XX. 1. Les trochisques jouissent également
24. Aliud, quod babet cerussæ p.*. XX. ceræ p. *. XXXV. olei heminam, aquæ sextarium. Quæ quoties adjiciuntur ‘cerussæ vel spumæ argenti, scire licet, ïlla ex his coquenda esse. Est autem ea percandida compositio, quæ supra posita est, ideoque Élepavtivn nominatur.
25. Lenia quoque quædam emplastra sunt , quas lmxpès fere Graæci nominant; ut id quod habet minii p. *. 1v. spumæ argenti p. *. xxv. ceræ, ét adipis suillæ, singulorum p. *. xxxvur. vitellos quatuor.
26. Alia compositio generis ejusdem : ceræ, resinæ terebinthinæ, singulorum p. *. vi. cerussæ p. *. Viir. spumæ argenti, plambi recrementi, cxwptav (10106800 Græci vocant, singulorum P. *. xx. cicini olei, et myrtei, singulorum heminæ.
27. Tertia, quæ ad auctorem Archagathum refertur : misy cocti, æris combusti, singulorum P. *. 1. cerussæ coctæ P. *. vu. resinæ terebinthinæ p. *. x. spumæ argenti p. * vi.
28. Etiamnum generis ejusdem : spumæ argenti, ceræ, adipis suillæ , singulorum p. *.xxvu. vitelli cocti quatuor, rosæ hemina. Aut, cerati ex oleo myrteo facti partestres, adipis suillæ pars quarta, paulum ex plumbi recremento. Aut, spumæ argenti sélibra , ex olei hemina , et aquæ marinæ altera, cocta, donec ‘bullire desierit, cui paulum ceræ sit adjectum. Aut, pares portiones cerx, sevi, stibis, spumæ argenti, cerussæ.
CELSE
de propriétés diverses, et quelques-uns sont employés avec succès pour la réunion et la guérison des plaies récentes. Tel est celui-ci, qui a poar in= grédients : chalcitis, misy, écume de nitre, fleurs de cuivre, noix de galle, alun en morceau traité légèrement par ébullition , ana P. *. 1. ; cuivre brûlé, grains de grenade, ana p. *. 111. Cette composition doit être délayée dans du vinaigre; puis on l’étend sur la plaie qu’on veut cicatriser; mais si la partie blessée est nerveuse ou muscu leuse, il vaut mieux mêler au trochisque du cé rat dans la proportion de huit parties sur neuf.
On remplit les mêmes indications avee un au tre trochisque ainsi préparé : bitume, alun e morceau , ana p. *. 1.; cuivre brülé p. *. 1v.; li tharge d'argent P. *. x1. ; huile un setier.
2. Mais le trochisque de Polybe est beaucoup plus célèbre, on l'appelle en grec cpxyis. Ony fait entrer comme ingrédients : alun en morceau! PS0 — > VIN PT MY ITU.
aloès même quantité, grains de grenade, fiel d taureau, ana P. *. vi. ; après avoir broyé ces subs tances on feur donne du vin astringent pour ex: cipient.
3. Pour combattre les ulcères sordides et gangréneux des oreilles, des narines et des parties honteuses, et dissiper l’inflammation qui s’y dé veloppe, on prend : borax p. *. 1.; vitriol, alu en morceau, ana P.*, 11. écorce de physalis p. * iv. ; minium p. *. vi. ; litharge d’argent p. *. x11.! céruse P. *. xvr. Le vinaigre sert à lier ces remè des, et à les délayer au moment de s’en servir.
4. Dans les cas d’inflammation de la luette, d’ulcères sordides et de chancres survenant au
XX. 1. Pastilli quoque facultates diversas habent. Sun enim ad recentia vulnera glutinanda sanandaque apti qualis est, qui habet chalcitidis, misy, spumæ nitri, flo: ris æris, gallæ, aluminis scissilis modice cocli, singulo: rum p. *. 1. æris combusti, capitulorum mali Punici, sin gulorum p. *. ur. Hunc oportet diluere aceto, ac sic, ubi vulnus glutinandum est, illinere. At, si nervosus au musculosus is locus est, commodius est cerato miscere, sic, ut illius octo partes, nona hujus sit.
