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Id quoque, quod Philalethes vocatur, huic aptum

est. Myrrhæ, papaveris lacrimæ, singulorum p. *. 1. |

plumbi eloti, terræ Samiæ, quæ äorñp vVocatur, tragacanthæ, singulorum p. *. 1v. stibis cocti, amyli, singulorun p. *. vi. spodii eloti, cerussæ elotæ, singuloruin p. *, vin. quæ aqua pluviatili excipiuntur. Usus collyrii, vel ex ovo, vel ex lacte est.

13. Ex pustulis ulcera interdum fiunt; eaque recentia æque lenibus medicamentis nutrienda sunt, et iisdem fere, quæ supra in pustulis posui. Fit quoque proprie ad hæc, quod àx Ju6@vou vocatur. Habet æris combusti et eloti, papaveris lacrimæ frictæ, singulorum p. *.1. spodii eloti, thuris, stibis combusti et eloti, myrrhæ, gummi, singulorum p. *. 11.

14. Evenit etiam, ut oculi, vel ambo, vel singuli, minores fiant, quam esse naturaliter debeant : idque et acer pituitæ cursus in lippitudine efficit, et continuati fletus, et ictus parum bene eurati. In his quoque iisdem lenibus medicamentis ex muliebri lacte utendum est : cibis vero ïis, qui maxime corpus alere, et implere consuerunt : vitandaque omni modo causa, quæ lacrimas excitet, curaque domesticorum : quorum etiam si quid tale incidit, ejus notitiæ subtrahendum. Atque acria quoque medicamenta, et {

acres cibi non alio magis nomine his nocent, quam quod !

lacrimas movent.

ment nuisibles, dans ce genre d'affection, qu'en provoquant l'écoulement des larmes.

15. Ilexiste une maladie particulière, nommée phthiriase par les Grecs, et qui fait venir des poux entre les poils des paupières. Cette maladie reconnaissant pour cause le mauvais état du corps, il est rare qu'elle n’aille pas plus Join. Presque toujours, au contraire, il se déclare au bout d'un certain temps un écoulement de pituite très-âcre, qui détermine de graves ulcérations aux yeux et compromet sérieusement la vue. Il faut alors prescrire des lavements, raser la tête, et chaque jour à jeun la frotter longtemps; il faut aussi se promener et s'exercer activement ; faire usage en gargarisme de calament et defigues grasses bouillis dansde l'hydromel; fomenter souvent la tête ayec beaucoup d’eau chaude, quand on est dans le bain; éviter les aliments âcres; prendre du lait et du vin onctueux, et plutôt boire que manger. A l'intérieur on ne doit administrer que des médicaments adoucissants, pour ne pas ajouter à l'âcreté dela pituite. Enfin on se sert, pour tuer les poux et s'opposer à leur reproduction, de topiques convenables. En voici un composé d'écume de nitre P. *. 1.; de sandaraque p. *. 1.; de staphysaigre P. *. 1.; on broie le tout ensemble, et l’on ajoute parties égales d'huile vieille et de vinaigre, jusqu'à consistance de miel.

16. Les maladies des yeux n’ontexigé jusqu'ici que des remèdes adoucissants, mais il en est d’autres qui sollicitent l'emploi de moyens différents. De ce nombre sont les ophthaimies auxquelles l’inflammation a donné naissance, et qui s'étendent au delà de la période inflammatoire; quelques-unes notamment sont caractérisées par

15. Genus quoque vitii est, quodinter pilos palpebrarum pediculi nascuntur : Meta Græci nominant. Quod cum ex malo corporis habitu fiat, raro non ultra procedit : sed fere tempore interposito pituilæ cursus acerrimus sequitur ; étulceratisque vehementer oculis, aciem quoque ipsam corrumpit. His alvus ducenda est; caput ad cutem tondendum , diuque quotidie jejunis perfricandum : his ambulationibus aliisque exercitationibus diligenter utendum; gargarizandum ex mulso, in quo nepetaët pinguis ficus de-

