‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 208 sur 265 · XX. Anio novus el Claudia a piscinis in altiores arcus · texte numérisé non relu

XX. Anio novus el Claudia a piscinis in altiores arcus

FRONTIN

au-dessus des ares les plus élevés; de manière que l’Anio coule dans le conduit supérieur. Ces arcades se terminent derriere les jardins de Pallante. De là les eaux sont conduites par des tuyaux dans différents endroits de la ville. Cependant la Claudia porte une partie de ses eaux jusqu’à la Vieille-Espérance, par un conduit qui passe au-dessus des arcades Néroniennes. Ces arcades, qui traversent le mont Cælius, viennent finir auprès du temple de Claude. Le volume d’eau que fournit cet aquedue se distribue partie aux habitants du mont Cœælius, partie à ceux des monts Palatin et Aventin, et le surplus dans le quartier au delà du Tibre.

XXI. En decà du 4° milliaire, l’Anio vieux traverse de la voie Latine à la voie Lavicane sur des arcades ; il a aussi une piscine épuratoire auprès du 2° milliaire, d’où une partie de ses eaux est portée dans le canal appelé Octavien, et arrive au quartier de la voie Neuve, auprès des jardins d’Asinius. C’est dans ce dernier trajet qu'elle se distribue. Mais la partie droite de l’aqueduc passe devant le temple &e la Vieille-Espérance , et arrive en dedans de la porte Esquiline, d’où elle est conduite, par des canaux élevés, dans la ville.

XXII. Nil’eau Vierge, ni l’Appia, ni l’Alsiétina, n’ont de ces sortes de réservoirs appelés piscines. Les ares de l’aqueduc de l’eau Vierge ont leur commencement au-dessous des jardins de Lucilianus, et finissent au champ de Mars, en face des Septes (1). Le canal de l’eau Appia, qui passe sous le mont Cœlius et l’Aventin, reparaît, comme nous l'avons dit, au bas de la descente de Publicius. L’aqueduc de l’Alsiétina se termine

(x) Portiques élevés dans le champ de Mars par Lépide, et terminés par Agrippa, sous lesquels se rassemblait le peuple romain pour les comices,

recipiuntur, ita utsuperior sif Anio. Finiuntur arcus earum post hortos Pallantianos, et inde inusum urbis Fistulis deducuntur : partem tamen sui Claudia prius in arcus, qui vocantur Neroniani, ad Spem Veterem transfert. Hi di. recli per Cœlium montem, juxta templum divi Claudii terminantur. Modum quem acceperunt, aut circa ipsum montemn, aut in Palatium Avenlinumque, et regionem Traostiberinam dimittunt.

XXI. Anio vetus citra 1V milliarum . ......a Latina in Lavicanam inter arcus trajicit : et ipse piscinam habet; inde intra mn milliarium partem dat in specum qui vocatur Octavianus , et pervenit in regionem viæ Novæ ad hortos Asinianos, unde per illam tractum distribuitur. Rectus vero ductus secundum Spem Veterem veniens, intra porlam Esquilinam , in altos rivos per urbem deducilur.

XXII. Nec Virgo, nec Appia, nec Alsietina conceptacula, id est piscinas, habent. Arcus Virginis initium habent sub hortis Lucilianis, fininntur in campo Marlio, secundum frontem Septorum. Rivus Appiæ sub Cælio monte et Aventino actus emergit, ut diximus, infra cli-

derrière la Naumachie, pour l’usage de laquelle il paräit avoir été construit.

XXIIL. Après avoir parlé en général des aqueducs, de leurs auteurs, des temps où ils ont été construits, de leurs longueurs, de leurs différents degrés d’élévation, j'ai jugé à propos de parler de la quantité d’eau qu'ils fournissaient, et de faire voir combien ces eaux étaient abondantes pour suffire, non-seulement aux usages et aux besoins du public et des particuliers, mais encore à leur luxe. Je vais actuellement indiquer dans combien de châteaux d’eau elles arrivent, et dans quels quartiers de la ville ces châteaux sont placés ; la quantité d’eau qui se distribue tant dans la ville que hors la ville; combien il s’en délivrait pour les réservoirs, les établissements et les ouvrages publics; combien au nom de l’empereur, et enfin combien pour l'usage des particuliers. Mais je pense qu’auparavant il est nécessaire d'expliquer les noms des modules appelés quinaires , centenaires, et autres qui servent à constater la mesure des eaux; d'indiquer quelle est leur origine , leur capacité, et pourquoi ils sont ainsi appelés; quelle est la règle adoptée et la proportion d’après lesquelles on les calcule; enfin, de montrer par quel moyen je suis parvenu à découvrir les erreurs et à les corriger.