Alius ad idem constat ex his : bituminis, aluminis scis silis, singulorum p. *. 1. æris combusti p. *. 1v. spumæ a genti p. *. xI. olei sextario.
2. Sed longe Polybi celeberrimus est; oppxyis autel nominatur : qui habet aluminis scissilis p. *. 1. =. alra menti sutorii p. *. 1. myrrhæ p. * v. aloes tantumdem, capitalorum Punici mali, fellis ftaurini, singulorum p. À vi. quæ contrita vino austero excipiuntur.
3. Ad ulcera sordida, et nigriliem in auribus, naribus, obscænis partibus, inflammationesque eorum : chryso: collæ p. *. 1. atramenti sutorii, aluminis scissilis, singulorum p. *. 11. halicacabi corticis p. *. 1V. minii p. *. M spumæ argentip. *. xXII1. Cerussæ p. *. XVI. quæ ex aceto) et coguntur, et, ubi utendum est, dilumntur.
4. Andronis vero est ad uvam inflammatam , ad natu-* ralia sordida , etiam cancro laborantia : gallæ, atramenti sutorïi, myrrhæ, singulorum p. *. 1 aristolochiæ, alumi-
parties naturelles, on fait usage du trochisque d'Andron, que voici : noix de galle, vitriol, myrrhe, ana P. *.1.; aristoloche, alun en fragments, ana P. *. 11. ; grains de grenade P. *. xxv. On conserve ce mélange dans du vin euit, et pour l’usage on le délaye avec du vinaigre ou du vin, se- Jon que le mal auquel on doit remédier est plus ou moins grave.
5. Celui-ci convient spécialement dans les fissures de l’anus, la rupture des vaisseaux sanguins, et le chancre; on y trouve : vert-de-gris æ. *. 11. myrrhe P. *. x11.; antimoine, larmes de pavot, acacia , ana P. *. xvi. Le tout broyé dans du vin et délayé pour l'usage dans le même liquide.
6. La composition suivante paraît avoir la propriété d’expulser les calculs de la vessie en même temps que l’urine : casia, safran, myrrhe, costus, nard , cinnamome, réglisse, baume, hypericum, ana parties égales qu’on doit broyer ensemble ; on verse ensuite du vin doux sur le mélange, on en forme des pastilles qui representent chacune P. *. —, et on en fait prendre une à jeun tous les matins.
XXI. 1. Ces trois espèces de préparations, onguents, emplâtreset trochisques, sont d’un usage aussi varié qu'étendu ; mais il est d’autres remèdes non moins utiles, parmi lesquels il faut noter ceux qui sontréservés à l’usagedes femmes. Ils ont recu des Grecs le nom de pessaires. Voici comment on procède : Les agents médicamenteux étant préparés, on les étend sur une laine douce, et on introduit cette laine dans les parties naturelles. Comme ingrédients d’un pessaire destiné à provoquer les menstrues, on prend deux figues de Caunus, auxquelles on ajoute de nitre pP. *. x.
is seissilis, singulorum p. *. 11. capitulorum Punici mali p. - XX. Ex passo coacfa, et, cum usus exigit, aceto vel vino iluta, prout valentius aut levius vitium est , cui medendum est.
5. Proprie autem ad ani fissa , vel ora venarum fundenia sanguinem, vel cancrum : æruginis p. *. 11. myrrhæ p. xu. stibis, lacrimæ papaveris , acaciæ, singulorum p. *. vr. quæ ex vino et teruntur, et in ipso usu deliquantur.
