CLAUDE PARISOT, MARIE
CLAUDE
Êtes-vous bien ainsi? ' • -
MARIE
Très-bien, monsieur Claude. Merci. (Ene le rdg*rd« avec doncear. )
CLAUDE
Ah ça! mademoiselle mon élève, pourquoi sortir par* un temps pareil?... Vous mcriteriea...
Marie, 1b 1 tondlnit U nuln. ■ ■
Pourquoi? vous le savez biei^ • - - •
CLAUDE, Iroublc. ' ' . ,
.Moi ? mais non. "
MARIE. . ^
Laissez donc, est-ce que je- ne vous ai pas vu quand je ‘ suis partie? Vous vous glissici avec précaution à travers les ai brcs du pai e, puis vous vous cachica dans les bas côtés de
CENDIULLON
la route, ne me quittant pas des yeux, réglant de loin votre marche sur la mienne, veillant sur moi, comme toujours...
^le leTut) comme cette fois où, m'étant trop éloignée en m« promenant dans la forêt, je m’aperçus tout à coup que j’avais perdu ma route. La nuit était venue, j’avais bien peur, j'appelai! et votre voix me répondit. Est-ce vrai?
^ CLAUDE, balbuüaot.
Oui... cette fois-là... le hasard... ; .
MARIE
Dites donc la même sollicitude, qui veillait encore tout à l'heure sur moi, tandis que je me penchais sur le bord du lac où croissent ces petites fleurs sauvages que ma mère aime tant, et dont j'ai tenu à lui composer un bouquet.
CLAUDE
Mais... je vous assure!...
MARIE, avec teodresie.
Je VOUS ai vu, vous dis-je! vous étiez à deux pas de moi, derrière un saule, n'osant vous montrer, ni vous opposer à mon caprice, mais prêt à me sauver, si le pied m’avait fait défaut sur la terre humide, si lu brandie à laquelle je m’accrochais était venue à se romju'e. Est-ce vrai? (eiu lui tend ia
naia.j
CLXUDE, emn.
' G'est vrai!...
MARIE
Bon monsieur Claude!... . < ' - '
• Madenaoiselle!...
■ ‘ - , MARIE. -
■Poiirquoi ne dites-vous donc plus f Mon enfant! comme autrefois?... > .
C L X U D E ^avec teod rcue .
Eh bien, mon enfant, pourquoi vous exposer ainsi? et puis<]ue vous vouliez un bouquet de ces fleurs, pourquoi ue m’avoir pas dit d’aller vous les cueillir^
" * ' MARIE
l'orcc que Je tciirii? à les cu< iflir uiui-mènic. Vous avez
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