‹ Celles qu'on respecte; comédie en trois actesChapitre 7 sur 24 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, SUZANNE.

SUZANNE

Bonjour... (A. René.) Bonjour, vous...

(Apercevant Henri.) Monsieur...

CELLES QU'ON RESPECTE 79 GABRIELLE et RENÉ, en mémo temps.

Ma chère Suzanne...

RENÉ, à Gabrielle.

Va, toi...

GABRIELLE

Un camarade de mon mari, M. Henri de Bressac... Ma meilleure amie, madame Lancey.

HENRI, saluant.

Madame... (A part.) Elle est gentille aussi.

SUZANNE

Tu aurais pu me prévenir que tu avais du monde à dîner, vraiment !

Vois comme je suis faite, fagotée, je n'ai pas même eu le temps de changer de robe.

Coquette !

SUZANNE

Oh ! tu sais bien que je ne le suis pas du tout. Qui est-ce ce jeune homme?

Elles parlent à voix basse.

HENRI, bas à René.

Ça lui va joliment bien le demi-deuil.

RENÉ

•C'est bien pour cela qu'elle le porte.

HENRI

Et puis, ces cheveux noirs.

;• , \ . • • RENÉ

On dirait qu'elle se les fait teindre exprès, hein?

HENRI

C'est-à-dire que si j'étais femme, mon

rêve serait de perdre mon mari pour m'habiller comme ça!

RENÉ

Tu as des idées plutôt folichonnes, toi.

SUZANNE, haut.

Viendras-tu demain pour aller à la messe?

GABRIELLE

Oui, à dix heures.

RENÉ, à mi-voix.

Elle est dévote aussi?

RENÉ

Assez, mais pas autant que ma femme.

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