. coctasit; sæpe in balneo multa calida aqua fovendum caput ;

yilandi acres cibi; lacte vinoque pingui utendum; bibendumque liberalius , quam edendum est. Medicamenta vero intus quidem lenia danda sunt; ne quid acrioris pituitæ concitent : super ipsos vero pediculos alia, quæ necare eos, et prohibere, ne similes nascantur. possint. Ad id

ipsum spumæ nitri p. *. 1. sandarachæ p. *. 1. uvæ ta-

miniæ p. *. 1 simul teruntur, adjiciturque vetus oleum pari portione, atque acetum, donec mellis ei crassitudo sit.

16. Hactenus oculorum morbi lenibus medicamentis nutriuntur. Genera deinde alia sunt, quæ diversam curationem desiderant; fereque ex inflammationibus nata, sed finitis quoque his manentia. Atque inprimis in quibusdam perseveral tenuis pituilæ cursus. Quibus alvus ab

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l'écoulement opiniâtre d’une pituite ténue. Il convient dans cecas de provoquer, par les lavements, des évacuations alvines, puis de restreindre la nourriture; il est bon aussi de faire des onctions sur le front avec la composition d’Andréas que voici : gomme p. *.I.; céruse, antimoine, ana P. *. 11.; litharge d'argent bouillie et lavée p. *. 1V. On fait bouillir la litharge dans de l’eau de pluie, et les autres médicaments pris à l’état sec sont broyés dans du suc de myrte. Par-dessus les onctions faites avec ce mélange, on met un cataplasme defarine délayée dans de l’eau froide, avec addition de suc d’acacia ou de cyprès. Des ventouses scarifiées , appliquées au sommet de la tête, ou des émissions sanguines pratiquées aux tempes, sont encore de bonsmeyensdetraitement, On peut aussi se servir en onctions de cette autre préparation : écaille de cuivre, suc de pavot, ana P. *. 1.; Corne de cerf brülée et lavée, plomb lavé, gomme, ana p. *. 1v.; encens p. *. xI1. La corne que renferme ce collyre lui a fait donner le nom de diakéra. Toutes les fois que je ne désigne pas spécialement le liquide qu’il faut ajouter au collyre, c’est de l’eau que j'en= tends parler.

17. On emploie dans les mêmes cas le collyre d'Évelpide qu'il appelait weuryuévov. Il se com= pose de suc de pavot et de poivre blanc, de cha que une once, de gomme une livre, de cuivre brûlé P. *, 1. s. Il est bon de suspendre de temps à autre l'application de ces remèdes, pour faire usage des bains et du vin, Si dans toutes les ophthalmies on doit éviter une nourriture atténuante, cela devient bien plus nécessaire encore quand elles sont marquées par l’écoulement chronique d’une humeur ténue. Lorsque le

inferiore parle evocanda est, demendumque aliquid ex cibo. Neque alienum est, illini frontem compositione Andreæ : quæ habet gummi p. *. 1. cerussæ, stibis, singulorum p. *. 11. spumæ argenti coctæ et elotæ p. *. 1v. Sed et ea spuma ex aqua pluviatili coquitur, et arida hæc medicamenta ex succo myrli conteruntur. Hisillita fronte, cataplasma quoque superinjiciendum est ex farina, quæ frigida aqua coacta sit, cuique aut acaciæ suctus, aut cupressns adjecta sit, Cucurbitula quoque , inciso vertice, recte accommodatur; aut ex temporibus sanguis emittitur. Inungi vero eo debet, quod habet squamæ æris, papaveris lacrimæ, singulorum p. *. 1. cervini cornu combusti et eloti, plumbi eloti, gummi, singulorum p. *.1v. thuris p. *. xt. Hoc collyrium quia cornu habet . à xéparos nominant. Quotiescumque non adjicio, quod genus humoris adjiciendum sit, aquam intelligi volo.

