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coédiication, et no s'en sont pas trouvés plus mal, an contraire '. »
Les Hollandais ont, depuis longtemps, des établissements d'éducation où iilles et garçons font en commnn leurs études. Enfin les Belges, récemment, ont fondé un orphelinat mixte sur le modèle de celui de Cempuis"^.
« Mais du moins, objeclera-t-on encore, n'est-il pas à craindre que dans ce contact journalier avec des jeunes gens, et d'autre part soumise au même ]'('gime intellectuel, recevant les mèmesleçons, la jeune fille ne prenne, même innocemment, des allures un peu masculines, en opposition avec la grâce et la modestie qui font l'ornement de son sexe? — C'est encore l'expérience qui va répondre. Et tout justement l'etlet de l'éducation en commun a été d'inspirer aux jeunes Iilles, au lieu d'airs pédants et hardis, une modestie, une réserve, une tenue féminine, sans lesquelles, elles le sentent bien, elles perdraient tout leur prestige aux yeux de leurs jeunes compagnons d'études-''. »
« Un autre etïet de ce même sentiment est de susciter entre jeunes gens et jeunes Iilles une émulation qui tourne au profit de leurs études, aucun des deux sexes ne voulant se laisser convaincre d'infériorité. — Or cette môme émulation se fait sentir non pas seulement à cet âge dont nous parlons, mais bien avant, entre garçonnets et fillettes de l'école primaire. A leur insu, les deux groupes réagissent l'un sur l'auti-e, se pro-