EMILIE
M<" Lanvin, installée à un petit guéridon, goûtait avec du malaga et des gâteaux. Soudain, elle leva les yeux. Une petite pauvresse collait son visage à la vitre de la pâtisserie.
M" Lanvin, veuve depuis des années, riclie et sans enfants, était devenue d'un égoîsme tranquille, mais elle avait de la sensibilité. Dans le regard qui la fixait, elle crut lire la souffrance et la faim. La scène la frappa fortement. Elle cul presque honte du chou à la crème où elle mordait. Elle choisit un pudding nourrissant et le fît porter à l'enfant. Rassérénée, elle acheva de goûter et sortit.
— Merci, Madame, dit une voix timide.
C'était la petite pauvresse, une enfant de
M."" Lanvin fut émue, elle fouilla dans son sac et en tira un franc.
— Pauvre petite... Tiens, voilà pour lui...
Elle s'éloigna en hâte. 11 était tard et elle dînait en ville.
Le souvenir de l'eafant la poursuivit. Le soir, cliez ses amis, elle en fit un portrait émouvant, et deux jours après, quand elle retourna goûter à la pâtisserie, ellese demanda si elle la retrouverait.
Elle la vit enefTet, plus minable encore, transie par le vent aigre. Cette fois. M"* Lanvin lui posa diverses questions, mais l'enfant répondit à peine, avec des réticences et des effarements. Pourtant, elle laissa échapper son nom, Emilie Beloy, et son adresse, dans le quartier du Jardin-des-Plantes, mais elle parut regretlci d'avoir parlé et resta tremblante.
elle, boulevard Saint-Germain.
L'enfant arriva le lendemain. M"* Lanviii, dont l'imagination avait marché et dont la curiosité avait grandi, )a fit goûter et l'interrogea de façon pressante.
— Voyons, mon enfant, il y a des choses que tu ne dis pas... J'en suis sûre... J'ai un instinct infaillible... Parle ! Avec qui vis-tu? Avec ta mère?
^Oui. II y a aussi le grand-père...
— On te traite bien? On ne te bat pas ?
La petite baissa la tête.
— Faut que je rapporte de l'argent. Vingt souspar jour au moins...
— Quelle horreur !... — M™' Lanvin avait tout compris. — On t'enToie mendier et quand tu ne rapportes rien, on te roue de coups, on te prive de nourriture, n'est-ce pas ?
La figure de l'enfant se crispa comme si elle allait pleurer. M"' Lanvin continuait :
— ^ Mon Dieu, mon Dieu, quelle horreur !
Quand on lit de telles choses dans des romans,
uerai, je te ferai manger... Dis-moi : Ton pcli' frère est-il bien traité ?
— Ben, luit il est petit...
— C'est cela ! On le préfère I C'est toi I;.
souffre-douleur 1...
M*"* Lanrin poursuivit ses questions. L'enfnni répondait par monosyllabes ou ne répondiiil pas du tout, mais toute une histoire lamentalilc se dessinait. Le grand-père était, si possible, plus impitoyable encore que la mère. Il s'enivrait et battait Emilie, lui interdisait de man<<c[ lorsqu'elle n'avait recueilli qu'une somme itisuffisante. Cette enfant, intelligente et délicate, était la victime des plus affreux traitemenl.s. M."" Lanvin, frémissante, arracha tous ces di;tails bribe par bribe, ce jour-là et les jours sui vants. La petite venait chaque tantôt, goûI:iil. recevaïtvtngt sous et racontait^ ou plutôt répnjidait, généralement par des silences et quelquefois par des larmes, aux questions de sa bien Taitrice.Toute une tragédie de misèreet decruatili' traversait la vie quiète et oisive de M.""" Lanvin qui, révoltée et passionnée, attendait les visites de l'enfant avec une impatience fébrile.
Elle était résolue à faire son devoir. Les supplications de la petite ne l'en dissuadèrent pas.
