‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 207 sur 265 · XVII. Il ne m'a point paru hors de propos · texte numérisé non relu

XVII. Il ne m'a point paru hors de propos

- d'indiquer la longueur des conduits de chaque

aqueduc , en distinguant la manière dont ils sont construits; car le principal objet de cette administration étant la conservation des aqueducs, il faut que celui à qui elle est confiée ; connaisse les dépenses qu’ils peuvent exiger.

Notre attention ne s’est pas bornée à visiter chacun de ces aqueducs ; nous en avons fait faire des modèles, où l’on voit les vallées et les fleuves qu'ils traversent , ainsi que les conduits appliqués aux flancs des montagnes, qui demandent l’attention la plus grande et la plus assidue, pour les consolider et les désobstruer. Ces modeles ont l’avantage de nous présenter les objets comme si nous

dem via, ad milliarium xxxvin, e regione fontium Claudiæ, trans flumen viamque ; uatura purissimus, sed mixtus gratiam splendoris sui amittit. Ductus Anionis novi efficit passuum Lwin millia pcc. Ex e0 rivo subterraneo passuum xxxxVIt millia cc; opere supra terram, passuum 1x millia cecc; et ex eo substructionibus aut opere arcualo superiori parte pluribus locis passuum 11 millia cce, et propius urbem a vu milliario substructione rivorum passuum peix ; opere arcualo, passuum vi millia cCcexcr. Hi sunt arcus altissimi, sublevati in quibusdam locis cv pedes.

XVI. Tot aquarum tam mullis necessariis molibus pyramides , videlicet otiosas, compares, aut cætera inertia, sed fama celebrata opera Græcorum?

XVII. Nonalienum inihi visum est longitudines quoque rivorum cujusque ductus etiam per species operum complecti: nam cum maxima hujus officü pars in tutela eorum sit, scire præposifum oportet, quæ majora impendia exigant.

Nostræ quidem sollicitudini non suffecit singula oculis subjecisse; formas quoque ductum facere curavimus, ex quibus apparet ubi vailes, quantæque ubi flumina traji-

eétentur, ubi montium lateribus specus appliciti; majorem *

étions sur les lieux, et de nous aider ainsi à délibérer sur ce qu'il convient de faire.

XVIIT. Toutes les eaux dont nous avons parlé arrivent dans Rome à différentes hauteurs. Les unes parviennent aux endroits les plus élevés, et les autres ne peuvent pas y atteindre : car si ce sont des collines, elles se sont accrues des décombres produits par les fréquents incendies. Au reste, cn distingue cinq hauteurs différentes, au moyen desquelles les eaux se distribuent dans toutes les parties de la ville, selon qu’elles sont poussées par une plus grande ou une moindre charge. La plus élevée est le nouvel Anio; celle qui en approche le plus est la Claudia : la Julia est au troisième rang; la Tépula , au quatrième : après elle, est la Marcia, quoique, à son origine, elle soit aussi élevée quela Claudia. Les premiers Romains conduisaient les eaux à une moiadreélévation; soitqu'’ils n’eussent pas encore porté l'art de niveler à sa perfection ; soit que, par prévoyance, ils aimassent mieux enfouir les conduits, de crainte qu'ils ne fussent coupés par l'ennemi, dans un temps où ils étaient souvent en guerre avec leurs voisins. Mais actuellement, lorsqu'un de ces conduits se trouve ruiné par le temps, au lieu de s’assujettir au cireuit qu'il suivait sous terre , on soutient son niveau par des substructions où des arcades, pour tra: verser les vallées ct abréger son cours.

L’Anio vieux est au sixième rang, par rapport à la hauteur de ses caux ; il pourrait aussi parvenir aux endroits les plus élevés de la ville, sison niveau était soutenu par des substructions et des arcades, selon que les vallées et les quartiers qu'on voudrait lui faire parcourir pourraient l'exiger. Immédiatement au-dessous se trouve

assidoamque perterendi ac muniendi ii exigant curam : hinc illa contingit utilitas, ut rem statim veluti in conspectu habere possimus, et deliberare tanquam assistentes.

