Est igitur Philonis, quod habet cerussæ elotæ
adoucissantes et légèrement résolutives. J'indiquerai seulement les préparations les plus importantes.
3. Collyre de Philon : de céruse lavée, de tutie, de gomme, ana p. *. 1.; de larme de pavôt brülée P. *. 11. Il est bon de savoir à ce sujet qu’en général les médicaments, après avoir été broyés isolément, doivent être une seconde fois triturés ensemble à l’aide d’un peu d’eau ou d'un autre liquide, qu'on ajoute peu à peu. Il faut savoir aussi que la gomme, entre autres propriétés, a celle de conserver gluants et non friables les collyres que le temps a pu dessécher.
4. Collyre de Denys : larmes de pavot brülées jusqu’au point de les ramollir P. *. 1.; encens brülé, gomme, ana p. *11.; tutie P. *. 1v.
5. Collyre de Cléon (celui-ci jouit d’une grande renommée) : Larme de pavot frite P. *. 1.; safran P. *. —.; gomme pP.*. 1.; broyez et ajoutez du sue de roses. Autre collyre du même, et plus actif : écaille de cuivre (orouwux des Grecs) P. *. 1. ; safran p.*. 11. ; tutie P. *.1v.; plomb lavé et brülé P.*. vi.; gomme même quantité. Le collyre d’Attale a les mêmes usages, et s'emploie principalement quand il y a un écoulement considérable de pituite. Le voici: castoreum p. * —. ; aloès ». *, —.; safran P.*.1., myrrhe p. *. r1.; lycium p. *. 111.3 cadmie préparée P.*. VIIL.; antimoine même proportion; sue d’acacia p. *. x11. Comme cette préparation ne contient pas de gomme, on la conserve liquide dans une petite boite. Théodote y fait de plus entrer, opium brülé p. *.1.; cuivre brülé et lavé p. *. 11.3 amandes de dattes torréfiées n° xx. ; gomme P. *. XII.
6. On conserve de Théodote le collyre suivant; que quelques-uns appellent &xptorov: Castoreum,
spodii, gammi, singulorum p. *. 1. papaveris Jacrim& combustæ p. *- 11. llud scire oportet, hic quoque omnia medicamenta, singula primum per se teri, deinde mista iterum, adjecta paulatim vel aqua, vel alio humore : gummi cum quasdam alias facullates habeat, hoc maxime præstare, ut, ubi collyria diu facta inaruerunt, glutinata sint, neque frientur.
4. Dionysii vero collyrium est : papaveris lacrimæ combustæ, donec tenerescat, p. *. 1. (huris combusti, gummi, singulorum p. *. 11. spodii p. *. 1v.
5. Cleonis nobile admodum : papaveris lacrimæ frictæ p. *- 1. eroci p. *. —. gummi p. *. 1. quibus, cum teruntur, adjicitur rosæ suceus. Aliud ejusdem valentius : squamæ æris, quod orépwux appellant, p.*. 1. croci p.”. 11. spodij p. *. iv. plumbi eloti, et combusti p. *. vi. gummii tantumdem. Attalium quoque ad idem est, maxime ubi multa pituita profluit : castorei p. *. —. aloes p. *. —. croci p. *. 1. myrrhæ p. *. n. 1ycüi p. *. m1. cadmiæ curalæ p- *. vu. stibis lantumdem, acaciæ succi p. *. xi. Quod gummi hoc non habet, liquidum in pixidicula servatur. Theodotus vero huic compositioni adjecit papaveris lacrimæ combuslæ p. *. 1. æris combusti et eloti p. *. 11. nucleos palmarum combustos nuinero xx. gummi p. *. xu.
nard indien , ana p. *. 1.; lycium P. *. =. autant de suc de pavot; myrrhe p. *. 11; safran, céruse lavée, aloès, ana P. *. 1. ; cadmie en grappe et lavée, cuivre brülé, ana P. *. VIII. ; gomme P. *. XVIII. ; suc d’acacia p.*. xx., antimoine même dose, et quantité suffisante d’eau pluviale.
7. Un‘des collyres dont l'usage est le plus répandu, indépendamment de ceux qui précèdent, est celui que les uns appellent xéüuv, etles autres réppuov, parce qu'il est d'une couleur cendrée. Il a pour ingrédients : amidon , gomme adragant, suc d’acacia; gomme, ana P.*. I. ; Opium P. *. IL. ; céruse lavée P. *. 1v.; litharge d’argent lavée p. *. vus; le tout trituré comme ci-dessus dans de l’eau de pluie.