17. Ad idem Evelpidis, quod u:utypévoy nominabat. In eo papayeris lacrimæ , et albi piperis, singulæ unciæ sunt, gummi libra, æris combusti p. *. 1. s. Inter has autem curationes, post intermissionem aliquam, prosunt balnenm et vinum. Cumque omnibus lippientibus vitandi cibi sint, qui extenuant ; tum præcipue, quibus tenuis humor din fertur. Quod si jam fastidium est eorum, quæ pituilam

malade témoigne, pour les aliments qui peuvent épaissir la pituite, un dégoût que ce genre d'alimentation soulève du reste assez promptement, on le met à un régime astringent, lequel en resserrant le ventre agit de la même manière sur le corps.

18. Quand les ulcères ne disparaissent pas avec linflammation, ils deviennent fongueux, sordides ou profonds , ou tout au moins ils pas— sent à l'état chronique. On réprime parfaitement les fongosités avec le collyre meuryuévoy, qui déterge également les ulcères sordides, de même que le collyre connu sous le nom de sinilion.

19. Celui-ci a pour ingrédients : cuivre P. *. 1v.; gomme même quantité, ammoniac, minium de Sinope, ana p. *. xvi. Les uns se contentent de broyer ces substances dans l’eau; d'autres, pour rendre le collyre plus actif, les écrasent dans du vinaigre.

20. On tire aussi parti, dans le traitement de de ces ulcères, du collyre suivant, qu'Évelpide appelait Xepüva (4) : safran, p.*. 1.; suc de pavot, gomme, ana ». *. 11.3 cuivre brülé et lavé, myrrhe, ana P.*. 1v.; poivre blanc p. DEV Mais, avant d'employer cette préparation, il faut avoir fait usage d’un collyre adoucissant.

21. Le collyre nommé sphærion par Évelpide jouit des mêmes propriétés. Le voici :

pierre hématite lavée P. DUT POIVTE Six grains, calamine lavée, myrrhe, sue de pavot, ana P. *. 11.; Safran P. *. IV.; Somme P. *. VILL.; le tout est broyé dans du vin d’Aminée.

29. Évelpide employait aussi dans les mêmes cas une composition liquide, dans laquelle en-

crassiorem reddunt , sicut in hoc genere materiæ maxime promptum est; confugiendum est ad ea, quæ, quia ventrem, corpus quoque adstringunt.

18. At ulcera, si cum inflammatione finifa non sunt, aut supercrescentia, aut sordida , aut cava, aut certe vetera esse consuerunt. Ex his supercrescentia collyrio, quod uepyuévoy Yocatur, optime reprimuntur. Sordida purgantur et eodem , et eo, quod outrov nominatur.

19. Habet æruginis p. *. 1v. gummni tantumdem, ammoniaci, mimi Sinopici, singulorum p. *. XVI. quæ quidam ex aqua, quidam, quo vehementiora sint, ex aceto terunt.

20. Id quoque Evelpidis, quod Xep&va appellabat, huic , utile est. Croci p. *. 1. papaveris lacrimæ, gummi, singulorum p. *. 1. æris combusli et eloti, myrrhæ, singulorum p. *. 1v. piperis albi p. *. vi. Sed ante leni, tam hoc inungendum est.

21. Id quoque ejusdem, quod sphærion nominabat, eodem valet. Lapidis hæmatitis eloli p.*. 1. —. piperis grana sex, cadmiæ elotæ, myrrbæ, papaveris lacrimæ , singulorum p.*. 11. Groci p. *. IV. gummi p. *. VII.que cum vino Aminæo conterunlur.

