LIVRE II
Plusieurs signes font présager l'invasion de la maladie. En les faisant connaître je n’hésiterai pas à invoquer l'autorité des anciens et surtout celle d'Hippocrate, car bien que les modernes aient fait subir quelques modifications à la méthode curative, ils n’en reconnaissent pas moins la supériorité de ce dernier dans le pronostic. Mais avant de parler de ces signes précurseurs qui doivent alarmer le médecin, il est, je crois, de mon sujet d'indiquer les époques de l’année, les températures, les périodes de la vie et les constitutions qui résistent ou prédisposent le plus aux influences morbides, ainsi que le genre de maladies qu’on ale plus à redouter. En tout temps, il est vrai, en toute saison, à tout âge, et quelle que soit sa constitution, l’homme peut être atteint et mourir de toute espèce de maladies, mais certaines affections se montrant plus fréquemment, il importe à chacun de savoir contre laquelle et dans quels moments il a principalement à se tenir en garde.
I. Il n’est pas de saison plus favorable que le printemps; vient ensuite l'hiver; on court plus de dangers en été et de bien plus grands encore enautomne, Chaudes ou froides, les températures égales sont les meilleures, ct les plus fâcheuses sont caractérisées par d'extrêmes variations. De Jà vient que l’automne est fatal à tant de monde. Alors, en effet, la chaleur se fait sentir vers le milieu du jour, tandis que les nuits ,les matinées et les soirées sont froides. Or, le corps relâché pendant l'été, et qui l’est encore à midi par l’élévation de Ja température, se trouve bientôt après exposé brusquement à l’action du froid. C'est