‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 232 sur 265 · V. De la semence de l'homme, et quelle en est la source · texte numérisé non relu

V. De la semence de l'homme, et quelle en est la source

C'en est assez sur la première origine des hommes. Je parlerai maintenant, aussi brièvement que je pourrai, de ce qui se rapporte aux anniversaires actuels de notre jour natal, et aux principes de notre existence. Et d’abord, sur la source de la semence, il y a désaccord entre les professeurs de la sagesse. Parménide a pensé qu’elle est fournie, tantôt par le testicule droit, tantôt par le gauche. Quant à Hippon de Métapont, ou, comme Aristoxène l’assure, de Samos, il croit qu'elle vient des canaux médullaires : ce qui le prouve, selon lui, c’est que si l'on tue un mâle aussitôt après l’accouplement, on ne

jam gentibus , et urbibus conditis, homines e terra diver. sis modis edilos, ut in Aftica fertur regione’Eriehthonius ex Volcani semine humo exortus : et in Colchide, vel in Bœæotia consitis anguis dentibus armati partus : e quibus, mutua cæde inter se necatis, pauci superasse traduntur, qui in conditu Thebarum Cadmo fuerint adjumento. Nec non in agro Tarquiniensi puer dicitur exaratus, nomine ages, qui disciplinam cecinerit extispicii : qnam Lucumones, tum Etruriæ potentes, exscripserunt.

NV. De semine hominis ? el quibus e partibus exeat ?

Hactenus de prima hominum origine. Cæterum, quæ ad præsentes nostros pertinent natales, eorumque initia, quam potero compendio dicam. Igitur, semen unde exeat, inter sapienliæ professores non constat. Parmenides enim tum ex dextris, tüm e lævis partibus derivari putavil. Hipponi vero Metapontino, sive, ut Aristoxenus auctor est, Samio, ex medullis profluere semen videtur : iîque eo probari, quod post admissionem pecudum, si quis, qui mares sunt, perimat, medullas utpote exhaustas non reperiat, Sed hanc opinionem nonnulli refellunt, ut Anaxagoras, Democritus, et Alcmæon Crotoniates. Hi enim post gregum contentionem non medullis modo, xerum et adipe,

trouve plus sa moelle, qui est épuisée. Mais cette opinion est rejetée par quelques auteurs, entre autres par Anaxagore, Démocrite et Alcméon de Crotone. Ceux-ci, en effet, répondent qu'après l’accouplement ce n’est pas la moelle seulement, mais aussi la graisse et la chair même, qui s’épuisent chez les mâles. Une autre question divise encore les auteurs : celle de savoir si la semence du père seul est prolifique, comme l'ont écrit Diogène, Hippon, et les stoiciens ; ou si celle de la mère l’est aussi, comme l'ont pensé Anaxagore et Aleméon, ainsi que Parménide, Empédoele et Epicure. Sur ce point, toutefois, Aleméon avoua qu'il n'avait aucune opinion arrêtée, persuadé que personne ne peut s'assurer du fait.

VI. Quelle partie se forme la première dans l'enfant, et comment il se nourrit dans le sein de la mère. D'où vient qu'il naît un garcon ou une fille. Ce qui donne lieu à la naissance des jumeaux. De la formation du Jruil utérin.

Empédoecle, suivi en cela par Aristote, pensait que le cœur se développe avant tout le reste, parce qu’il est la principale source de la vie de l’homme ; c’est, suivant Hippon, la tête, laquelle est le siége de l’âme; selon Démocrite, le ventre en même temps que la tête, parties qui renferment le plus de vide; d'après Anaxagore, le cerveau, d’où émanent tous les sens. Diogène d’Apollonie croyait que de la liqueur séminale se forme d’abord la chair, puis de la chair les os, les nerfs, et les autres parties du corps. De leur côté, les stoïciens ont prétendu que tout l'enfant prend sa forme à la fois, de

multaque carne mares exbauriri respondent. Illud quoque ambiguam facit inter auctores opinionem , utrumne ex patris tantummodo semine partus nascatur, ut Diogenes, et Hippon, Stoicique scripserunt, an etiam ex matris, quod Anaxagoræ, et Alemæoni, nec non Parmenidi, Empedoelique, et Epicuro visum est. Quæ disserens, non definite se scire, Alemæon confessus est, ralus, neminem posse perspicere.

