‹ ce que je sais de dieuChapitre 2 sur 31 · ET · texte numérisé non relu

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der l'humanité à réaliser ses aspirations les plus profondes et les plus morales peuvent retenir à bon droit notre attention et s'imposer à nos préoccupations.

Parmi celles-ci, il en est une qui nous représente Dieu sous les aspects d’une Trinité, chacune des personnes jouant vis à vis de l’humanité un rôle particulier. C’est la révélation chrétienne. Cette révélation étant celle à laquelle j'ai attaché ma foi, vos lecteurs me pardonneront de leur exposer en quelques mots les raisons qui ont provoqué l’adhésion de mon cœur et de mon esprit.

Cette révélation me présente Dieu comme un Père qui dépose dans le cœur des hommes des aspirations morales qui le doivent mener un jour à partager sa vie divine. Sa loi oblige l’homme, encore que celui-ci reste libre d’y adhérer ou de lui refuser son adhésion. Cette liberté d’assentiment constitue la dignité de la personne humaine et crée pour elle des responsabilités morales qui ne sont autres que les responsabilités de la conscience. Suivant que l’homme aura ou non cherché le bien, avec les lumières dont il dispose, il se trouvera après sa mort uni à la divinité ou plus ou moins éloigné d’elle. De là l’état de satisfaction ou de peine dans lequel il se sera fixé lui-même par le seul jeu de ses responsabilités.

Dans la recherche de la divinité les hommes sont solidaires, Dieu ne les ayant pas créés séparés les uns des autres, mais les ayant constitués en fraternité de telle sorte que le mal de l’un se répercute sur les autres, de même que la sainteté de l’un aide à la sanctification de tout le groupe humain.

Rien qui ne soit conforme à la réalité des faits.

ABBÉ J. VIOLLET Si

Les hommes nous apparaissent solidaires les uns des autres dans le bien comme dans le mal. Mais l'amour que Dieu porte à l’humanité étant un amour sans repentance, Dieu n’abandonne pas l’humanité à elle-même, lors même qu’elle se sépare de Lui par le péché, c’est-à-dire par le secret désir de vivre par elle-même et indépendamment des lois morales.

Dieu apparaît donc à nouveau, non plus comme Dieu créateur et rémunérateur des actes humains, mais comme rédempteur des péchés et sauveur de l'humanité.

La deuxième personne de la Trinité est une présence de Dieu au milieu des hommes, non point pour se substituer à l’humanité pécheresse, mais pour aider celle-ci à demander pardon de son péché et à se sauver de sa propre perversion. Le Fils de Dieu est homme, semblable à tous les hommes, frère de chacun et frère de tous, et plus particulièrement des pécheurs qu’il est venu sauver.

I invite l’humanité à se repentir de son mal, il demande pardon avec ses frères et pour ses frères, en acceptant les conséquences du péché, c’est-àdire la souffrance qui le clouera au bois de la croix. I1 montre par là à l’humanité que le sacrifice a une valeur de rédemption et que ceux qui souffrent par les hommes mais continuent cependant de les aimer en offrant leurs souffrances pour eux rétablissent l’ordre divin troublé par le péché et deviennent à leur tour des sauveurs en union avec le Fils de Dieu, rédempteur de l'humanité.

La présence du Fils de Dieu est destinée à provoquer chez les hommes le repentir et à leur apporter le réconfort divin en face des tentations et

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