XXIV. Les modules des eaux s’évaluent par doigts ou par onces. Dans la Campanie et dans plusieurs autres endroits de l'Italie, on compte par doigts, et dans la Pouille par onces. On sait que le doigt est la sixième partie du pied romain, et que l’once en est la douzième. Mais, de même qu’il y a une différence entre l’once et le doigt,

vum Publici. Alsietinæ ductus, post Naumachiam , cujus caussa videtur esse factus, finitur.

XXIII. Quoniam auctores cujusque aquæ, et ætates, præterea ordines et longitudines rivorum et ordinem libræ persecutus sum, non alieni modi mihi videtur eliam singula subjicere et ostendere quanta sit copia , quæ publicis, privatisque non solum usibus et auxiliis, verum etiam voluptatibus sufficit ; et per quot castella quibusque regionibus deducatur; quantum extra urbem, quantum intra urbem; et ex eo quantum lacubus, quantum muneribus, quantum operibus publicis, quantum nomine Cæsaris, quantum privatis usibus erogetur. Sed rationis existimo, priusquam nomina quinariarum cenlenariarumque, et cæterorum modulorum, per quos mensura constitula est, proferamus, et indicare quæ sit eorum origo, quæ vires, et quid quæque appellatio significet ; propositaque regula , ad quam ratio eorum et initium compulatur, ostendere qua ratione discrepantia invenerim , et quam emendandi viam sim secutus.

XXIV. Aquarum moduli aut ad digitorum, aut ad unciarum meusuram instituta sut. Digiti in Campania et in plerisque Italiæ locis ;‘uncia in Apulia observatur. Est autem digitus, ut convenit, sextadecima pars pedis, uncia duodecima. Quemadmodum autem inter unciam et

il s’en trouve dans le doigt lui-même. Dans l’usage cependant, cette différence n’est pas aussi simple; car on distingue le doigt carré et le doigt rond : le doigt carré est plus grand que le doigt rond de trois quatorzièmes, et le doigt rond plus petit que le doigt carré de trois onzièmes, à cause des quatre angles qu’il a de moins.

XXV. Dans la suite, on a fait usage d'un module qui ne tire son origine ni de l’once, ni des deux espèces de doigts. Il y en a qui pensent que ce module fut établi par Agrippa; d’autres l’attribuent aux plombiers de Rome, qui renoncèrent aux premières mesures pour adopter celle qui est indiquée par l’architecte Vitruve, sous le nom de quinaire. Ceux qui font Agrippa auteur du module disent qu’il fut nommé quinaire, parce qu’on réduisit en une seule mesure les petits modules anciens appelés points, d’après lesquels on distribuait les eaux lorsqu'elles étaient en petite quantité, et qui furent jugés insuffisants. Ceux qui attribuent cette mesure à Vitruve et aux plombiers de Rome disent qu'on l’appela guinaire, parce que ce module est censé fait avec une lame de plomb de cinq doigts de largeur, tournée en rond en forme de tuyau. Mais ce serait une mesure douteuse , parce qu’en courbant une lame de plomb, la partie intérieure se contracte , tandis que la partie extérieure s’allonge. Il est bien plus probable que le quinaire fut ainsi appelé de ce qu'il avait cinq quarts de doigt de diamètre; d'autant plus que cette manière de compter existe depuis le quinaire jusqu'au vingtenaire, en ajoutant successivement un quart de doigt au diamètre pour chaque module qui suit immédiatement : ainsi le sextaire

digitum diversitas, ita et ipsius digiti simplex observatio non est. Alius vocatur quadratus, alius rotundus. Quadratus tribus habet diametri digitum unum et trientem digiti; capit quinariam, et quartisdecimis suis rotundo major ;rotundus tribus undecimis suis quadrato minor est, scilicet quia anguli deteruntur.

