‹ Celui qu'on oublieChapitre 9 sur 14 · UNE AME SUR LA. TERRE · texte numérisé non relu

UNE AME SUR LA. TERRE

Lamartine nous prend et nous mène aux étoiles, Puis nous laisse, éperdus, devant les derniers voiles Qu'il dédaigne de soulever ;

CELUI qu'on oublie H

Il assoupit notre âme et nous faisons le rêve; Son hymne est incomplet et, s'il faut qu'on l'achève, C'est à nos cœurs de l'achever.

Il est un point exquis où, douce, ample, infinie, La parole s'épure et devient harmonie,

Et rentre au ciel, son élément ; Le vague de tes chants, ô poète, me charme. Ton vers sourit, ton vers pleure, et dans une larme

Tu sais tailler un diamant !

Mais ta gloire s'éteint, ton astre diminue Au point de n'être plus qu'une étoile perdue

Dans le vaste firmament noir ; Sur notre horizon vide, ami, reviens encore : Pour nos pères tu fus l'étoile de l'aurore.

Sois pour nous l'étoile du soir !

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