8. Évelpide, fameux oculiste de nos jours, employaitun collyre de sa composition qu’il nommait rpuywèes. Le voici : Castoreum p. *. = —.; lycium, nard, opium, ana p.*. 1. safran, myrrhe, aloès, ana p. *. 1v.; cuivre brûlé P. *. vit ; cadmie et antimoine, ana p. *. x1I. ; suC d’acacia P. *. xxvI. et gomme même quantité.
Plus l’inflammation est grave, plus il est urgent de rendre les collyres adoucissants par l’addition d’un blanc d'œuf ou d’une certaine quantité de lait de femme. L’un de ces agents même suffit souvent pour diminuer la violence du mal, lorsqu’en l’absence du médecin, ou à défaut d'autre remède, on l’applique sur l'œil à l’aide d’un pinceau disposé pour cela. Quand on est en voie de guérison , et que déjà la pituite cesse d’affluer, les bains et l'usage du vin emportent les derniers vestiges dela maladie. Il y a donc lieu de se baigner, mais en commencant par de légères frictions huileuses, qui devront être plus prolongées
6. At ipsius Theodoti, quod a quibusdam &yptotoy nominatur, ejusmodi est : castorei, nardi Indici, singulorum p. *. Lyc p. *. —. papaveris lacrimæ tantumdem, myrrhæ p. *. n. croci, cerussæ elotæ, aloes , singulorum p. *. ur. cadmiæ botryitidis elotæ, æris combusti, singulorum p. *. Var. gummi p. *. XVIN. acaciæ sUCCI p. *. XX. stibis tantumdem ; quibus aqua pluviatilis adjicitur.
7. Præter hæ&c, ex frequentissimis collyriis est id, quod quidam xÿ010v, quidam a cinereo colore tégprov appellant. Amyli, tragacanthæ, acaciæ succi, gummi, singulorum p- *. 1. papaveris lacrimæ p. *. 11. cerussæ elotæ p. *. 1v. spumæ argenti elotæ p. *. vur. quæ æque ex aqua pluviatili conteruntur.
8. Evelpides autem, qui ætate nostra maximus fuit oscularius medieus , utebatur eo, quod ipse composuerat : fovy®ôec nominabat. Castorei p. *. — —. lycii, nardi, papaveris lacrimæ, singulorum p. *. 1. croci, myrrhæ, aloes, singulorum p. *.1v. æris combusti p. *. vi. cadmiæ, et stibis, singulorum p. *. XII. acaciæ succi p. *. xxvVI. gummi tantumdem.
Quo gravior vero quæque inflammatio est, eo magis leniri medicamentum debet, adjecto vel albo ovi, vel muliebri lacte. At si neque medicus, neque medicamentum præsto est, sæpius utrumlibet horum in oculos penicillo ad
CELSE
sur les cuisses et les jambes; il faut aussi préalablement se bassiner amplement les yeux avec de l'eau chaude, diriger ensuite des affusions chaudes sur la tête, et les remplacer par des affusions tièdes. IL importe au sortir du bain d'éviter l'impression de l'air et du froid. Ces précautions observées, on rendra la nourriture un peu plus substantielle que les jours précédents, en excluant toutefois les aliments qui atténueraient la pituite. Le vin qu'on prendra sera léger, sans trop d’astringence et médiocrement vieux. Il faut en boire avec assurance, mais avec réserve ; c’est-à-dire dans une assez juste mesure pour que, sans troubler la digestion, il puisse favoriser le sommeil, et corriger intérieurement l'âcreté des humeurs. Si l’on sent augmenter dans le bain le trouble de l'organe visuel (ce qui arrive ordinairement à ceux qui pour se baigner n’ont pas attendu que la pituite cessât de couler), il faut alors se hâter de sortir de l’eau , ne pas boire de vin ce jour-là, manger moins que la veiile, et revenir à l'usage du bain dès que l’afflux pituiteux sera suffisamment arrêté. Néanmoins, sous l'influence d’une saison contraire, ou par suite d’une mauvaise disposition du corps, il n’est pas rarede voir la douleur, l'inflammation et l’écoulement depituite se prolonger pendant plusieurs jours. En pareil cas, et lorsque par cette durée même le mal est déjà mûr, il y a lieu de réclamer le secours de ces derniers moyens, c’est-à-dire du vin et des bains. Dangereux en effet au début des affections, parce qu'ils peuvent les exaspérer et les enflammer, ils deviennent en général d’une grande efficacité contre les maladies chroniques qui ont résisté à tous les autres remèdes. On observe ici,