6. Expellere autem ex vesica cum urina calculum videur hæc compositio : casiæ, croci, myrrhæ , costi, nardi, innamomi , dulcis radicis, balsami, hyperici pares poriones conteruntur ; deinde vinum lene instillatur, et pasilli funt , qui singuli habeant p. *. —. hique singuli qnoidie mane jejuno dantur.
XXI. 1. Hæc tria compositionum genera , id est, quæ n malagmatis , emplastris, pastillisque sunt, maximum ræcipueque variumu sum præstant. Sed alia quoque utilia unt; ut ea quæ fæminis subjiciuntur : xecoodc Gr. ci vo-
t. Eorum hæc proprietas est : medicamenta composita olli lana excipiuntur, eaque lana naturalibus conditur.
Ad sanguinem autem evocandum, cauneis duabus adjiitur nitri p. *. 1. aut allii semen conteritur, adjicitur myrrhæ paululum, et unguento susino miscetur : aut cucumeris silvestris pars interior ex lacte muliebri diluitur.
Ou bien on écrase de l'ail qu’on mêle avee un peu de myrrhe, et on les incorpore dans de l’onguent de lis; ou encoreon prend l’intérieur du concombre sauvage, et on le délaye dans du lait de femme.
2. Les pessaires émollients se préparent avec un jaune d'œuf, du fenugrec, de l'huile rosat et du safran, mêlés ensemble ; ou bien on y fait entrer : élatérium P. *, —=.; sel même quantité, staphysaigre P.*. vr, avec le miel pour excipient.
3. On peut employer aussi le pessaire de Boëthus ainsi formé : safran, térébenthine, ana p. *, IV. myrrhe p*—"—";"huilerosat P. "rs; suif de veau p. *.r.; cire, P. *. 11. Mêler.
4. Contre l'inflammation de la matrice un des meilleurs pessaires est celui de Numénius, dont voici la composition : safran p.*.—. ; cire P. *. 1.; beurre P.*, vIIL.; graisse d’oie P. *. x11. ; jaunes d'œuf cuits n° 2; huile rosat moins d’un verre.
5. Si l'enfant est mort dans la matrice, il faut, pour en faciliter l'expulsion, se servir d’un pessaire préparé avec de l’écorce de grenadier bien écrasée dans de l’eau.
6. Quandil s’agit d’une femme sujette par maladie de matrice à des accès d’hystérie, on compose un pessaire avec des limaçons pilés et brülés avec leurs coquilles, puis incorporés dans du miel.
7. Si la femme est stérile, le pessaire sera fait avec de la graisse de lion et de l'huile rosat.
XXI. 1. 11 y a certains mélanges de médicaments qu'on emploie sous forme sèche, et dont les parties ne sont pas liées entre elles; on s’en sert alors pour saupoudrer ; ou bien ces diverses parties sont unies au moyen d’un liquide, et on en fait usage en onctions. Voici d’abord un mode de préparation pour réprimer les chairs fongueuses :
2. Ad vulvam molliendam , ovi vitellus, et fwenum Græcum, et rosa, et crocum lemperantur. Aut elaterii p. *. =. salis tantumdem, uvæ taminiæ p. *. vi. melle excipiuntur.
3. Aut Boetho auctore : croci, resinæ terebinthinæ, singulorum p. *. 1v. myrrhæ p. *. ==. rosæ p. *.1. sevi vitulini p. *. L =. ceræ p. *. 11. miscentur.
4. Optima autem adversus inflammationes vulvæ Numenii compositio est, quæ habet croci p. *. =. ceræ p. *.1. butyri p. *. vur. adipis anserinæ p. *. x1r. vitellos coctos duos, rosæ minus cyatho.
5. Si vero infans intus decessit, quo facilius ejiciatur, malicorium ex aqua terendum, eoque utendum est.
6. Si concidere vitio locorum mulier solet, cochleæ cum testis suis comburendæ, conterendæque, deinde his mel adjiciendum est.