PRO
ans par des troubles visuels; ils se sont accentués jusqu'à la cécité. complète.
Premières douleurs, quatorze ans après la cécité, vers 1889; douleurs fulgurantes qui ne l'ont pas quitté depuis.
Difficulté pour uriner, puis incontinence continue ; garde l’urinal en caoutchouc entre les jambes depuis sept ou huit ans.
Examiné le 15 janvier 1896. — Cécité complète. Pupilles égales sans myosis, immobiles à la lumière. Strabisme légèrement divergent à gauche.
Garde le lit depuis un mois. Les bras ne sont pas paralysés. Pas d'ictus apoplectique. (Pas de renseignements sur l'état antérieur de la coordination.)
Réflexes rotuliens abolis.
Douleurs fulgurantes, douleurs en ceinture, douleurs testiculaires. Sensibilité à la douleur diminuée au niveau des membres inférieurs. Erreurs du sens musculaire; ne peut dire combien il a de doigts pliés. |
Crises gastriques. Vomit ses aliments. Constipation opiniâtre. Incontinence d'urine continue. Albuminurie abondante. Urine franchement sanguinolente de temps en temps avec douleurs vives à l'hypogastre et hoquet.
Pertes séminales.
Léger souffle aortique au deuxième temps.
Ouie un peu dure.
Plus gras que ne le sont d'ordinaire les tabétiques. Pas d’atrophie musculaire. Cueille ses dents depuis un an.
HT. — OBSERVATION D'UN SYPHILITIQUE TERTIAIRE, AMAUROTIQUE PAR ATROPHIE OPTIQUE, SANS SIGNE MANIFESTE DE TABES.
Ogservation XLVI. — ScHaurr.…, quarante-sept ans, représentant de commerce.
Antécédents héréditaires. — Père mort à soixante ans.
Mère morte à soixante-douze ans.
Une sœur morte à trente-cinq ans, trois frères et sœurs morts en bas âge.
Aucune maladie nerveuse dans la famille.
Anlécédents personnels. — À eu la syphilis à l’âge de vingt-quatre ans, en 1880; plaques muqueuses, un peu de roséole, pas de céphalées, pas d’alopécie. À eu un enfant à dix-neuf ans, qui est bien portant.
I a été marié pendant six ans, de vingt-sept à trente-trois ans, sa femme n'a eu ni enfant ni fausse couche.
Histoire de la maladie. — Affaiblissement de la vue depuis le mois de juin 1888. La vue de l’œil droit aurait disparu en quelques jours; sur l'œil gauche, un brouillard se serait étendu beaucoup plus lentement, sans rélrécissement, sans dyschromalopsie, sans diplopie. Il aurait eu, au début, un scotome central de l'œil gauche qui aurait disparu le mois suivant, puis repris quelques mois après, puis disparu de nouveau. |
En 1891, il Lisait encore le journal; en 1899, il arrivait tout Juste à se conduire ; en 1893, il ne pouvait même plus se conduire. M. Panas lui a fait, en 1892, quarante piqûres de bi-iodure de mercure.
I n'a jamais eu aucun trouble vésical, aucune crise gastrique, aucune diminution de la puissance sexuelle. Depuis 1897, engourdissement dans les deux jambes, surtout à droite.
En 1902, fracture de la clavicule gauche, consolidée au bout d’une vingtaine de jours.
N'a jamais eu aucune douleur, mais quelques fourmillements et
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engourdissements dans les jambes et dans le petit doigt, quelquefois sensation’ de corset. ‘
Examen en novembre 1903. — Il voit encore le jour et distingue les lumières de l'œil droit, mais non de l’œil gauche. Pupille droite petite, en partie, voilée par une légère taie. Réflexes pupillaires à la lumière et à la distance abolis. Motilité des yeux parfaite.
Marche très bien, se dirige très bien dans les lieux qu'il connait. Aucune ataxie, pas de Romberg; se tient une ou deux secondes sur chaque pied.
Tous les réflexes tendineux et cutanés existent. Flexion des orteils .
Aucune douleur; encore quelques engourdissements. Sensibilité objective parfaite, pas d'anesthésie plantaire ou cubitale. Sens stéréognostique et musculaire parfaits.
Aucun trouble gastrique, aucun trouble vésical, pas de petits signes
urinaires.
Entend la montre à 10 centimètres à droite, à 15 centimètres à
gauche.
Nutrition parfaite : très fort mais non obèse, teint excellent. Poids,
83 kilos.
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