XXV. Postea modulus nec ab uncia , nec ab alterutro digitorum originem aceipiens, inductus, ut quidam putant, ab Agrippa; ut ali, a plumbariis per Vitruvium architectum, in usum urbis , exclusis prioribus venit appellatus quinario nomine. Qui autem Agrippam anctorem faciunt, dieunt , quod quinque antiqui moduli exiles, et velut puncta, quibus olim aqua cum exigua esset, dividebatur in unam fistulam coacti sunt. Qui Vitruvium et plumbarios, ab eo quod plumbea lamina plana, quinque digitorum latitudinem habens, cireumacta in rotundum, bunc fistulæ modulum efficiat. Sed hoc incertum est; quoniam cum circumagitur, sicut interiori parte attrahitur , ita per illam quæ foras spectat, extenditur. Maxime probabile est, quinariam dictam a diametro quinque quadrantum, quæ ratio in sequentibus quoque modulis usque ad vicenariam durat; diametro per singulos, adjectione singulorum quadrantum crescente : ut in senariaque sex scilicet quadrantes in diameiro habet; et septenariæ,

a six quarts de doigt de diamètre, le septenaire sept, et de même pour les autres, jusqu’au vingtenaire.

XXVI. Chaque module peut se classer, ou par la mesure de son diamètre ou par celle de son périmètre, ou enfin par la superficie de son orifice, d’où résulte son rang et sa capacité. Pour donner une connaissance plus facile de la différence qui existe entre l’once, le doigt carré, le doigt rond et le quinaire lui-même, nous nous servirons, pour les comparer, de ce dernier module, comme étant le plus certain et le plus généralement adopté. Ainsi, le diamètre du tuyau d’une once étant d’un doigt et un tiers , sa capacité sera d’un quinaire, c’est-à-dire d'une once etdemie, plustroisscripules (1) deux tiers. Ledoiot carré réduit en rond, de #2é6me superficie, a de diamètre un doigt, plus une once et demie et un scripule; sa capacité est de dix onces et demie, plus un sicilique. Le tuyau rond d’un doigt de diamètre fournit sept onces et demie, plus un sextule de quinaire.

XX VII. Au reste, les modules qui tirent leur origine du quinaire recoivent leur accroissement de deux manières. La première, en raison du nombre de quinaires , c’est-à-dire, à la réunion de plusieurs quinaires fournis par le même orifice, dont la grandeur augmente par l'addition des quinaires. Actuellement, cette réunion a presque toujours lieu : lorsqu'on délivre plusieurs quinaires , on les reçoit dans un seul tuyau, à partir du château d’eau, où l’on fixe pour chacun la quantité

(x) J'écris scripule au lieu de scrupule, qui désigne une subdivision de la livre de médecine, parce que, dans ses évaluetions, Frontin, par le mot scripulum ,ne désigne pas un poids, mais la 2880 partie de toutes sortes d'unités.

quæ septem ; et deinceps incremento usqne ad vicenariam.

XXVI. Omnis autem modulus colligitur aut diametro, aut perimetro, aut arcæ mensura; ex quibus et capacitas apparet. Differentiam unciæ, digiti quadrati,et digiti rotundi, et ipsius quinariæ, ut facilius dignoscamus, utendum est substanlia quinariæ, qui modulus et certissimus et maxime receptus est. Unciæ ergo modulus habet diametri digitum unum et trientem digiti; capit quinariam plusquam quinariæ octavam; hoc est, sescunciam quinariæ, et scripula tria, et bessem seripuli. Digitus quadratus, in rotundum redactus, habet diametri digitum unum el digiti sescunciamseripulum; capit quinariæ dodrantem, semunciam, sicilicum. Digitus rotundus habet diametri digitum unum; capit quinariæ septuncem, semunciam, sextulam.

XXVII Cæterum moduli, qui à quinaria oviuntur, duobus generibus incrementum accipiunt; et wnum cum ipsa multiplicatur : id est eodem lumine plures quinariæ includuntur ; in quibus, secundum adjectionem quinariam, amplitudo luminis crescit. Est autem fere nune in usum ; cum plures quinariæ impetratæ , ne in viis sæpius convulneretur una fistula, excipiuntur in castellum, ex quo singuli suum modum recipiunt.

