‹ Celles qu'on respecte; comédie en trois actesChapitre 6 sur 24 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Les Mêmes, RENE, entre, par la droite.

RENÉ

Je te demande pardon, cher ami.

(Bas à Gabrieiie.) Gomment le trouves-tu?

GABRIELLE, bas.

Gomme ça!

RENÉ

Tu es difficile.

HENRI, négligemment.

Ah! dis donc... Je vais au Louvre demain, viens-tu avec moi ?

RENÉ

Non, les magasins c'est bon pour les femmes.

Je te parle du musée.

RENÉ

Ah! c'est autre chose!... Eh bien, qu'est-ce que tu veux que j'aille y faire ?

HENRI

Voir les tableaux donc.

RENÉ

Je te remercie... tu es très gentil...

mais lever le nez pendant deux heures et sortir de là avec un torticolis... non.

HENRI

Et vous, Madame?

RENÉ

Oh! ma femme...

Mais, si René m'y autorise?...

RENÉ, étonné.

Comment tu... C'est comme tu vou~ dras... mais tu ne t'y amuseras pas.

GABRIELLE, vexée.

Et pourquoi cela, je te prie?...

HENRI

Oui, pourquoi?

Je n'en sais rien... il faut s'y connaître beaucoup.

GABRIELLE

M. de Bressac aura l'obligeance de m'expliquer, j'espère.

RENÉ

Tu y connais donc quelque chose, toi?

Oui... assez!

RENÉ, n'ayant pas l'air de croire.

Ah!

HENRI

Quoi?... Ail!... ça t'étonne?

RENÉ

Non!

On entend sonner.

GABr.IELLE.

Voilà Suzanne.

Elle remonte vers le fond.

RENÉ, bas à Henri.

Dis donc?

HENRI

Hein?

Ma femme ne t'a pas dit trop de mal sur mon compte?

HENRI

Pas le moins du monde... Pour quelle raison me demandes-tu cela?

RENÉ

Pour rien... ça me surprend, voilà tout.

Suzanne entre par le foid.

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