92. Liquidum quoque medicamentum ad idem componebat, in quo erant hæc : æruginis p. *. —. misy combusti, atramenti sutorii, cinnamomi, singulorum p. *. I. Croci,

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traient les substances suivantes : verdet p. *. —.; misy brûlé, vitriol, cannelle, ana P. *. 1.; safran, nard , suc de pavot , ana p. *, 1; myrrhe Pr. *, 113 cuivre brülé P. *, 111.; cendres de parfums P. *. 1v.; poivre grains xv. Broyez le tout dans du vin astringent ; faites bouillir ensuite le mélange jusqu’à fusion complète dans trois hémines de vin de raisins cuits. Ce remède en vieillissant devient encore plus efficace.

23. Les deux collyres PAilalèthe et spheærion, indiqués ci-dessus, favorisent parfaitement la régénération des chairs dans les uleères profonds ; et le second est aussi d’un très-utile secours contre les ulcères invétérés, dont il est si difficile d'obtenir la cicatrisation.

24. Un autre collyre, bien qu'employé déjà dans un certain nombre d’ophthalmies, paraît surtoutapplicable au traitement de ces ulcères. On attribue cette formule à Hermon : poivre long p. *.1.—,; poivre blanep.*.; cannelle, costus, ana P. *. 1.; vitriol, nard, asia, castoreum, ana P. *, ar; noix de galle p. *, v.; myrrhe, safran, encens, lyeium, céruse, ana P. *. VIIL.; sue de pavot Pr. *. x11.;, aloès, cuivre brûlé, calamine, ana p. *.XYI.; acacia, antimoine, gomme,ana P. *,xxv.

25. Les cicatrices qui se forment à la suite de ces ulcères présentent deux inconvénients : elles sont trop déprimées , ou trop épaisses. Dans le premier cas, on peut effacer la dépression en faisant usage du collyre sphærion, ou de celui qu’on nomme Asclépios. Ce dernier est ainsi formé : suc de pavot P. *. 11., sagapenum, opopanax , ana P. *. III.3 Cuivre P, *. IV.; gomme P.*. VIII; poivre P. *. x11.; Calamine lavée, céruse , ana P. XVI. Si les cicatrices au contraire

nardi, papaveris lacrimæ, singulorum p. *. 1. —. myrrhæ p.*. 1. æris combusti p. *. nr. cineris ex odoribus p. *, IV. piperis grana xv. Hæc ex vino austero leruntur ; deinde cum passi tribus heminis decoquuntur, donec corpus unum sit: idque medicamentum vetustate efficacius fit.

23. Cava vero ulcera commodissime implent ex iis, quæ supra posita sunt, sphærion, et id, quod Philalethes vocatur, Idem sphærion vetustis ulceribus, et vix ad cicatricem venientibus optime succurtit.

24. Est etiam collyrium, quod cum ad plura valeat, plurimum tamen prolicere in his ulceribus videtur : refertur ad Hermonem auctorem. Habet piperis longi p. *. 1. —., albi p. *. cinnamomi, costi, singulorum p. *. 1. atramenti sulorii, nardi, casiæ, casloreï, singulorum p. *. 11. gallæ p. *. v. myrrhæ, croci, thuris, Iycii, cerussæ, singulorum p. *. var. papaveris lacrimæ p. *. x11. aloes, æris combusti, cadmiæ, singulorum p. *. XVI. acaciæ, slibis , gummi, singulorum p. *. Xxv.

25. Factæ vero ex ulceribus cicatrices duobus vitiis periclitantur ; ne aut cavæ , aut crassæ sint. Si cavæ sunl, potest eas implere id, quod Sphærion vocari dixi; vel id, quod Asclepios nominatur. Habet papayeris lacrimæ p. *. | 11. Sagapeni, opopanacis, siugulorum p. *. n1. æruginis p. *.1v. gummi p. *. vin. piperis p. *. XII. Cadmiæ clotæ, D cerussæ, singulorum p. *. xvi. At si crassæ cicatrices l

ont trop saïllantes, on en diminue l'épaisseur à l’aide de la préparation dite smilion, ou du collyre de Canope, qui se compose de cannelle, d'acacia, ana P. *. 1.; de calamine lavée, de safran , de myrrhe, desue de pavot , de gomme, ana P. *. 11., de poivre blanc, d’encens, ana P. *. 111., de cuivre brülé p. *. 1x. On peut se servir aussi d’un collyre d'Evelpide nommé pyæirum, et dont voici les substances : sel fossile P. *. IV.; gomme ammoniaque en larmes P. *.