id ipsum facto infusum, id malum lenit. Ubi vero aliquis relevatus est, jamque cursus pituitæ constitit, reliquias fortasse leviores futuras discutiunt balneum et vinum. Igitur lavari debet, leviter ante ex oleo perfricatus, diutiusque in cruribus et feminibus; multaque calida aqua fovere oculos; deinde per caput prius calida, tum egelida perfundi : a balneo cavere ne quo frigore afflatuve lædatur : post hæc cibo paulo pleniore, quam ex eorum dierum consuetudine, uti, vitatis famen omnibus pituitam extenuantibus; vinum bibere leve, subausterum, modice vetus, neque effuse, neque timide; ut neque crudilas ex eo, ettamen somnus fiat, lenianturque intus latentia acria. Sed si quis in balneo sensit majorem oculorum perturbationem, quam attulerat; quod incidere iis solet, qui manente adhuc pituitæ cursu festinarunt; quamprimum discedere debet; nihil eo die vini assumere, cibi minus etiam, quam pridie : deinde cum primum salis pituita substitit, iterum ad usüm balnei redire. Solet tamen evenire nonnumquam, sive tempestatum vitio, sive corporis, ut pluribus diebus neque dolor, neque inflammatio, et minime pituitæ cursus finiatur. Quod ubi incidit, jamque ipsa velustate res matura est, ab his eisdem auxilium petendum est, id est balneo ac vino. Hæc enim utin recentibus malis aliena sunt, quia concitare ea possunt,
somme dans d’autres circonstances, qu'après avoir échoué dans une médication convenable, on obtient de bons résultats par des moyens contraires. Avant d'en venir là pourtant, il faut raser latête, la fomenter dans le bain, ainsi que les yeux, avec une grande quantité d’eau chaude; essuyer ces parties avec une compresse, et employer la pommade d'iris en onctions sur le cuir chevelu. Cela fait, on doit garder le lit jusqu'à ce que la chaleur acquise dans le bain soit passée, et que la sueur, qui a dû nécessairement se porter sur la tête, ait aussi disparu. On passe ensuite à l'alimentation indiquée plus haut, et l’on boit son vin pur. Il faut avoir soin enfin de tenir la tête couverte et d'observer le repos ; car souvent alors l'écoulement pituiteux se termine par un sommeil profond, par une sueur, ou par une évacuation alvine. Quand le mal diminue (et c’est le cas le plus ordinaire }, il faut pendant plusieurs jours encore suivre le même traitement, jusqu’à ce que la santé soit entièrement rétablie. S'il n’y a pas eu deselles durant cet intervalle, on donnera des lavements pour mieux dégager les parties supérieures. Quelquefois cependant l’inflammation se déclare avee tant de violence, que les yeux sont pour ainsi dire chassés de leur orbite. Les Grecs ont donné le nom de proptose à cet accident, parce qu’en effet il y a procidence du globe de l'œil. Dans ces conditions , il est toujours nécessaire de tirer du sang, si les forces le permettent, ou, si la faiblesse est trop grande, de prescrire des lavements et de prolonger la diète. On a besoin aussi des remèdes les plus adoucissants ; c’est ce qui fait préférer le premier collyre de Cléon au second ; mais le meilleur est celui de
et accendere ; sic in veteribus, quæ nullis aliis auxiliis cesserunt, admodum efficacia esse consuerunt : videlicet hie quoque, ut alibi, cum secunda vana fuerint, contrariis adjuvantibus. Sed ante tonderi ad cutem convenit : deinde in balneo aqua calida quamplurima caput atque oculos fovere : tum utrumque penicillo detergere, et ungere caput irino unguento; continereque in lectulo se, donec omnis calor, qui conceptus est, finiatur, desinatque sudor, qui necessario in capite collectus est : tum ad idem cibi vinique genus veniendum , sic, uti potiones meracæ sint ; obtesendumque caput, et quiescendum. Sæpe enim post hæec gravis somnus, sæpe sudor, sæpe alvi dejectio pituitæ eursum finit. Si levatum malum est; quod aliquanto sæpius fit; per plures dies idem fieri oportet, donec ex toto sanitas restituatur. Si diebus iisdem alvus nihil reddit, ducenda est ; quo magis superiores partes leventur. Nonnumquam autem ingens inflammatio tanto impetu erumpit, ut oculos sua sede propellat : roértwctv id, quopiam oculi procidunt, Græci appellant. His utique, si vires patiuntur, sanguinem mitli; si id fieri non potest, alvum duci, longioremque inediam indici, necessarium est. Opus autem lenissimis medicamentis est : ideoque Cleonis collyrio quidam, quod ex duobus ante positum
Nilée, et sur ce pointiln’y ayasla moindre contestation entre les médecins.