Le lendemain, au quatrième étage d'une maison plus sordide que tout ce qu'elle avait jamais soupçonné. M"" Lanvin, qui s'était, par prudence, fait accompagner de sa cuisinière qu'elle laissa sur le palier, entra chez la mère d'Emilie. Dans une grande pièce nue et mansardée, qui était coupée à Rauteur d'homme par la cloison d'un cabinet vitré, une femme
la main plutôt que te donner une pictienette...
— Emilie, mon enfant, qu'est-ce que cela veut dire ? cria M"' Lanvin, tM-rifiée par l'accent de sincéritédu vieux,
La petite haussa les épaules.
— Ça veut dire que c'était des blagues ce que je vous ai raconté. Fallait bien vous intéresser... Vous m'auriez-t-y donné les vingt sous par jour sans ça ? Du reste, c'est vous qui avez tout inventé. Vous parliez, vous parliez... j'avais qu'à ne pas dire non... Ce qui n'est pas de la blague, c'est que si je rapportais rien, on mangeait pas ; maman n'a pas d'ouvrage et grand-père y peut plus travailler... Je voulais qu'on vous laisse croire l'histoire, mais y a pas eu moyen qu'y se taise !...
— Par exemple... par exemple... — M"" Lanvin suffoquait.— Et... et le petit malade?
— Y joue dans la rue, dit le vieux. Y va comme un pont neuf dès qu'il a de quoi manger... Ce qu'est vrai, ma bonne dame, voyez-
sants, nous autres, on sen renaoïeacompte, allez I On n'est pas réfugiés, on n'est pas paren t ~ de prisonniers, on n'a même personne à hi guerre. Le mari de ma fille est mort y a cinq ans. On n'est rien. Depuis la guerre, c'est pas pire qu'avant, pour nous, ça c'est vrail On continue à crever de faim I
— Je... je vous aiderai quand même... gémit M'^'Lanvin, qui ne se remettait pas. Mais cetic comédie... cette comédie...
— Ben quoi, protesta le vieux, vous regrettez tout de même pas qu'on l'ail pas martyris^-e, Emilie?...
M. Laloir descendit à huit heures moins cinq du métro de Passy et entra à huit heures précises chez M. Marbel.
II y dînait toUs les quinze jours et ces invitations étaient une de ses plus grandes satisfactions : il aimait la bonne cuisine, les bons vins et les installations bien comprises, toutes choses que l'état actuel de sa fortune ne lui permettait pas de s'offrir, et qu'il trouvait chez M. Marbel, célibataire de cinquante-cinq ans, riche, plein d'expérience, d'égolsme et de bienveillance, qui recevait à la perfection, toutes les semaines, un petit nombre d'intimes.
En entrant dans le salon, M. Laloir vit qu'il y avait, en dehors de lui, quatre invités.
semblable courroux. Jadis ils avaient été amis ntimes, mais, aux portes d'une petite ville du nord-est, ils possédaient des propriétés contiguëa où Us passaient six mois de l'année en temps habituel. A propos de droits réciproques une haine farouche était née entre eux, avait grandi, surexcitée par les mauvais procédés, les injures répétées et les phases exaspérantes d'un interminable procès.
Sans paraître s'apercevoir de leur fnreur contenue, M. Marbel, adossant toujours à In cheminée sa stature imposante, les regardait avec bienveillance.
— Si nous passions à table, dit-il.
nous n avons pas eu oc quatrième pour noire bridge, et je n'aime pas les nouveaux visages... Il faut en finir avec celle histoire qui, j'en suis sûr, n'a aucune importance... Et puis, voyons, en des temps comme ceux-ci... d'anciens amis... des voisins qui devraient se trouver uni» en face de l'épreuve... Pour des bêtises... pour des futilités...
M. Plastin ricana de nouveau :
— Des futilités!...
— Des années d'injures I d'insultes ! de dérision t cria, avec .indignation, M. Laloir.
— Des procédés de malfaiteur !
— Un procès conduit selon les stratagèmes de la plus misérable chicane...