vrxr.; sue de pavot P. *. x11.; céruse P. *. XV. poivre blanc, safran de Sicile, ana p. *. XXxIL.; gomme p. *, xt; calamine lavée p. *. 1x. La meilleure préparation cependant pour diminuer la cicatrice paraît être celle-ei : gomme r. *. —.; verdet p. *. r.; lie de safran P. *. 1v.

26. L'inflammation existe encore sous une autre forme, caractérisée par le gonflement, la tension et la douleur des yeux. Il est nécessaire de pratiquer la saignée du front, de fomenter amplement la tête et les yeux avec de l’eau chaude, d'employer un gargarisme fait avec la lentille ou le suc de figuier, et de faire usage en onctions des médicaments âcres indiqués plus haut, entre autres du collyre sphærion, qui contient de la pierre hématite. On peut aussi tirer parti des substances propres à effacer les granulations dont je vais parler.

27. Ces granulations, qui presque toujours succèdent à l’inflammation , sont plus ou moins prononcées. Quelquefois elles produisent elles-mêmes une autre ophthalmie qui, à son tour, augmente les granulations. Cetteaffection est de courte durée chez les uns, plus longue chez les autres, et fans certains cas se prolonge presque indéfini-

sunt, extenuat vel smilion, vel Canopite collyrium ; quod habet cinnamomi, acaciæ, singulorum p.*. 1. cadmiæ elotæ , croci, myrrhæ, papaveris lacrimæ, gammi, singulorum p. *. n. piperis albi, thuris, singulorum p. *. in. æris combusti p. *. 1x. Vel Evelpidis pyxinum, quod ex his constat : salis fossilis p. *. rv. ammoniaci thymiamalis p. *. van. papaveris lacrimæ p. *. x1r. Cerussæ p. *. XY. piperis albi, eroci Siculi, singulorum p. *. xxx11. gummi p. *. x. cadmiæ elotæ p. *. 1x. Maxime tamen tollere sicatricem videtur id, quod habet gammi p. *.—=. æruginis p. *. 1. Crocomagmatis p. *. 1V.

26. Est eliam genus inflammationis, in qua, si cui tument ac distenduntur cum dolore oculi, sanguinem ex fronte milli necessarium est; multaque aqua calida caput atque oculos fovere; gargarizare ex lenticula, vel ex fici cremore; inungi acribus medicamentis, quæ supra comprehensa sunt; maximeque eo, quod sphærion nominatur, quod lapidem hæmatiten habet. Atque alia quoque utilia sunt, quæ ad extenuandam aspritudinem fiunt; de qua prolinus dicam.