VI. Quid primum in infante formetur? et quomodo alatur in utero? Cur mas aut femella nascatur ? Cur gemini? De conformatione partus.

Empedocles, quem in hoc Aristoteles secutus est, ante omnia cor judicavit increscere, quod hominis vitam maxime contineat. Hipponu vero, caput, in quo est animi principale. Democrilus alvum cum capite, quæ plurimum babent ex inani. Anaxagoras cerebrum, unde omnes sunt sensus. Diogenes Apolloniates ex humore primum carnem fieri exislimavit, {um ex carne ossa, nervosque, et cæleras partes enasci. Al Stoici una totum infantem figurari dixerunt, u{ una nascilur, aliturque. Sunt, qui id opinentr fieri ipsa nalura, ut Aristoteles , afque Epicurus. Sunt,

même qu’il naît et qu’il grandit tout entier. IL en est qui donnent ce pouvoir à la nature ellemême, comme Aristote et Epicure; d’autres l'attribuent à la vertu d’un esprit qui accompagne la semence; ce sont presque tous les stoïciens : d’autres encore prétendent, d’après le système d’Anaxagore, qu'il y a dans la semence une chaleur éthérée qui agence les membres. Quelle. que soit, au reste, la loi qui règle la formation de l'enfant, la facon dont il se nourrit dans le sein de la mère a donné naissance à deux opinions. Anaxagore en effet, et beaucoup d’autres, ont pensé qu'il prend sa nourriture par le cordon ombilical; Diogène et Hippon soutiennent, au contraire, qu'il y a dans l'utérus une proéminence que l'enfant saisit avec la bouche, et où il puise sa nourriture, comme, après sa naissance, il la tire du sein de sa mère. Quant à la cause qui fait naître les garçons ou les filles, c'est un point sur lequel ces philosophes ne s'accordent pas davantage. En effet, Aleméon dit que l’enfant a le sexe de celui de ses parents qui a fourni le plus de semence; Hippon affirme que de la semence la plus déliée naissent les filles, et de la plus épaisse les garçons; suivant Démocrite, l'enfant hérite du sexe de celui de ses parents dont la semence a occupé la première le siége de la génération ; Parménide suppose, au contraire, que dans l'union des sexes il y a lutte entre l’homme et la femme, et que celui des deux à qui reste la victoire donne son sexe à l'enfant. Anaxagore et Empédocle pensent tous deux que la semence épanchée du testicule droit engendre les garcons, et celle du gauche, les filles. Au reste, si ces deux philosophes s'accordent sur ce point, ils différent sur la question de

qui potentia spiritus semen comitantis, ut Stoici ferme }

universi. Sunt, qui ætherium calorem inesse arbitrentur, qui membra disponat, Anaxagoran secuti. Utcumque tamen formatus infans , quemadmodum in matris utero alatur, duplex opinio est. Anaxagoræ enim, cæterisque compluribus, per umbilicnm cibus administrari videtur ; at Diogenes et Hippon existimarunt, esse in alvo prominens quiddam, quod infans ore adprehendat; ex eoque alimentum ita trahat, ut, cum editus est, ex matris uberibus. Cæterum, ut mares, fwminæve nascantur, quid causæ esset, varie ab iisdem philosophis proditum est. Nam, ex quo parente seminis amplius fuit, ejus sexum repræsentari dixit Alemæon; ex seminibus aulem tenuioribus fœminas, ex densioribus mares fieri, Hippon adfirmat. Utrius vero parenlis principium sedem prius occupaveril ; ejus reddi naturam Democritus retulit. At, inter se cerlare fœminas, et mares, et, penes utrum victoria sit, ejus habitum referri, auclor est Parmenides. Et e dextris partibus profuso semine mares gigni, at e lævis fœminas, Anaxagoras, Empedoëlesque consentiunt ; quorum opiniones, ut de hac specie congruæ, ita de similitudine liberorum sunt dispariles. Super qua re Empedoclis disputata ratio talis profertur. Si par calor in parentum seminibus fuerit, patri