XXVIIT. Alterum genus est, quotiens non ad quinariasum necessitatem, fistula incrementum capit, sed ad dia-

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qui lui est accordée, afin de ne pas dégrader trop souvent la voie publique par des tranchées.

XXVIIT. L'autre genre d’accroissement ne s’évalue pas par les quinaires que le tuyau peut fournir, mais par la mesure de son diamètre, de laquelle il tire son nom et sa capacité : ainsi, en ajoutant un quart de doigt au diamètre du quinaire, on à le sextaire, dont la capacité n’augmente pas en raison de cette dénomination; car elle ne donne qu’un quinaire cinq onces et un sicilique. L’addition d’un doigt de plus donne suecessivement les septenaires, octonaires, jusqu’au vingtenaire.

XXIX. Les modules au-dessus tirent leur nom dunombrede doigts carrés que contient la surface de leur orifice. Ainsi, le module dont l’orifice est de vingt-cinq doigts carrés est appelé vingtcinquième. Il en est de même du trentenaire, en suivant toujours l'augmentation du nombre de doigts carrés; et ainsi de suite, jusqu’au cent vingtenaire,

XXX. Dans le tuyau vingtenaire , qui sert de limite aux deux manières de compter, elles donnent presque le même résultat; car, d’après la règle établie pour les premiers modules ayant vingt quarts de doigt de diamètre , il serait appelé vingtenaire, et, d’après la seconde, son orifice ayant cinq doigts de diamètre, sa capacité sera d’un peu moins de vingt doigts carrés.

XXXI. La proportion des tuyaux quinaires jusqu'au cent-vingtenaire se détermine, dans tous les cas, comme nous venons de l'expliquer :elleest conforme aux modules consignés dans les registres, et approuvés par notre auguste prince. C’est pourquoi, soit qu’on veuille s'appuyer de la règle

metri sui mensuram ; secundum quod et nomen accipit, et capacitatem ampliat : ut puta, quinaria, cum adjectus est ei ad diametrum quadrans , senarium facit ; nec jam in solidum capacitatem ampliat : capit enim quinariam unam, et quincuncem , sicilicum; et deinceps eadem ratione quadrantibus diametro adjectis (ut supra dictum est), crescunt septenaria, octonaria, usque ad vicenariam.

XXIX. Subsequitur illa ratio quæ constat ex numero digitorum quadratorum qui area, id est lumine cujusque moduli continentur, a quibus et nomen fistulæ accipiunt. Nam quæ habet arc, id est luminis in rotundum coacti, digitos quadratos viginti quinque, vicenumquinum ape pellatur ; similiter tricenaria el deinceps per inerementum digitorum quadratorum, usque ad centenum vicenum.

XXX. In vicenaria fistula, quæ in confinio utriusque rationis posila est, utraque ratio pene congruit. Nam habet secundum eam computationem, quæ in antecedentibus modulis servanda est, in diametro quadrantes viginti, cum diametri, ejusdem digiti quinque sint:et secundum eorum modulorum ralionem, qui sequuntur ad eam, babct digitorum quadratorum exiguo minus viginti.

XXXI. Ratio fistularum quinariarum usque ad centenumvicenum, per omnes modulos ila se habet ut ostendimus; et omni genere inila constat sibi : convenit et em his modulis, qui in commentarüs invichissimi et pissimi

ou de l'autorité, on doit retrouver les modules portés aux commentaires. Cependant, quoique les fontainiers s’assujettissent presque toujours à cette règle, ils s'en sont écartés dans quatre mo— dules , qui sont le duodenaire , le vingtenaire, le centenaire, et le cent-vingtenaire.

