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jupe de (li-ap bleu, détachée, laissait à découvert un court pantalon de même étoffe terminé par un élastique au-dessous du ^^enou, formant avec la blouse un ravissant costume de gymnaste ou de cycliste. L hiver un manteau à capuchon complétait le vêtement.
IV. Valimentation était abondante, simple, un peu rustique, variée cependant.
Les heures des repas étaient réglées; trois repus par jour, à sept heures et demie, à midi et à six heures du soir Le déjeuner se composait d'une abondante soupe (le plus souvent au lait), ou de purée de gruau d'avoine d'Ecosse (scotch oatmeal)', ou enfin d'une préparation au cacao Van Houten.
Le diner comprenait, chaque jour, soupe, viande et légumes (pot-au-feu trois fois par semaine, ; le souper viande et légumes. Presqu'à chaque repas dessert. Le pain était donné à discrétion. Comme boisson le cidre, breuvage du pays, et mieux encore le bon, 1 excel-
lent coco. .
Les lé-umes^ fournis aux enfants en grande partie par les jardins de l'établissement étaient Irais et abondants : pommes de terre, fèves vertes, pois, haricots salades diverses, etc. Ajoutons les légumes secs et le riz; prunes, pommes, poires, étaient données en quantité suffisante et venaient à la fin du repas réjouir tout ce petit monde. Des fromages faits à la ferme du beurre, des œufs, des fraises et des cerises récoltées
,. Faute .fentrouveren France, on faisait venir le. co^c/. oatmeal
^^o' PeX\'^^x°m'oi's environ, on lit avec les élèves qni le Y itnth^Pn une expérience cV alimentation végétanenne. Genee ;:fîrpréjugés c^eu'e expérience fut abandonnée sans avo.r donné de résultats probants.
dans le bois et les jardins de la propriété par les élèves eux-mêmes, de la charcuterie et du jambon préparés à la maison, variaient encore les repas.
Au réfectoire se retrouvait toute la communauté. Les tables étaient de douze élèves et de deux grandes personnes au moins; un grand à côté d'un petit, une petite à côti' d'une grande, filles et garçons, j)elils
Hi.
( JiMi>riiiciil (le [■'. [>isciin' |i;ir Jesflfves t\v (kMiijim,-
papas et petites mamans veillant avec soin sur les bébés qu'on leur confiait.
Et là, comme partout ailleurs dans l'établissement, nulle contrainte; point de ce silence morne des séminaires et des couv(>nts. La causerie, sur toutes choses, sur le travail entrepris, sur les jeux de tout ;i l'heure, sur la prochaine fête ou la future excursion.
ÉDUCATION PHYSIQUK ^^*
On évoluait généralement «le ralimentation les excitants ; pas de vin, pas de café, sauf exceptions moti-
Y. Eq dehors des haim de propreté (sponging bath) l'été, les enfants prenaient trois fois par semaine des bains dans une piscine de 120 mètres cubes, dont l'eau était souvent renouvelée et salée au sel marm.
Tous les enfants de dix à douze ans ayant passé a rorphelinat une couple d'étés saraieut nager et devenaient bien vile les professeurs de natation d'un groupe de deux ou trois nouveaux venus. Les maîtres nageurs ..énéralemenl faisaient baigner tous leurs élèves avant 5e se baigner eux-mêmes. Du haut d'une passerelle i s soutenaient le moins possible les plus craintifs à 1 aide d'une corde passée sous les aisselles; mais, la plupart des débutants, entraînés par l'exemple, se lançaient sans aide et résolument dans l'eau à 2™,30 de profondeur faisant de leur mieux quelques brasses ; quand cela devenait nécessaire, le maître nageur tendait a son élève une perche que celui-ci devait prendre par le bout d'une main seulement, en continuant ses etTorls. Le' spectacle le plus réjouissant était de voir ensuite une cinquantaine de bons nageurs, grands garçons et jeunes tiUes, s'ébattre avec la plus belle gaîté dans le bassin de natation creusé il y a une quinzaine d années par leurs aînés. Un véritable tableau vivant de triions et de naïades, une belle apothéose des exercices physiques'.
Ce fut un dé.chaînemenl dans la presse quand on connut ces bains en commun. Et cependanl ne vo.t-on