‹ Cendres et poussièresChapitre 4 sur 10 · LET THE DEAD BURY THEIR DEAD · texte numérisé non relu

LET THE DEAD BURY THEIR DEAD

J'emporterai là-bas le souvenir des roses, Et l'on effeuillera sur mes paupières closes Les lilas et les lys, les roses et les roses.

Les Amazones

LES <AéAîc4Z0V^ES

N voit errer au loin les yeux d*or des lionnes... L'Artémis, à qui plaît l'orgueil des célibats, Qui sourit aux fronts purs sous les blanches couronnes, Contemple cependant sans colère, là^bas.

S'accomplir dans la nuit l'hymen des Amazones, Fier, et semblable au choc souverain des combats.

l6 CENDRES ET POUSSIÈRES

Leur regard de dégoût enveloppe les mâles Engloutis par les flots nocturnes du sommeil. L'ombre est lourde d'échos, de tiédeurs et de râles. Elles semblent attendre un frisson de réveil. La clarté se rapproche, et leurs prunelles pâles Victorieusement reflètent le soleil.

Elles gardent une âme éclatante et sonore Où le rêve s'émousse, où l'amour s'abolit.

Et ressentent, dans l'air afl^ranchi de l'aurore. Le mépris du baiser et le dédain du lit.

Leur chasteté sanglante et sans faiblesse abhorre Les époux de hasard que le rut avilit.

« Nous ne soufi^rirons pas que nos baisers sublimes Et l'éblouissement de nos bras glorieux Soient oubliés demain dans les lâches abîmes Où tombent les vaincus et les luxurieux.

Nous vous immolerons ainsi que les victimes Des autels d'Artémis au geste impérieux.

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