XVIII. Omnes aquæ diversa in urbem libra proveniunt. Inde fluunt quædam allioribus locis, et quædam erigi in eminentiora non possunt : nam et colles si sint, propter frequentiam incendiorum excreverunt rudere. Quinque autem aquarum altitudo in omnem partem urbis attollitur : sed ex his aliæ majori, aliæ leviori pressura coguntur. Altissimus est Anio novus; proxima Claudia; tertium locum tenet Julia; quartum Tepula ; de hinc Marcia, quæ capite etiam Claudiæ libram æquat. Sed veteres humiliore directura perduxerunt, sive nondum ad subtile explorata arte librandi; seu quia ex industria infra terram aquas mergebant, ne facile ab hostibus interciperentur, cum frequentia adhue contra Italicos bella gererentur. Jam tamen quibusdam locis, sicubi ductus vetustate dilapsus est, omisso circuitu subterraneo vallium, brevitatis caussa, substructionibus, arcuationibusque trajicinntur.

Sextum tenet libræ locum Anio vetus, similiter suffecturus etiam altioribas locis urbis, si wbi vallium submissarumque regionum conditio exigil, substructionibns arcualionibusque erigeretur, Sequitur hujus libram Virgo,

le niveau de l'eau Vierge, et après, celui de l’Appia. Ces deux dernières étant tirées des campagnes de Rome n'étaient plus susceptibles d’être portées à une si grande hauteur. La moins élevée de toutes est l’Alsiétina; elle se distribue dans les quartiers au delà du Tibre, dans les lieux les plus bas.

XIX. Six de ces eaux viennent se rendre dans des piscines couvertes , aux environs du 7° milliaire dela voie Latine. C'est là que , suspendant leur cours , elles déposent leur limon ; c’est aussi là que leur quantité est déterminée par les mesures qui y sont placées. Il faut observer que trois de ces eaux, savoir, la Julia, Ja Marcia et la Tépula, sont conduites dans un même aquedue en sortant des piscines. La Tépula, qui avait été détournée, comme nous l'avons dit plus haut, pour être recue dans le canal de la Julia, tire actuellement son volume d’eau de la même piscine que la Julia, d’où elle est conduite dans son propre canal et sous son nom. À lasortie de ces piscines, ces trois différentes eaux sont recues dans un même aqueduc. La plus élevée est la Julia; au-dessous est la Tépula, et plus bas la Marcia, qui arrive à la hauteur du mont Viminal. Ces eaux coulent ensemble sous terre jusqu’à la porte Viminale, où elles reparaissent de nouveau, à l'exception d’une partie de la Julia, qui se répand dans les châteaux d’eau du mont Cœlius, auprès du temple de la Vieille- Espérance. Quant à la Marcia , elle se réunit au ruisseau appelé Herculaneus, un peu au delà des jardins de Pallante. Son conduit n’est d’aucune utilité pour les habitants du mont Cœlius, parce que son niveau est plus bas. Il se termine au-dessus de la porte Capène.

XX. Les eaux du nouvel Anioet de la Claudia passent, des réservoirs qui leur sont destinés,

deinde Appia, quæ cum ex urbano agro perducerentur , non in tantum altitudinis erigi potuerunt. Omnibus bumilior Alsietina est, quæ Transtiberinæ regioni, et maxime jacentibus locis servit.

XIX. Ex his sex, via Lalina intra vi milliarium contectis piscinisexcipiuntur , ubi quasi respiranterivorum Cursu, limum deponunt : modus quoque earum mensuris ibidem positis initur. Una autem earum Julia, Marcia, Tepula (quæ intercepta, sicut supra demonstravimus, rivo Juliæ accesserat, nune à piscina ejusdem Juliæ modum accipit, ac proprio éanali et nomine venit), hæ tres a piscinis in eosdem areus recipiuntur. Sammus his est Juliæ, inferior Tepulæ; deinde Marciæ, quæ ad libram colis Viminalis ...... conjunctim infra lerram euntes ad Viminalern usque porlam deveniunt ; ibi rursus emergunt. Prius tamen pars Juliæ ad Spem Veterem excepta castellis Cœli montis diffunditur. Marcia autem parte sui post hortos Pallantianos, in rivum qui vocalur Herculaneus, dejicit se, perCælium. Ductus ipsius, monlis usibus nihilut inferior subministrans, finitur supra porlam Capenam.

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