la ressemblance des enfants. Voici, à cet égard, le système imaginé et soutenu par Empédoele : S'il y a eu dans la semence du père et de la mère le même degré de chaleur, il naît un garçon, qui ressemble au père; si le même de— gré de froid , une fille, qui ressemble à la mère. Que si la semence du père est chaude, et froide celle de la mère, il naîtra un garcon, dont les traits seront ceux de la mère; mais si la semence de la mère est chaude, et froide celle du père, il naîtra une fille, qui aura de la ressemblance avec le père. Pour Anaxagore, il pensait que les enfants ressemblent à telui des deux qui a fourni le plus de semence. L'opinion de Parménide est que quand la semence vient du testicule droit, c’est au père que ressemble l'enfant; quand, du testicule gauche, c'est à la mère. Ii reste à parler des jumeaux, dont la naissance, d’ailleurs assez rare, est attribuée par Hippon au partage de la semence, laquelle, suivant lui, se distribue sur deux points, quand il y en a trop pour un seul enfant. Empédocle paraît avoir été aussi de ce sentiment , mais il n’a pas exposé les causes de ce partage de la semence; il se borne à dire que si cette liqueur, en occupant deux points de l’u— térus, les trouve également chauds, il naît deux garçons; si également froids, deux filles; si l’un est plus chaud, l’autre plus froid, des jumeaux de différent sexe.

VII. Du temps auquel le fruit de la conception est mür pour la naissance , et du nombre seplenaire.

Il me reste à parler du temps auquel le fruit de la conception est mür pour la naissance; et je dois traiter ce sujet avec d’autant plus de

similem marem procreari ; si frigus, fœæminam matri similem. Quod si patris calidum erit, et frigidum matris , puerum fore, qui matris vultum repræsentet ; at si calidum matris, patris autem fuerit frigidum, puellam futuram, quæ patris reddat similitudinem. Anaxagoras autem ejus parentis faciem referre liberos judicavit, qui seminis amplius contulisset. Cæterum, Parmenidis sententia est, cum dexteræ partes semina dederint, tune filios esse patri consimiles; cum lævæ, tunc malri. Sequitur vero de geminis, qui ut aliquando nascantur, modo seminis fieri Hippon ratus est. Id enim, cum amplius est, quam uni salis fuerit, bifariam diduci. Id ipsum ferme Empedocles videtur sensisse : nam, Causas quidem cur divideretur, non posuit : tantummodo ait, si utramque sedes æque calidas occupaverit, utrumque marem nasci : si frigidas æque, utramque fœminam ; si vero alterum calidiorem, alterum frigidiorem , dispari sexu partum futurum.

VII. De temporibus, quibus partus solent esse ad nascendum maturi; deque numero septenario.

Superestdicere de temporibus, quibus partus soleant esse ad nascendum maturi; qui locus eo mihi cura majore tractandus est, quod quædam necesse est de astrologia ,

sain, qu'il sera nécessaire d'aborder quelques uestions d’astrologie, de musique et d’arithmétique. Et d’abord combien de mois après la conception l'enfantement a-t-il ordinairement lieu ? C'est ce que les anciens ont souvent discuté, “sans tomber d'accord. Hippon de Métapont pen- | sait que l'enfant peut naître du septième mois fau dixième, le fruit, disait-il, étant déjà mûr dans le septième mois, et le nombre septenaire “ayant une grande influence en toute chose.

“Nous sommes, en effet, formés au bout de sept ‘mois ; et après sept autres, nous commençons à nous tenir droits. C’est aussi à sept mois que les “dents commencent à nous venir (1); ces mêmes dents tombent à partir de sept ans, et la quator- -zième année nous fait entrer dans l’âge de puberté. Or, cette maturité qui commence après le septième mois se continue jusqu'au dixième, parce que c’est une loi générale qu'aux sept -Jnois ou aux sept années nécessaires pour la formation, il faut ajouter trois autres mois ou années pour le développement. C’est ainsi que les dents, qui poussent à l'enfant dans le septième mois, ne se montrent tout à fait que dans le dixième ; “que les premières tombent à sept ans, et les “dernières à dix ; c’est encore ainsi que l’âge de puberté commence à quatorze ans pour quel- “ques-uns, mais est arrivé pour tous à dix-sept. Cette opinion a, sur un certain point, des adversaires, et, sur un autre, des partisans. Que la femme puisse accoucher au bout de sept mois, c’est un fait reconnu par la plupart des auteurs, comme Théano, disciple de Pythagore, Aristote le péripatéticien, Dioclès, Événor, Straton , Em-

