‹ Celse, Vitruve, Censorin (œuvres complètes), FrontinChapitre 48 sur 265 · At si ex senectute, aliave imbecillitate id est, recte · texte numérisé non relu

At si ex senectute, aliave imbecillitate id est, recte

conséquence de la vieillesse ou de quelque infirmité, il convient de frotter les yeux avec un mélange d'excellent miel, d'huile de troëne et de vieille huile. Il vaut beaucoup mieux cependant mêler une partie de baume, deux parties d'huile vieille ou d'huile de troëne, ettrois parties de miel très-âcre. Les remèdes que nous venons d'indiquer contre le trouble visuel de la première espèce, et ceux qu’on à signalés plus haut comme destinés à diminuer l'épaisseur des cicatrices, peuvent aussi dans ce cas recevoir des applications utiles. Les personnes dont la vue s'obscurcit devront marcher et s'exercer beaucoup, se baigner souvent , et, une fois au bain, se faire frotter tout le corps et principalement la tête avec de l'huile d'iris, en ayant soin de pousser les frictions jusqu'à la sueur ; elles devront être bien couvertes, et n’enlever chez elles aucun vêtement avant d’avoir donné à la chaleur et à la sueur le temps de disparaître. Ensuite on choisira des aliments âcres et atté— nuants, puis, quelques jours après, il faudra faire usage de gargarismes à la moutarde.

35. La cataracte, que les Grecs nomment 975us, intercepte quelquefois la lumière de l'œil. Quand cette affection est ancienne, il faut en venir à l'opération; mais en l'attaquant dès le principe, on peut en obtenir la résolution par l'emploi de certains moyens. Il faut dans ce cas pratiquer des émissions sanguines au front ou aux narines, appliquer le feu aux veines des tempes, provoquer par des gargarismes l'écoulement de la pituite, recourir aux fumigations, et n’employer que des collyres âcres. Quant au régime, le meilleur est celui qui atténue la pituite.

inungi potest, et melle quam optimo, et cyprino, et oleo vetere. Commodi, simum lamen est, balsami parlem unam, et olei veteris, aut cyprini partes duas, mellis quam acerrimi partes tres miscere. Utilia huic quoque medicamenta sunt, quæ ad caliginem proxime, quæque ad extennandas cicatrices supra comprehensa sunt, Cuicumque vero oeuli caligabunt, huic opus erit multa ambulatione, atque exercitatione; frequenti balneo; ubi totum quidem corpus perfricandum est, præcipue tamen caput, et quidem

- irino, donec insudet ; velandumque postea, nec detegen-

dum, antequam sudor et calor domi conquierint. Tum cibis utendum acribus, et extenuantibus; interpositisque aliquibus diebus , ex sinapi gargarizandum.

35. Suffusio quoque, quam Græci dréyvoty nominant , interdum oculi potentiæ , qua cernit, se opponit. Quod, si iuveteravit, manu curandum est: inter initia nonnumquam certis observationibus discutitur. Sanguinem ex fronte vel naribus mittere ; in temporibus venas adurere ; gargarizando pituitam evccare; suffumigare ; oculos acribus medicamentis inungere, expedit. Victus optimus est, qui pituitam extenuat.

36. Ac ne resolutio quidem oculorum, quam rpusty Græci nominant, alio victus modo, vel aliis medicamen-

36. Le même régime et le traitement qui précède s'appliquant également à la paralysie des yeux, il nous suffira de dire un mot de cette maladie. Elle peut n’attaquer qu'un œil ou les deux yeux à la fois, et d'ordinaire elle se manifeste à la suite d’un coup, d'une attaque d’épilepsie, ou sous l'influence de mouvements convulsifs qui agissent tellement: sur l'organe visuel, qu'il perd la faculté de se diriger vers un point quelconque et de se fixer sur aucun objet. Les yeux du malade errent cà et là sans but, et sont désormais impuissants à lui transmettre l'image des corps.

37. La mydriase des Grecs diffère peu de la paralysie. Il y a dans ce cas relâchement et dilatation de la pupille, puis affaiblissement et obseurcissement de la vue. C’est une infirmité très-difficile à guérir; mais on doit la combattre, ainsi que la paralysie, par tous les moyens indiqués déjà contre l’obseurcissement de la vue. Il y à du moins peu de chose à changer, puisqu'il suffit d'ajouter tantôt du vinaigre, et tantôt du nitre , à l'huile d’iris destinée à frotter la tête. Quant aux onctions, elles seront faites simplement avec du miel. Quelques personnes ont été guéries de la mydriase, pour avoir fait usage des caux thermales ; d’autres, sans raison appréciable, sont devenues subitement aveugles. Parmi ces dernières, il en est qui, après une cécité plus ou moins longue, ont pu recouvrer la vue par suite d’une diarrhée soudaine. On peut inférer de là qu’il n’est pas inutile d'employer de temps en temps, dès lecommencementdu mal, des purgatifs, quichassentpar les voies inférieures toutela matière nuisible.

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