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si
de tout le corps; le coude, la quatrième, de méme que la poitrine. Les autres parties ont chacune leurs mesures et leurs proportions, sur lesquelles les peintres et les sculpteurs les plus célebres de l'antiquité, ceux dont on estime tant les ouvrages, se sont toujours réglés. Il faut aussi que les parties dont se compose un temple aient chacune un rapport convenable avec le tout. Le centre du corps est naturellement au nombril; car un homme étant couché les mains et les pieds étendus, si on lui met le centre d’un compas au nombril, et que l’on décrive un cercle, ce cercle touchera l'extrémité des doigts des mains et des pieds : et comme le corps ainsi étendu peut être enfermé dans un cercle, on trouvera qu’il peut aussi être renfermé dans un carré. Si, en effet, l’on prend la distance qu'il y a de l'extrémité des pieds à celle de la tête, et qu’on la rapporte à celle des mains étendues, on trouvera que la largeur et la longueur sont pareilles, de même qu’elles le sont dans un carré fait à l’équerre. Si donc la nature a composé le corps de l’homme de telle façon que chaque membre a une proportion avee le tout, ce n’est pas sans raison que les anciens ont voulu que, dans leurs ouvrages, ce même rapport des parties avec le tout fût exactement observé. Mais entre tous les ouvrages dont ils ont réglé les mesures, ils ont principalement porté leur attention sur les proportions des temples des dieux, dans lesquels ce qu'il y a de bien ou de mal fait reste exposé au jugement de la postérité. La division même des mesures nécessaires pour tous les ouvrages a été empruntée aux différentes parties du corps humain : c’est ainsi que l’on a eu le doigt, le palme, le pied, la coudée; et ces divisions ont été réduites à un nombre parfait, que les Grecs appellent éeleion.
tius magnitudinis saummam ex parlibus singulis convenientissimum debent habere commensuum responsum. Item corporis centrum medium naturaliter est umbilicus. Namque si homo collocatus fuerit supinus, manibus et pedibus pansis, circinique collocatum centrum in umbilico ejus, circumagendo rotundationem utrarumque manuum et pedum digiti linea fangentur. Non minus quemadmodum schema rotundationis in corpore efficitur, item quadrata designatio in eo invenitur. Nam sia pedibus imis ad summum caput mensum erit, eaque mensura relata fuerit ad manus pansas, invenielur eadem latitudouti altitudo , quemadmodum areæ, quæ ad normam sunt quadratæ. Ergosiilanaturacomposuit corpus hominis, uti proportionibus membra ad summam figurationem ejus respondeant, cum causa constituisse videntur antiqui, ut etiam in operum perfectionibus singulorum membrorum ad universam figuræ speciem habeant commensus exactionem. Jgilur cum in omnibus operibus ordines traderent, id maxime in ædibus deorum, [ in quibus | operum et laudes et culpæ æternæ solent permanere. Nec minus mensurarum rationes, quæ in omnibus operibus videntur necessariæ esse, ex corporis membris collegerunt, uti digitum, palmum, pedem, cubilum, et eas
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Or ce nombre parfait, établi par les anciens , | remarquer que la longueur du pied de l'homme
est dix, à cause des dix doists dont se compose la main ; de même que la mesure du palme a été prise des doigts, et celle du pied des palmes, La nature ayant donné dix doigts aux deux mains, Platon a pensé que ce nombre était parfait, d'autant que les unités, qui sont appelées imonades par les Grecs, aecomplissent la dizaine; et side ce nombre dix on va jusqu’à onze ou douze, on ne trouve point de nombre parfait jusqu'à ce que l'on soit parvenu à la seconde dizaine, parce que les unités sont des fractions de ce nombre. Ceux des mathématiciens qui ont voulu contredire Platon ont dit que le nombre le plus parfait était six, parce que toutes ses parties aliquotes sont égales au nombre de six, chacune selon sa proportion; car le sextans a une de ces parties ; le {riens en a deux ; le sernisse trois ; le bes, qu'ils appellent démoeron, quatre; le quintarium, qu'ils appellent pentamoeron, cinq; et le nombre parfait, six. Que si, allant au delà de six, on y ajoute quelque chose en recommencant un second as, on obtient le nombre appelé ephecton; si on va jusqu’à huit, en ajoutant la troisième partie de six, on a le fertiaire, dit épitrilos ; et en ajoutant à six la moitié de ce nombre, qui fait neuf, on trouve le sesquialtère, appelé kemiolios ; eten ajoutant deux tiers de six pour faire la dizaine, on fait le bisalterum, appelé epidimoeron; si on fait le nombre onze, en ajoutant cinq, on a le quintarium allerum appelé epipenlamoeron; et on fait enfin la douzaine, nommée diplaciona, en joignant ensemble les deux six simples. De plus, pour montrer la perfection du nombre six, ils ont fait