(r) Et, ajoutait Varron, cité par Aulu-Gelle (I. IIL, c. 10), ilen percesept de chaque côté.

musica, et arithmetica adtingere. Jam primum, quoto post conceplionem mense infantes edi soleant, frequenter inter veteres agitatum, nondum convenit. Hippon Metapontinus a septimo ad decimum mensem nasci posse existimavit ; nam septimo partum jam esse maturum , eo quod in omnibus numerus septenarius plurimum possit ; siquidem septem formemurmensibus ; additisque alteris recti consistere incipiamus , et post septem menses dentes nobis innascantur, üidemque post septimum cadant annum , quartuode- €imo autem pubescere soleamns. Sed hane a septem men- … sibus incipientem maturitatem, usque ad decimum perductam : ideo, quod in aliis omnibus hæc eadem natura est, ut sepfem mensibus, annisve, tres aut menses, aut anni, ad confirmationem adcedant. Nam dentes septem mensium infanti nasci, et maxime decimo perfici mense : septimo anno primos eorum excidere, decimo uitimos, . post decimum quartum annum nonnullos, sed omnes intraseptimum decimum annum pubescere. Huic opinioni in parte aliqua repugnant alü, ali in parte consentiunt. Nam seplimo mense parere mulierem posse, plurimi adfirmant , ut Theano Pythagorica, Arisloteles Peripatelicus , Diocles, Evenor, Straton, Empedocles, Epigehes, multique præterea, quorum omnium consensus Euthyphrotem Cnidium non deterret, id ipsum intrepide pernegan-

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pédocle, Épigène et beaucoup d’autres encore , dont l'unanimité n'effraye point Euthyphron de Cnide , qui le nie intrépidement. Il a contre lui, à son tour, presque tous les philosophes, qui, à l'exemple d'Épicharme, nient que la naissance ait lieu le huitième mois. Toutefois Dioclès de Caryste et Aristote de Stagire ont pensé le contraire. Quant à l’enfantement dans le neuvième mois et dans le dixième , la possibilité en a été reconnue et par la plupart des Chaldéens, et par Aristote, que j'ai déjà nommé. D'un autre côté, Épigène de Byzance ne la nie point pour le neuvième mois, ni Hippocrate de Cos pour le dixième. Mais le onzième mois, admis par Aristote seul, est rejeté par tous les autres.

VIII. Calculs des Chaldéens sur la durée de la gestation. Du zodiaque, et des aspects des astres.

J'ai maintenant à parler en peu de mots du système des Chaldéens, et à expliquer pourquoi ils ont pensé que l’homme ne peut naître que dans le septième, dans le neuvième et dans le dixième mois. Ils posent donc en principe que notre paissance et notre vie sont subordonnées à des étoiles, ouerrantes, ou fixes, dont le cours aussi varié que rapide gouverne le genre humain, mais aussi dont les mouvements, les phases, !es effets subissent fréquemment l'influence du soleil. Si en effet les unes se précipitent, si d’autres restent immobiles, et si toutes elles nous font diversement sentir leur température, c’est à l’action dusoleil qu'ille faut attribuer. Aussi cetastre, en agissant lui-même sur les étoiles, qui agissent sur l'homme, lui donne-t-il l’âme qui le dirige. C’est lui qui exerce sur nous l’action la plus puis-

tem. Contra eum ferme omnes, Epicharmum secuti, octavo mense nasci negaverunt, Diocles tamen Carystius, et Aristoteles Stagirites, aliter senserunt. Nono autem, et decimo mense, tum Chaldæi plurimi, et idem mihi supra nominatus Aristoteles, edi posse partum putaverunt; neque Epigenes Byzantius nono posse fieri contendit ; nec Hippocrates Cous decimo. Cæterum undecimum mensem Aristoteles solus recipit, cæteri universi improbarunt.