27. Hæc autem inflammationem oculorum fere sequitur; interdum major, interdum levior. Nonnumquam

{ etiam ex aspritudine lippitudo fit; ipsam deinde aspritu-

dinem auget , fitque ea in alüis brevis, in aliis longa, et |

ment. Quelques personnes ont coutume de frotter les paupières, devenues dureset épaisses, avecune feuille de figuier, ou bien avec une sonde en forme de râpe; parfois même elles se servent du scalpel pour les ratisser ; et, après les avoir renversées, elles les frottent chaque jour avec différents topiques. Ces moyens ne sont indiqués que pour les fortes granulations qui sont passées à l'état chronique ; etencore on ne doit pas y revenir souvent, car on arrive plus facilement au même but à l’aide de remèdes particuliers et d'un régime convenable. On conseillera donc l'exercice et l’usage fréquent des bains; on aura soin de bassiner les yeux avec beaucoup d’eau chaude : le régime ensuite se composera d’aliments âcres et atténuants, et enfin pour collyre on prendra celui qu'on appelle césarien. Il est ainsi fait : vitriol ».*. 1,3 misy ». *. ==; poivre blanc pP. * = —.; suc de pavot, gomme, ana P. * 11.; cadmie lavée P. *. 111.5 antimoine pP. *. vi. Il est constant que ce collyre jouit d’une grande efficacité coutre toutes les ophthalmies qui ne réclament pas l'emploi de remèdes adoucissants.

28. On guérit aussi ces granulations avec le collyre d’'Hiérax, dont voici la composition : myrrhe pP. *, 1.; gomme ammoniaque en larmes p.

*. 31. verdet ratissé p. *, 1v. Les collyres de Canope , smilion, pyæinum et sphærion, sont également convenables. Si ces préparations font défaut , on vient encore à bout d’effacer les granulationsen se servant de fiel de chèvre ou d’excellent miel.

29. Il existe aussi une ophthalmie sèche qui a reçu des Grecs le nom de æérophthalmie (5), et dans laquelle on n’observe ni écoulement, ni

, quæ vix umquam finiatur. In hoc genere valetudinis qui-

dam crassas, durasque palpebras, et ficulneo folio, et asperato specillo, et interdum scalpello eradunt ; versasque quotidie medicamentis suffricant. Quæ neque nisi in magna vetustaque aspritudine, neque sæpe facienda sunt : nam melius eodem ratione victus et idoneis medicamentis pervenitur. Ergo exercitationibus utemur, et balneo fre: quentioré; multaque oëulos aqua calida fovebimus : cibos autem sumemus acres et extennantes ; at medicamentum id, quod Cæsarianum vocatur. Habet ‘atramenti sutorii p. *. 1. misy p. *.—. piperis albi p. *. ==. papaveris lacrimæ, gummi, singulorum p. *. 11. cadmiæ lolæ p. *. ur. stibis p. *. vr. Satisque constat, hoc collyrium adversus omne genus oculorum valetudinis idoneum esse; exceptis üis, quæ lenibus putriuntur.

28. Id quoque, quod Hieracis nominalur, ad aspritudinem potest, Habet myrrhæ p. *. 1. ammoniaci thymiamatis p. *. 11. ærüginis rasæ p. *. 1v. Ad idem idoneum est etiam id, quod Canopite, et id quod smilion vocatur, et id quod pyxinum, et id quod sphærion. Si composila medicamenta non adsunt, felle caprino, vel quam optimo melle satis commode aspritudo curatur.

29. Est etiam genus aridæ lippitudinis : Engogüæauiav Græci appellant. Neque tument, neque fluunt oculi, sed

tumeur ; seulement les yeux sont rouges , pesants et douloureux , et les paupières se trouvent collées pendant la nuit par une chassie épaisse. La durée de cette ophthalmie est d'autant plus longue, qu'elle s'est montrée moins violente au début. El faut, en pareil cas, se promener et s’exercer beaucoup, se baigner souvent, transpirer dans le bain, et faire de nombreuses frictions. Pour le régime, il faut garder un juste milieu entre les aliments qui ont trop d'âcreté et ceux qui sont trop nourrissants. Le matin, dès qu'on est certain que la digestion est faite , il convient de se gargariser avec une décoction de moutarde, puis de s’en frotter pendant longtemps la tête et la bouche.

30. Contre cette affection le meilleur collyre est celui qu'on appelle rhinion. Il renferme : myrrhe p. *. —; suc de pavot, suc d’acacia, poivre, gomme, ana P. *. {.; pierre hématite, pierre phrygienne, lycium, schiste, ana p. *. 11., cuivre brûlé p. *. 1v. Le collyre pyxinun peut se prêter au même usage.