XXXII. Ainsi, pour le duodenaire, dont l’usage n’est pas fréquent, l'erreur n’est pas considérable: les fontainiers ont ajouté au diamètre une demi-once et un sicilique de doigt, ce qui augmente sa capacité d’un quart de quinaire. L’erreur est plus grande dans les trois autresmodules : ils donnent au diamètre du vingtenaire , dont on fait souvent usage , un demi-doigt de moins; es qui diminue sa capacité de trois quinaires et une demi-once de quinaire. Quant au centenaire et au cent-vingtenaire, dont ils se servent conti-nuellement , ils ne diminuent pas leur capacité, mais ils l’'augmentent, car ils ajoutent au diamètre du centenaire deux tiers de doigt et uredemionce, ce qui porte sa capacité à dix quiraires et demi, une demi-once etunsicilique de trop : au diamètre du cent-vingtenaire, ils ajoutent trois doigts sept onces et demie, qui donnent un excédant de soixante-cinq quinaires trois quarts et uu sicilique.

XXXIIT. Ainsi, tandis que d’une part ils diminuent la capacité du centenaire, dont ils se servent peu, ils augmentent celle du centenaire et du cent-vingtenaire, dont ils font usage tous les jours; ils interceptent done à chaque centenaire dix quinaires et demi, une demi-once et un sicilique, et pour chaque cent-vingtenaire, soixante-cinq guinaires trois quarts et un sicilique; ce qui peut se prouver par le fait et par le calcul : car,

principis positi et coufirmati sunt. Sive itaque ralio, sive authoritas sequenda est, utroque commentariorum moduli prævalent. Sed aquarii cum manifestæ rationi pluribus consentiant, in quatuor modulis novaverunt ; duodenaria et vicenaria, et centenaria, et centenumvicenurm.

XXXII. Et duodenariæ quidem nec magous error, nec usu frequens est : cujus diametro adjecerunt digiti semunciam , sicilicum ; capacitati quinariæ quadrantem. In reliquis autem tribus modulis plus deprehenditur. Vicenariam exiguiorem faciunt diametro digiti semisse; capacitate quinariis tribus et semuncia , quo modulo plerumque erogatur. Centeparia autem, et centenumvicenum, quibus assidue accipiunt, non minuuntur, sed augentur. Diametro enim centenariæ adjiciunt digiti bessem, et semuneïam; capacitati quinarias x. semissem, semunciam , sicilicum. Centenumvicenum diametro adjiciunt digitos tres, septuncem, semunciam; capacitata quinarias Lxv, dodrantem, sicilicum.

XXXIII. Ita dum aut vicenariæ , qua subinde erogant, detrahunt, ant centenariæ, et centenumvicenum adjiciunt, quibus semper accipiunt, intercipiuntur in centenaria quinariæ X semicem semunciam sicilicum; in centenumvicenum quinariæ Lxv dodrantem sicilicum; quod cum ratione approbetur, re quoque ipsa manifestum est. Nam pro vicenaria, quam Cæsar pro quinariis sex-

pour le vingtenaire fixé par César àseizequinaires, ils n'en distribuent que treize. A l'égard du centenaire, dont ils ont augmenté le diamètre, il est également certain qu’ils ne s’en servent que trespeu, parce que César vient de consigner dans ses registres que chaque centenaire fournirait 81 quinaires et demi; de plus, le cent-vingtenaire fixé à 97 quinaires trois quarts est supprimé, comme inutile.

XXXIV.Oncompte en tout vingt-cinq modules : tous sont conformes à la règle et aux registres, exceptéles quatre queles fonteniers ont introduits. Ainsi, tous ceux dont la mesure est juste doivent s’accorder entre eux d’une manière certaine etinvariable, pour qu'il en résulte une règle générale. Parexemple, de même que les sextaires se rapportent aux cyathes, ainsi l'accroissement des quinaires, dansles modules au-dessus, doit suivre une règleuniforme qui établisse lerapport du quinaireavecles autres modules. D'ailleurs, lorsqu'on trouve que le module de distribution fournit moins que ne porte la concession , il est constant que ce n’est pas une erreur, mais une fraude.

XXXV.Nous nous souviendrons que toute eau qui part d'un lieu plus élevé, et qui parcourt un moindre espace avant d'arriver au château d’eau, fournit une quantité d’eau plus grande que ne comporteson module; et que toutes les fois qu’elle part d’un lieu moins élevé, et qu’elle est amenée de plus loin, le cours de l’eau se ralentissant, elle fournit moins que son module. C’est pourquoi il est quelquefois à propos d'augmenter ou de diminuer la charge d’un module, pour qu'il fournisse Ja quantité requise.

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