NUL. Rationes Chaldæorum de temporepartus : ilem de zodiaco et de conspectibus.

Sed nune Chaldæorum ratio breviter tractanda est , explicandumque, eur septimo mense, et nono, et decimo , tantummodo posse nasci homines arbitrentur. Ante omnia igitur dicunt, actum, vilamque nostram, stellis tam vagis, quam statis, esse subjectam , earumque vario multiplicique cursu genus humaoum gubernari, sed ipsarum motus, schemataque, et effectus, a Sole crebro immutari. Nam ut aliæ occasum, nonnullæ stalionem faciant, nosque om nes disparili sua temperatura adficiant, Solis fieri potentia. Itaque eum qui stellas ipsas, quibus movemur, permovet, animam nobis dare, qua regamur ; potentissimumque in nos esse , moderarique, quando post conceptionem veniamus in lucem : sed hoc per tres facere conspectus. Quid

sante, quand, apres la conception, nous sommes destinés à voir le jour. Mais cette action se produit sous l’influence de trois différents aspects. Or, que faut-il entendre par aspects, et combien y en a-til de sortes? Je le dirai, pour être clair, le plus brièvement possible. Il y à, dit-on, un cercle de constellations que les Grecs nomment zodiaque , et dans lequel se meuvent le soleil, la lune et les autres étoiles errantes ; on le divise en douze parties égales, représentées par autant de signes. Le soleil parcourt ce cercle dans l’espace d’une année, et il reste ainsi environ un mois dans chaque signe. Or, tous ces signes sont mutuellement en regard les uns avec les autres, mais sous un aspeet qui n’est pas uniforme à l’égard de tous; de ces aspects, en effet, les uns sont estimés plus forts, les autres plus faibles. Done, au moment de la conception, le soleil est nécessairement dans un signe, et dans un point déterminé, que l’on appelle proprement le point de la conception ; or, ces points sont au nombre de trente dans chaque signe, ce qui donne, pour tout le zodiaque, un nombre de trois cent soixante. Les Grecs ont appelé ces points potpar (les Parques}, sans doute parce qu’ils donnent ce même nom aux déesses du destin, et que ces points décident, pour ainsi dire, de nos destinées : aussi est-ce une chose fort importante que de naître sous l’un ou sous l’autre de ces points. Le soleil done, lorsqu’il passe dans le second signe, ne voit plus que sous un aspect affaibli celui qu'il vient de quitter, ou même ne l’apercoit plus du tout ; car plusieurs astrologues ont nié formellement que les signes contieus se voient l’un l’autre. Mais quana il est dans le troisième signe, c’est-à-dire quand il y enaunentre celui-ciet son point de départ, alors

autem sit conspectus, et quot ejus genera, ut liquido perspici possit, pauca prædicam. Circulus est, ut ferunt, signifer, quem Græci vocant Cwäaxév; in quo Sol, et Luna, cæteræque stellæ vagæ feruntur; hic in duodecim partes, totidem signis redditas, æquabiliter divisus est. Eum Sol annuo spatio melitur : ita in unoquoque signo ferme unum mensem moratur : sed signum quodlibet cum cæteris singulis habet mutuum conspectum, non tamen uniformem cum omnibus : nam validiores alii, infirmiores alii habentur. Igitur, quo tempore partus Concipitur, Sol in aliquo signo sit necesse; et in aliqua ejus particula, quem locum conceptionis proprie adpellant. Sunt autem hæ particulæ in unoquoque signo tricenæ, totius vero zodiaci numero cccix : has Græci poto cognominarunt : eo videlicet, quod deas Fatales nuncupant loto. Et eæ particulæ nobis veluti fata sunt : nam, qua polissimum oriente nascantur, plurimum refert. Sol ergo, cum in proximum signum transcendit, locum illam conceptionis aut imbecillo videt conspectu, aut etiam nec conspicit : nam plures, proximantia sibimet zodia, invicem se videre omnino negaverunt : at, cum in tertio est signo, hoc est, uno medio interposito, tune primum illum locum, uade profectusest, videre dicitur, sed valde obliquo et in-

