‹ Célibat et célibatairesChapitre 23 sur 103 · CÉLIBATAIRES ONANISTES · texte numérisé non relu

CÉLIBATAIRES ONANISTES

Si le libertinage évident, affiché, de la majorité des célibataires, témoigne qu’ils le sont faussement de fait, beaucoup sont aussi, sous les apparences les plus chastes, en proie à l’onanisme seul ou partagé, sous les huit formes décrites dans notre ouvrage sur ce sujet spécial. Une grande erreur est de croire que les enfants se livrent exclusivement à cet abus d’euxmêmes ; des exemples prouvent que les adultes ni les vieillards des deux sexes n’échappent à cette passion contre nature. Provoquée par le célibat, elle y fait rester plus de fillès et de garçons que Ton ne pense. Les ananhrodites du sexe opposé sont ainsi menacés

de rester fatalement célibataires en vivant seuls ou en s’associant avec un de leurs pareils. De cette triste et ignoble phalange, on connaît seulement ceux que la justice marque et désigne ou qui s’affichent publiquement.

L’onanisme n’est pas uniquement la plaie des internats laïques; les séminaires, les couvents, les communautés religieuses n’en sont pas exempts. Pour être plus dissimulée, cachée, occulte ici que là, elle n’en est que plus fréquente et grave, en persistant chez la plupart de ceux qu’elle atteint jeunes. Tandis que la liberté de la vie civile y met naturellement tin, excepté chez les anaphrodites, c’est le contraire dans la vie religieuse. On ne peut se détacher de cette fatale habitude qu’en transgressant publiquement ses vœux par des unions libres, clandestines ou adultères, des intrigues scandaleuses dont les prêtres, les curés sont principalement accusés, à cause de leurs entretiens intimes au confessionnal. Les autres religieux ne peuvent guère en être soupçonnés, à raison de leur vie en communauté et de leurs occupations spéciales. Ils s’en prennent plutôt aux enfants, aux jeunes personnes des deux sexes qu’ils ont mission d’instruire et de diriger. L’onanisme secret et isolé reste au service des autres.

Comment y échapperaient tous ces jeunes lévites de 15 à 25 ans, pleins de vigueur et de santé, réunis en contact continu de jour et de nuit ? Par la grâce du Saint-Esprit, dit-on. Leurs études et leur régime ne peuvent abstraire l’instinct génital, d’après l’exemple de ce qui se passe dans les casernes et

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