31.Quandles yeux présentent desgranulations, ce qui se rencontre principalement aux angles, on se sert avec succès, soit du collyre rhinion dont on .vient de parler, soit d’un autre qui se compose de verdet ratissé, de poivre long, d’extrait de pavot, ana p. *. 11.3 de poivre blanc, de gomme,-ana P. *. IV. de cadmie lavée, de céruse, ana p. *. vr. Aucun cependant n’est préférable à celui qu'Évelpide nommait basilicon.

On y fait entrer suc de pavot, céruse, pierre asienne, ana P. *. II.; gomme p. *. III.; poivre blane p. *. 1v.; safran p. *, VI.; psoricum pP. *. x, Ce dernier mot désigne non une sub-

rubent tantum, et cum dolore quodam graves sunt, et noctu præ gravi pituita inhærescunt : quantoque minor generi huic impetus, tanto finis minus expeditus est. In hoc vitio multum ambulare, mullum exerceri, lavari sæpe, ibique desudare, multaque frictione uti necessarium est. Cibi neque qui implent, neque nimium acres, apti sunt, sed inter hos medii. Mane, ubi concoxisse manifestum est, non est alienum ex sinapi gargarizare; tum deinde caput atque os diutius defricare.

30. Collyrium vero aptissimum est, quod rhinion vocatur. Habet myrrhæ p. *. —. papayeris lacrimæ, acaciæ succi, piperis, gummi, singulorum p. *. 1. lapidis hæmatitis, lapidis Phrygii, lyci, lapidis scissilis, singulorum p. *, 11. æris combusti p. *. IV. AG pyxinum quoque eodem accommodatum est,

31. Si vero scabri oculi sunt, quod maxime in angulis esse consuevit, potest prodesse rhinion, id quod supra positum est ; potest similiter id, quod habet æruginis rasæ, piperis longi, papaveris lacrimæ, singulorum p. *. n. piperis albi, gumuni singulorum p. *.1v. cadmiæ elotæ, ce russæ, singulorum p. *. vi. Nullum tamen melius est, quam Evelpidis, quod Bacihwxdy nominabat. Habet papaveris la- <rimæ, cerussæ, lapidis Asii, singulorum p. *. n. gummi p. *. ur. piperis albi p. *. 1v. croci p. *. vI. psorici p. *.

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stance en particulier, mais bien un mélange de chalcitis et de cadmie qu’on broie dans une quantité double de vinaigre. La préparation, placée dans un vase d'argile, et recouverte de feuilles de figuier, doit rester sous terre pendant vingt jours , au bout desquels on la retire pour être triturée de nouveau, et elle prend alors le nom de psoricum. On regarde le collyre basilicon comme propre à combattre tous les maux d'yeux auxquels les remèdes adoucissants ne sont pas applicables. A défaut de médicaments composés, le miel et le vin réussissent à enlever les granulations des angles de l’œil. De même que dans l’ophthalmie sèche,on se trouve bien ici d'appliquer sur les yeux de la mie de pain trempée dans du vin. Ces maladies en effet dépendant presque toujours d’une humeur âcre qui produit les granulations des yeux, des angles ou des paupières, ce cataplasme sert à l’absorber si elle se fait jour au dehors, ou bien à la dissiper si elle occupe les parties voisines.

32. L’obscurcissement de la vue survient quelquefois après ure ophthalmie, et d’autres fois il résulte simplement de la vieillesse ou d'une autre cause débilitante. Quand ce désordre est la suite d’une ophthalmie, on le traite avec succès , soit à l’aide du collyre dit Asclépios, soit en prenant celui qu’on prépare avec la lie de safran.

33. Le collyre que les Grecs appellent àx xpoxou est spécialement composé pour remédier à cet accident. On y fait entrer : poivre P. *. I.; safran de Cilicie, opium, céruse, ana P.*.11.; psoricum , gomme, ana P. *. IV.

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