il voit, dit-on, ce premier signe d'où il est parti, mais d’un regard oblique et encore faible. Cet aspect est appelé xx0° ££dwvov (hexagonal), parce qu’il correspond à la sixième partie de la cireonférence. Si, en effet, du premier signe au troisième, du troisième au cinquieme, de celui-ci au septième, et ainsi de suite, on conduit des lignes droites, on aura tracé dans ce même cercle la figure d’un hexagone équilatéral. On n’a pas tenu compte partout de cet aspect, parce qu'il paraît n’avoir que fort peu d'influence sur la maturité du fruit utérin. Mais quand le soleil est parvenu dans le quatrième signe , et que deux autres le séparent du premier, son aspect est dit xxt& verpéywvoy (tétragone), parce qu’il correspond à la quatrième partie du cercle. Quand il est dans le cinquième signe, et qu'il yen a par conséquent trois intermédiaires, son aspect est appele xarà rptywvov (triangulaire) , parce qu’il correspond à la troisième partie du zodiaque. Ces deux derniers aspects, terpéywvos et rolywvoc (le tétragone et le triangulaire), les plus efficaces de tous , favorisent beaucoup le développement du fruit de la conception. Du reste, l'aspect qui part du sixième signe manque entièrement d’efficacité; car la ligne qu'il suit ne touche l’un @es côtés d’aueun polygone. Mais l’aspect qui vient du septième signe est, comme le plus direct, le plus complet et le plus puissant ; il fait quelquefois sortir des flancs de la mère l’enfant déjà formé, que l’on appelle alors sepfemmestriss (de sept mois), parce qu’it naît dans le septième mois de la conception. Mais si, dans cet espace de sept mois, il n’est pas parvenu à sa maturité, il ne naîtra pas dans le huitième (ear du huitième signe , comme du sixième, l'aspect n’a aucune

valido lumine ; qui conspectus vocatur 449” ££tywvov, qui sextam partem cireuli subtendit : nam si ut a primo zodis ad tertium, sic a tertio ad quintum, inde porro ad septimum, ac deinde alternæ lineæ emiltantur, hexagori æquilateralis forma in eodem circulo scriberetur. Hune quidam conspectum non usquequaque receperunt, quod minimum ad maluritatem partas videatur conferre. Cum vero in quartum signum pervenit, el media duosunt, videt ATà TETpÉYEVOY : quoniam illa Linea, qua visus pertendit, quartam partem orbis abscidit, Cum autem in quinto est, tribus interjacentibus mediis, xaxà zpiywvoy adspicit: Nam tertiam signiferi partem visus ille metitur. Quæ duæ | visiones tetpéywvot et tptywvor perquam efficaces , incre= mentum partus multum adminiculant. Cæterum a loco sexto conspectus omni caret efficientia : ejus enim linea nullius polygoni adficit latus. At a septimo zodio, quod est contrarium, plenissimus potentissimusque conspectus, quosdam jam maturos infantes educit, qui septemmestres adpellantur, quia septimo mense nascuntur. At, si intra hoc spatium maturescere uterus non poluerit; octavo mense non edilur, ( ab octavo enim signo, ut a sexto, inefficax visus) sed vel nono mense, vel decimo. Sol enim à nono zodio partieulam conceplionis rursus conspi=

efficacité), mais dans le neuvième mois ou dans - Je dixième. Du neuvième signe, en effet, le soleil regarde de nouveau xarx tptyovoy (suivant le côté du triangle) le point dela conception ; et, du

(suivant le côté du earré): or, ces deux aspects, comme nous l’avons déjà dit, sont des plus efficaces. Au surplus, on ne pense pas que la naissance puisse avoir lieu dans le onzième mois, parce que eet aspect languissant n’envoie sur le Signe primitif qu'un rayon déjà affaibli, et xx0° £Edyovov (suivant le côté de l'hexagone); bien moins encore peut-il avoir lieu dans le douzième, dont l'aspect est regardé comme nul. Ainsi, d’a- . près ce système, les enfants naissent étrpnvor {à sept mois) sous l'influence de l'aspect 47% diéuerpov (diamétral) ; évedunvor (à neuf mois) sous l'influence de l'aspect xazù rpiywvoy (triangulaire); et Sextunvor (à dix mois) sous l’influence de l'aspect xarù rerpiywvoy (tétragone).

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