas les dents, moi, vous verrez ça.

— Ohl FoUeuilîlI

— Il n'y a pas de « Oh! Folleull 1 » Donnant donnant, voilà comme je suis, moi.

— Enfin, Je ne puis pourtant pas...

— Avec ça que ça vous gêne!.. .

— Vous êtes insolent, Folleuil 1

— Ça m'a toujours réussi. Que décidez-vous, chère madame?

— Nous verrons ça... Tenez, tout le monde nous cherche.

— Eh bienl qu'on nous cherche, je m'en fiche pas mal !...

— Mais vous êtes fou, voyons, Folleuil...

— Je veux... ce que vous m'avez promis, là.

— J'ai pourtant été gentille pour vous aux répétitions...

— Certainement, je re dis pas que je n'aie reçu quelques... acomptes sur le prix convenu, mais... Ah! les voilà tous à présent ! 1 1 sont-ils assez odieux.

En effet, tous se sont mis à la recherche de Fol-

^îl LES COMÉDIENS DE CHATEAU

leuil, il est indispensable, on ne peut commencer le deux sans lui. On pousse des cris de joie en l'apercevant. « Hip! hip ! hourra 1 vive Folleuil I! » FoUeuil est extrêmement vexé, et c'est en grommelant, et d'une humeur massacrante, qu'il s'introduit dans sa nichej le début de l'acte s'en ressent un peu.

Solange et Françoise qui jouent Martine et Georgette n'embrassant pas d'Estourdy avec assez d'entrain, Folleuil, pour leur faire signe d'animer davantage le jeu de scène, fait... Gsss... csss... csss, espérant être compris... Personne ne comprend et Jes trois acteurs s'arrêtent court. (Froid.)

La salle n'est pas précisément houleuse, parce -que le public est composé généralement de gens bien élevés, mais très peu de spectateurs écoutent, et .parmi ceux-là, il en est qui rient de ce rire silencieux et pointu qui n'est rien moins qu'aimable pour •ceux qui le provoquent. Solange, ordinairement si belle, ne porte pas du tout bien le costume court. Ses sabots qui lui tont mal défigurent sa marche; elle a voulu avoir un très joli pied malgré les sabots, et n'a réussi qu'à avoir le pied visiblement étranglé. Un petit bourrelet de chair paraît audessus de la barrette, et les doigts marquent au beut du pied. D'Estourdy, embarrassé de se livrer en public à des effusions de tendresse envers ces

dames, est gêné et gauche, il joue absolument faux. Les réflexions vont leur train.

— Est-ce assez raté, hein?

— Il est de fait que c'est pâle...

— Voir ça, lorsqu'on s'attendait à des merveilles I...

— Aussi, pourquoi diable s'attendait-on à des merveilles? je ne m'explique pas très bien cela...

— Mais, je ne sais pas... on disait...

— Elle n'est pas à son avantage en paysanne, Solange!

— Non, mais comme on n'est pas destiné à la voir souvent ainsi...

— En revanche, Françoise est superbe 1

— Oui, mais elle dit avec trop de simplicité, comme une petite fille qui joue les comédies du couvent.

— C'est d'Estourdy qui est grotesque entre ces deux ravissantes femmes, il a l'air de ne pas oser les toucher.

— Il est de fait que si j'étais à sa place...

— Et moi donc !...

— Ohl mon Dieu, en cas pareil, on ne sait jamais comment on s'en tirerait soi-même...

— Comment ?... comment?...

— Eh oui, devant trois cents personnes qui vous

dévorent des yeux, on ne sait comment s'y prendre...

— Dites donc, il me semble que ça ne marche plus du tout?...

— D'Estourdy darde des yeux furibonds sux 'a loge qui abrite Folleuil.

— Encore un métier de passer sa soirée là dedans!... C'est pas possible que Folleuil ait accepté une pareille corvée, uniquement pour faire plaisir à la duchesse ; il doit avoir un motif secret, bien sûr ?...

— J'ai peur qu'on ne s'aperçoiveen scène que nous n'écoutons pas...

— Par exemple! on n'aurait plus le droit de parler quand on vient vous assommer pendant trois heures de suite! Ça serait raide! s'il fallait encore écouter...

— Nous pourrions parler moins ostensiblement...

— Pas du tout ! c'est notre droit, il faut l'affirmer...

— Enfin, ils jouent cependant très gentiment cette scène...

— Elle est tellement drôle, ils ne peuvent pas faire autrement... Et encore d'Estourdy dit bien mal: « Il n'a pas voulu de ça, le sage législateur. » Vous rappelez-vous comme Dupuis disait ça?

— On ne peut pas demander aux gens du monde de...

— Mais alors qu'ils ne jouent pas la comédie, les gens du monde, sac à papier! qui est-ce qui le leur demande? ce n'est pas moi, toujours...

— Vous êtes très, très sévère...

— Je suis juste, chère madame, voilà tout,

— Moi^ je trouve que, quel que soit le résultat, il faut toujours savoir gré aux gens qui se donnent la peine de chercher à nous amuser.