M. Marbel eut'un geste pour tes apaiser.
— Je vous en prie... Voyons, mes chcis amis, ne peut-on vous réconcilier?... Sacrifiez quelques rancunes mutuelles, quelques froissements... Entre vous, je suis sûr qu'il n'y a rien de grave...
— Il y. a le mur I gronda M. Laloir.
■ — C'est faux ! siffla M. Plastin.
— Le mur de ce monsieur empiète d'au moins un mètre sur ma propriété. J'ai retrouvé les anciens plans. J'ai d'abord essay*^
arbres qui...
— Si le mur était à sa place...
— Il y est, Monsieur !
Les deux hommes s'étaient dressés, face à face, dans une fureur qu'aucune considération ne pouvait plus modérer.
M. Marbel s'interposa.
— Un instant, dit-il. Je vous ai priés devenir tous deux ce soir à cause de la présence de mon neveu Georges, que j'ai eu le plaisir de vous présenter tout à l'heure. 11 est officier, comme vous le savez et justement il a, voici quelque temps, pris part à des combats qui ont eu lieu à Lermay...C'estlàoù se trouvent vos propriétés, n'est-ce- pas t Vous n'avez pas eu de renseignements récents?
— ^Non, dit M. Laloir.
— Non, dit M. Plastin.
Tous deux s'étaient tournés vers l'officier qui les regardait avec une sorte de curiosité.
— Eh bien ? demandérenl-îl ensemble.
— Eh bien, messieurs, je suis fâché de vous le dire, mais si mes souvenirs sont bien exacts.
le iiiiuii I cuiui ue m inuisun sans ueiveucre i u droite du mur?
— Je ne sais pas, dit l'officier. Tout est boulevcis(ï, je vous dis, et il n'y a plus qu'un seul jardin parce qu'il n'y a plus de mur du tout.
— Il n'y a plus de mur... prononça lente ment M. Plastin.
— Non, le bombardement l'a mis enmiettes.
Il n'y en a plus traces... On s'est battu ferme, je vous assure...
Il n'en dit pas plus. Les deux hommes se regardaient, béants. 11 semblait que leur haine se soit, avec le mur, licrouléc. Chacun d'eux, à n'être pas seul éprouvé, sentait pour l'autre une confuse sympathie ; l'acre consolation
— Il y était 1 dit M. Plastin en froaçant les sourcils.
De nouveau ils se mesuraient du regard.
— Non, non, ne recommencez pas à vous disputer... Vous aurez le temps plus tard... si cela vous amuse encore, dit M. Marbel en les poussant vers la table de bridge. ^ !
veut te parler!
Un vieux^ occupé à revêtir une blouse dépenaillée, tourna une face eSarée. embroussaillée de poils gris.
— Quoi qu'y me veut, l'patron?
— Viens avec moi, tu le sauras.
Le vieux le suivit, alarmé.
— Y va pas me renvoyer, au moins? Sûr, on lui aura encore raconté des choses... Si c'est pas une honte, faire des misères à un pauv' vieux de soixante-huit ans...
— Blague donc pas. Tas que soixante-trois
m'en conter...
— Justement, gémit le vieux. J'ai qne toi d'ami... Alors, tu me défendras, mon Bigot.. ■ Sans ça...
— Sûr, dit Bigot, nulle part tu trouveras à être payé pour ne rien faire, et qu'on te garde malgré que tu sols sale et soiflard comme personne.
Le vieux s'arrêta pour larmoyer.
— Je suis un pauv' vieux ! Faut pas qu'on oublie ça ! C'est-y ma faute si j'ai pas le cœur à faire toilette et si, de temps en temps, y me faut une goutte pour me remonter?...
— Tais-toi donc, tu coursaprès tout le monde pour te faire payer à boire. Tu ne fiches plus rien... Tu as des ardoises partout.,.
— C'est vr&i. J'sais plus par où passer pour venir à l'afelier. Si tu crois que c'est une vie. acheva le vieux, tra^que.