9. En voicila composition : nard indien, sue de pavot, ana p. *. —.; gomme pe. *. I.; safran P.*. 11, ; feuilles de roses fraîches p. *. 1v.; le tout mêlé dans de l’eau de pluie, ou dans du vin léger etunpeuastringent. On peut aussi faire bouillir, dans du vin, de l'écorce de grenade , ou des fleurs de mélilot, pour les broyer ensuite ; ou bien on fait un mélange soit de myrrhe noire et de feuilles de roses ; soit de feuilles de jusquiame et d’un jaune d'œuf cuit ; soit de farine délayée dans du suc d’acacia, dans du vin de raisins cuits, ou dans de l’hydromel. Ces divers collyres deviennent encore plus efficaces par l’addition de feuilles de pavot. Après avoir préparé l’un de ces collyres, on commence par se bassiner les yeux avec un linge trempé dans une décoction chaude de feuilles de myrte ou de roses, puis on passe à l'application du remède. De plus, on doit poser des ventouses scarifiées à la région occipitale. Si, par le concours de tous ces moyens, l'œil ne rentre pas dans l'orbite, et fait toujours la même saillie au dehors, il faut savoir que la lumière est perdue sans retour, et que la maladie se terminera par induration ou par suppuration. Si la suppuration devient manifeste, c'est à l'angle temporal que l’œil doit être incisé , pour amener par l'évacuation du pus, la cessation de l’inflammation et de la douleur, et diminuer aussi la difformité ultérieure, en remettant les tuniques en place. On fait usage ensuite des mêmes collyres , auxquels on ajoute un œuf ou du lait, ou du safran mélangé avec un blanc d'œuf. Quand l'œil est frappé d’induration, et par cela même
est, utuntur. Sed optimum est Nilei; neque de ullo magis inter omnes auclores convenit.
9. Id habet nardilndici, papaveris lacrimæ , singulorum p.*.—gummip.*. 1. croci p. *.n. foliorum rosæ recentium p. *.1v. quæ vel aqua pluviatili, vel vino levi, subaustero coguntur. Neque alienum est, malicorium, vel sertulam Campanam ex vino coquere, deinde conterere; aut myrrham nigram cum rosæ foliis miscere; aut hyoscyami folia cum ovi cocti vitello ; aut farinam cum acaciæ succo, vel passo, aut mulso : quibus si folia quoque papaveris adjiciuntur, aliquanto valentiora sunt. Horum aliquo præparato, penicillo fovere oculos oportet, ex aqua calida expresso, in qua ante vel myrti vel rosæ folia decocta sint : deinde, ex illis aliquid imponi. Præter bæec ab occipitio, incisa cute, cucurbitula admovenda est. Quod si per hæe restitutus oculus in sedem suam non est, eodemque modo prolapsus permanet , scire oportet, lumen esse amissum ; deinde fulurum, ut aut indurescat is, aut in pus vertatur. Si suppuratio se oslendit, ab eo angulo, qui tempori propior est, incidi oculus debet ; ut, effuso pure, inflammatio ac dolor finiatur, et intus tunicæ residant, quo minus fœda postea facies sit : utendum deinde vel iisdem collyriis est ex lacte aut ovo ; vel croco, cui album
assez privé de vie pour ne pas suppurer, il faut emporter tout ce qui fait une saillie difforme en saisissant la tunique externe à l’aide d’un crochet, au delà duquel on pratique l’excision avec le scalpel. On injecte après cela dans l'œil les mêmes médicaments, dont on doit se servir également lorsque cet organe, sorti de l'orbite, présente des fissures en plusieurs endroits.