— Vous amuser??... bon Dieu ! êtes-vo^- assez naïve de croire ainsi les choses invraisemblables ? mais c'est pour s'amuser «eux» qu'ils font tout cela; pour se produire, attirer l'attention. Ah 1 que vous connaissez peu le monde 1 Vous amuser? ah bien, ouiche ! ils s'en soucient bien I

— Pas si haut, on va vous entendre...

— Tant pis ! ça fera qu'une autre fois cette excellente duchesse, qui elle, croit nous amuser, nous donnera tout bêtement un joli bal et un bon petit souper bien gai ensuite...

— Mais on va l'avoir, le souper...

— Oui, mais quand on a été obligé d'avaler des choses pareilles avant, on n'a plus faim... Ah çà 1 il ne finira donc pas cet acte ?...

— Mais si, mais si, voilà le rideau.

— Ah! merci, mon Dieu,'

Dans les coulisses, l'impression continue à être bonne. D'Estourdy et Geneviève n'ont vraiment pas mal joué du tout et ils s'en rendent compte. Solange et Françoise ont été plus ternes, mais elles sont tellement jolies que ça fait passer sur un tas de choses; elles le savent très bien et sont absolument rassurées sur l'impression produite. Seul, Folleuil ne prend pas part à l'allégresse générale; il est sombre et agacé, et répond à peine aux nombreuses questions qui lui sont adressées...

— N'est-ce pas, Folleuil, que j'ai bien dit en menaçant Françoise : « Toi, tout à l'heure, je ne te dis que ça »?...

— Et notre grande scène, Folleuil? ça a bien marché, j'espère?... je suis certain qu'ils doivent être étonnés dans la salle.

— Et mon anglais, je l'ai bien prononcé cette fois ; ah I ça n'a pas été sans peine, allez, ça m'a donné plus de peine que tout le reste du rôle.

— Qu'est-ce que vous avez donc, Folleuil?

— Moi, rien du tout, qu'est-ce que vous voulez que j'aie?...

— Si je le savais, je ne vous le demanderais pas... Folleuil est extrêmement inquiet. Tous ses petits

projets croulent ce soir devant la résistance inattendue de Suzanne. Comment, il aurait été lui seriner SOR bout de rôle... comme ça pour rien... ah! non,

ça serait trop bête. De plus, la satisfaction des acteurs le crispe, il ne croit pas que dans la salle on soit si enchanté que cela, il est agacé d'avoir organisé quelque chose qui rate...

Cependant Suzanne s'approche de lui, gentiment, câlinement, elle se penche, le regarde en riant et lui parle bas. FoUeuil est ravi, il revoit tout en rose, et il félicite les acteurs de la remarquable façon dont ils ont « enlevé » la pièce.

Geneviève fait timidement remarquer que les applaudissements ont été plus que modérés.

— C'est vrai, à quoi cela tient-il ?

FoUeuil répond que s'ils ne sont pas satisfaits, c'est qu'ils sont trop abrutis pour comprendre. Cette conclusion suffit à calmer le vague soupçon que la réflexion de Geneviève a fait naître dans les esprits et le trois commence joyeusement.

Cette fois, dans la salle, on bâille carrément, sans se gêner. Il est une heure et demie, on peut mettre ça sur le compte de la faim. On continue néanmoins, entre deux bâillements, à déchirer à belles dents les acteurs.

— Ce pauvre d'Estourdy est complètement mauvais.

~ Oh oui m

— Et le baron donc?

— Et Lablague?

— Eh bien, et les femmes donc ? vous oubliez les femmes?...

— Je ne les oublie pas, je n^en disais rien, par... courtoisie...

— Je suis convaincu qu'ils sont tous enchantés d'eux-mêmes...

— Parbleu! il est facile de voir qu'ils se gobent à qui mieux mieux...

— C'est une belle chose que les illusions !

— Et dire que tout à l'heure il va falloir les c-; mplimenter... Il n'y a pas, il faut absolument trouver quelque chose à leur dire...

— Çisera dur.

— Oh! mon Dieu! on s'en tire encore. Aux femmes on dit : « Impossible d'être plus charmante! » Aux hommes: « Mon cher, on n'est pas meilleur, » et c'est fait.

— C'est tout de même embêtant d'être obligé de remercier des gens qui vous ont fait rager toute une soirée...

— Quelle veine, c'est fini I

— Oui, c'est un joli four 1 ! 1

— Oh ! pour un four, c'en est uni ! 1

Cette fois on applaudit de bon cœur, on est vraiment content.

Dans les coulisses, gaieté folle. On est ravi, parce que c'est fini, d'abord; ensuite, parce que ça

a vraiment marchéà merveille. « Que dit-on dans la salle? Et la duchesse est-elle satisfaite? Le public semblait empoigné. Il est certain que rien n'a cloché, » On remercie Folleuil quia tout dirigé, et on se promet de recommencer prochainement, puisque cela fait plaisir à cette bonne duchesse et que cela amuse ses invités.

Folleuil accepte les félicitations, il est tout à fait de bonne humeur. Suzanne sait pourquoi.

Page 1