Us étaient arrivés à ta porte du bureau. Bigot frappa et fit entrer le père Leroul qui, voûté, tremblotant, les yeux baissés, semblait prêt à défaillir. A sa stupeur, la voix qui l'interpella fut bienveillante.
fier d'avoir chez moi son parent, très fier. C'est un honneur pour tout l'atelier... J'ai tenu à vona le dire... Une poignée de main, père Leroul, et permettez-moi...
Dans la poignée de main, le père Leroul reçut un hillet plié. II halbutia quelques mots et fut emmené par Bigot.
— Hein, mon vieux, tu ne t'attendais pas à ça I dît celui-ci. J'ai voulu te laisser la surprise.
bien tout de même, pas?... Et t'as entendu ce qu'il a dit, le patron : Ça me fait honneur et on estfîerde m'avoir à l'atelier...
Le front haut, il rentra parmi les ouvriers.
Bigot fit venir du vin blanc. Le père Lerou', entouré d'un respect inhahiluel, but avec dignité à la santé de son petit-fils. Il ne songeait plus à larmoyer. 11 attendait le soir avec imp;itience afin de voir quelle forme prendrait, choz le marchand de vins où il mangeait ainsi que, dans la maison où il habitait, l'admiration et In curiosité.
Le résultat dépassa son attente. Il fut entourù.
— Oui. Autre chose.j'aime mieux pas en avoir (Iii tout que d'en avoir qu'un petit peu.
Bigot se mit à rire.
— Eh bien, prends-en benucoup...
— Ça ne se peut plus...
— Qu'est-ce qui t'est arrivé? El puis, dis donc... J'ai vu la feuille de l'atelier. Voilà que tu
avaii onze visiteurs, aont irois aames et un officier. L'huissier, en habit noir, impassible et correct, avait classé méthodiquement leurs fiches. M. Bernage n'était pas rentré encore.
La pièce sévère, à demi sombre, au luxe impersonnel, semblait un îlot de silence déprimé où parvenait à peine le bourdonnement indistinct de l'immense maison de commerce, importante comme une grande administration, et qui remplissait tout le vaste immeuble de l'activité puissante de ses alïaires.
Il y eut un appel de téléphone. L'huissier s'absenta, revint dans le salon d'attente et, très digne, annonça que M. Bernage était retenu
sauf une vieille dame résolue et ud pauvre hère résigné, s'en allèrent.
L'officier sortit le dernier. C'était un homme d'une trentaine d'années, brun, bien découplé, au visage hâlé et aux yeux assurés. Une cicatrice, récente encore, coupait sa tempe gauche ; une brochette de rubans mettait une courte raie rouge, jaune verte et brune sur sa vareuse bleu dair.
Lentement, et comme s'il hésitait sur ce qu'il voulait faire, 11 traversa la cour et gagna la rue.
Ses yeux tombèrent sur un soldat qui venait en sens inverse. Il eut un mouvement de surprise.
— Vergan t s'exclama-t-il.
Le soldat, un Jeune homme de vingt-deux ans, aux traits fins, à l'air intelligent et déddé, leva la tête. Son visage s'éclaira.
— Mon lieutenant 1... Ah I mais pardon...
mon capitaine...
— Oui, j'ai été promu il y a deux mois. Je ' suis content de vous rencontrer, Vergan. Quand
Le jeune homme avait parlé avec la spontanéité d'un enthousiasme sincère, plein d'admiration et d'aftection.
Un an avant, en arrivant au front, il avait été sous ]es ordres de Robert Mareil, alors lieutenant, et dont l'inlassable énergie, ta bravoure à toute épreuve, l'initiative toujours heureuse et la franche et juste cordialité faisaient un chef incomparable qui était adoré de ses soldats et pouvait tout obtenir d'eux.
Mareil parut content mais interrompit Vergan.
— Laissez donc. Quand on a des soldats comme vous autres... Enfin, si mes hommes ont bonne opinion de moi, j'en suis heureux.