10. Il est encore assez commun de voir à la suite d’une inflammation survenir des charbons qui peuvent avoir pour siége, soit le globe oculaire, soit la face interne ou externe des paupières. Dans ce cas, il faut prescrire des lavements, restreindre l'alimentation et faire boire du lait, pour tempérer l’âcreté des humeurs, qui est la source du mal. En fait de cataplasmes et de médicaments, on emploiera ceux que nous avons indiqués contre l'inflammation. Le collyre de Nilée est aussi de la plus grande utilité. Si le charbon néanmoins existe à la face externe de la paupière, le mieux est d'appliquer un cataplasme de graine de lin bouillie dans de l’hydromel, ou, s’il n’y a pas de graine de lin, d'en mettre un de farine de froment , qu'on fait bouillir de la même manière.
11. Quelquefois aussi l’inflammation donne naissance à des pustules ; et quand cet accident a lieu des le principe, c’est une raison de plus de se conformer aux règles que j'ai posées plus haut relativement au repos età la saignée. Sielles paraissenttrop tard pour qu’on puisse tirer du sang, il faut cependant donner des favements, et, dans le cas où quelque raison s’y opposerait, le régime au moins sera scrupuleusement observé. Il est nécessaire en même temps de recourir aux to-
ovi misceatur. At si inäuruit, et sic emortuus est, ne in pus verteretur, quatenus fœde prominebit, excidendum erit, sic, ut hamo summa tunica apprehendatur, infra id deinde scalpellus incidat : tum eadem medicamenta erunt conjicienda, donec omnis dolor finiatur. lisdem medicamentis in eo quoque oculo utendum est, qui primum procidit, deinde per plura loca fissus est.
10. Solent etiam carbunculi ex inflammatione nasci, nonnumquam in ipsis oculis, nonnumquam in palpebris : et in bisipsis, modo ab interiore, modo ab exteriore parte. In hoc casu alvus ducenda est; cibus minuendus ; lac potui dandum, ut acria, quæ læserunt, leniantur. Quod aû cataplasmata et medicamenta pertinet, iis utendum, quæ adversus inflammationes proposila sunt : atque hic quoque Nilei collyrium optimum est. Si tamen carbunculus in exteriore palpebræ parte est, ad cataplasmata aptissimum est lini semen ex mulso coctum; aut, si id non est, tritici farina eodem modo cocta.
11. Pustulæ quoque ex inflammatione interdum oriuntur. Quod si inter initia protinus incidit, magis etiam servanda sunt, quæ de sanguine et quiele supra proposui : sin serius , quam ut sanguis mitti possit, alvus tamen ducenda est : si id quoque aliqua res inhibet, utique victus ratio servanda est. Medicamentlis autem hic quoque lenibus opus est, quale Nilei, quale Cleonis est.
CEILSE.
piques adoucissants, comme le collyre de Nilée et celui de Cléon.
12. Lecollyre appelé Philalèthe estutile aussi dans cette affection. Voiei les substances : myrrhe, suc de pavot, ana p. *. 1. ; plomb lavé, terre de Samos dite aster, somme adragant, ana p. *. 1v.; antimoine boui!li, amidon, ana p. *. vr.; tutie lavée, céruse lavée, ana p. *. vi. ; l'eau de pluie sert de véhicule, et pour l'usage on ajoute un œuf ou du lait.
13. Les pustules peuvent se convertir en ulcères ; ceux-ci, quand ils sont récents, réclament des remèdes adoucissants, et ce sont presque toujours les mêmes que j'ai prescrits contre les pustules. Mais on leur applique aussi un collyre spécial qu’on appelle dialiban. 11 se compose de cuivre brûlé et lavé, d’extrait de pavot frit, ana P. *. 1.; de tutie lavée , d’encens, d’antimoine brûlé et lavé, de myrrhe, de gomme, ana P. *. II.
14. Il arrive encore qu’un œil devient plus petit que l’autre, ou que les deux yeux sont moins grands que dans l’état naturel. Cela est produit par l'écoulement d’une pituite âcre qui accompagnait l’ophthalmie, par un larmoiement continuel , ou par une violence extérieure dont on a négligé le traitement. C’est toujours le cas d'employer les collyres adoucissants et d’y ajouter du lait de femme. Le regime alimentaire sera très-substantiel et très-nourrissant. Il importe d'éviter tout ce qui pourrait faire couler les larmes, il faut renoncer aux soins domestiques , et s’il survient quelque embarras à ce sujet, on en dérobera la connaissance au malade. Les remèdes et les aliments âcres ne sont vrai-