distribuerunt in perfectum numerum , quem Græci téetoy dicunt. Perfectum autem antiqui instituerunt numerum, qui decem dicitur. Namque ex manibus denarius digitorum numerus, ex digilis vero palmus, et ab palmo pes est inventus, Si autem in utrisque palmis ex articulis ab natura decem sunt perfecti, eliam Plaloni placuit esse eum numerum ea re perfectum, quod ex singularibus rebus, quæ poväèes apud Græcos dicuntur, perficitur decussis ; quæ simul ac undecim aut duodecim sunt factæ, quot superaverint, non possunt esse perfectæ, donec ad alterum -decussim pervenerint. Singulares enim res particulæ sun£ ejus numeri. Mathematici vero contra disputantes ea re perfectum esse dixerunt numerum, qui sex dicitur, quod is numerus habet partitiones eorum rationibus sex numero convenientes , sie sextantem unum , trientem duo, semissem tria, bessem (quem Gipotpov dicunt) quatuor, quintarium (quem revrépoigoy dicunt) quinque, perfectum sex. Cum ad supputationem erescat, supra sex adjecto asse, Épexrov; Cum facta sunt octo, (quod est tertia adjecta) ad tertiarium, qui xéreros dicitur; dimidia adjecta cum facta sunt novem , sesquiallerum, qui 416210: appellatur ; duabus partibus additis et decussi facto, bes alteruim, quem értôtuo:poy vocitant ; in undecim numero quod adjeeti sunt quinque, quintarium , quem èrireu.rroy dicunt ; duodecim autem, quod ex duobus simplicibus nameris est
est la sixième partie de toute sa hauteur; et que, suivant le nombre des pieds que cette hauteur contient, on a estimé quela proportionia plus parfaite est celle où la hauteur contient six fois la grandeur du pied ; que le coude a six palmes et vingt-quatre doigts de long; que les villes de Grèce ont partagé la drachme en six parties, de même que la coudée est divisée en six palmes; qu'elles ont composé la drachme de six pièces d’airain, marquées de même que les as, appelés oboles; et que les quarts de ces oboles, que quelques-uns appellent dichalea et d’autres trichalea, y ont été mis à cause des vingt-quatre doigts. Mais nos ancêtres ont premièrement recu les dizaines comme un nombre très-ancien ;# et ils ont fait le denier de dix as d’airain; c’esté pour cela que la monnaie qui en est composée a toujours été appelée jusqu’à présent denarius, l et sa quatrième partieses{erce, monnaie qui valait# deux as et demi. Ayant ensuite considéré que les deux nombres parfaits sont six et dix, ils en ont composé un seul avec les deux, et ils en ont fait un nombre très-parfait, qui est le decussis=\ seæis (1), six ajouté à dix, ou seize. Ce qui les af conduits à ce résultat, c'est le pied, qui pro-# vient de ce qu'en ôtant deux palmes de la cou=| dée, les quatre palmes qui restent font le pied ; le palme ayant quatre doigts, le pied en doit avoir seize, ee qui est autant que le denier a d'as d’airain. Puis done qu'il est constant que le nom-lf bre des doigts de l’homme est l’origine de tous les autres nombres , et qu’il existe un rapport des mesure entre les parties de son corps, comparéés! (r) Six ajouté à dix.
effectus, àraastwvz. Non minus etiam quod pes hominis! altitudinis sextam habet partem, ita etiam ex eo quodi perficitur pedum sex numero corporis altitudinis termina-W üo, eum perfectum constituerunt ; cubitumque animadver-h terunt ex sex palmis constare digitisque visinti quatuor. Ex4 eo etiam videntur civitates Græcorum fecisse, quemadmodum cubitus est sex palmorum, in drachma, qua numo uterentur, æreos siguatos uli asses exa:quet sex, quos obolos# appellant, quadrantesque obolorum, quæ alii dichalca non: nulli trichalca dicunt, pro digitis viginti quatuor in drachmal constituisse. Nostri autem primo decem fecerunt antiquum numerum, et in denario denos æris constituerunt, et ea re composilio nominis ad hodiernum diem denarium reti-8
assibus et tertio semisse, seslertjum vocitaverunt. Postea aufem quam animadverterunt utrosque numeros esse perfectos, et sex et decem, utrosque in unum conjece=# runt, et fecerunt perfeclissimum decussissexis. Hujus! autem rei auctorem invenerunt pedem : e cubito enimx cum dempti sunt palmi duo, relinquitur pes quatuor pales morun : palmus autem habet quatuor digitos : ita efli-h citur, uti habeat pes sexdecim digitos et totidem assess æreus denarius. Ergo si convenit, ex artieulis hominiss numerum inventum esse, et ex membris separalis ad uaiversam Corporis speciem ratæ partis commensus fieri!
au tout, nous devons avoir de l’estime pour ceux qui ont montré dans la construction des temples des dieux immortels un tel art, que la symétrie et la proportion se rencontrent aussi bien dans les détails que dans l'ensemble du monument.