Et vous, Yergan, vous êtes un excellent soldat, brave, actif, débrouillard, et aussi un garçon bien élevé, instruit, ce qui ne gâte rien...
J'avais plaisir à causer avec vous. Alors, vous voilà à Paris... En permission?...
J'ai été blessé, il y a trois mois, et maintenant j'ai trente jours.
— Et votre famille habite Paris, il me semble... N'étes-vous pas étudiant en droit?
Le jeune homme eut un mouvement d'épaules.
— Oui, je t'étais avant la guerre. Mais actuellement, je vous avoue, mon capitaine, que les éludes de droit ne m'intéressent pas beaucoup. Du reste, cela ne m'a jamais passionné. Pour ce que j'en ferai plus tard !... Et vous vous promenez dans ce quartier-ci, mon capitaine ?
ajouta-t-il, après un silence.
— Ma foi non, je ne me promène pas, dit l'officier. Voyez vous, Vergan, j'étais venu faire une visite de raison... Mais je n'ai trouvé personne et je dois y retourner dans deux heures. Je voudrais voir mon patron. Mais oui. Je ne suis pas, comme vous, un fils de famille, Vergan. Avant la guerre, j'étais employé... Là...
Il désignait, à trente pas d'eux, l'immense maison de commerce.
— Dans la maison Bernage ? dit Vergan.
— Oui. Tenez, prenez donc une cigarette. Je vous raconte mes affaires, vous voyez. Mais je
Vous comprenez, mon patron, M. Bernage, savait à peine, sans doute, que j'étais dans ses bureaux. Il a tant de monde, qu'avec la meilleure bonne volonté... Tandis qu'en venant le voir maintenant, cela me rappellera à lui. Je n'ai pas de chance de ne pas l'avoir trouvé, mais je vais y retourner tout à l'heure, et demain, si c'est nécessaire. Ce n'est pas facile de le rencontrer, M. Bernage. Il est tellement occupé...
Dans la voix de Mareil, devenue sérieuse, imperceptiblement émue même, se marquait l'impression causée par l'évocation du patron toutpuissant,
— Dame, vous comprenez, Vergan, poursuivitil en frappant sur l'épaule du jeune homme et
dissait. Il savait ce que, tà-bas,Mareil était pour |l ses hommes. Il savait ce qu'il avait été pour ||
lui. Il était stupéfait et profondément remué en
se disant que celui qui, là-bas, aux heures de ||
danger, aux heures de soufirance, aux heure:
de fatigue, était l'appui, et la confiance de tous, avait, au milieu'de sa tâche de chef, cette préoccupation intérieure de la vie quotidienne, au retour, pour lui et les siens.
— Mon capitaine, dit-il entin d'une voix un peu tremblante, je vous remercie de la sympathie que votre confiance me témoigne. Je crois pouvoir vous affirmer que vous retrouverez, après la guerre, dans la maison Bernage, une situation plus digne de vous...
■ Mon brave Vergan, s'exclama Mareil en 1
Un silence tomba entre eux, où il y avait la gène de ce hasard ambigu qui, en deux cases distinctes de leur vie, donnait à chacun d'eux toute autorité surl'autre.
— Au revoir. . . (Mareil se retint avec peine de dire o monsieur ».) Au revoir, Vergan.
— Au revoir, mon capitaine, dit respeclueusèment le jeune homme.
Celles qdi les attendent ;
Jalousie 1 '
L'Orphelin 17
A Travers la Rue 81
Le MédaillOQ 39
Le Décor 53
En Chemia 63
Egoïsme 71
Le Portrait 79
L'Inconnue 87
Dans la Campagne . . . ■ 93
Les isolés :
Madame Hélène. 103
Joseph Davot 117
La Lectrice 125
L'Enfant 133
Monsieur Piédunois 141
Le Confident 131
L'Explication 159
Les Combattants 167
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Après \ii,r.
SAINT-AIUND (CBBt). — IMFKIMZUE lUSSliitE.