‹ Cendrillon comedie en cinq actesChapitre 13 sur 95 · ACT£ I · texte numérisé non relu

ACT£ I

bien compris ma peusée, puisque vous n’avez pas osé...' ;

(ui noDiraiii tw Senri.) Elles sont belles, n’est-ce pas?

CLAUDE. ,

Mais vous TOUS êtes blessée?

HA1UE, pawMt devant loi. *

Non, les ronces m’ont un peu déchiré les mains, et j-en ai été tout heureuse; car il m’a semblé que mon bouquet en aurait plus de prix, et qu’il en accompagnerait mieux le ca- ' ' deau que je ferai à ma mère, (a purre.) A propos, Pierre ! Robert n’est pas revenu de Paris ? ,

PIERRE

Non, mademoiselle. . ■

MARIE

Il tarde bien. (DonnaDiion bouquet.) Faites-moi Ip plaisir.de ^ porter ces fleurs dans ma chambre, mettez-les dans l’eau, ' et faiies”ên sorte qu’on ne les voie pas.

PIERRE

Oui, mademoiselle, (ii tort.) , ^

MARIE^ & Ciaode, (u confidence* ^

Vous savez que j’ai brodé un voile pour ma mère? .

Claude.

Oui.

MARIE

Tantôt il sera enfermé dans un joli ceOret que j’ai fait . faire tout exprès, et que Robert va rapporter de Paris... Oh! j’ai bien travaillé, allez!... voilà, bien longtemps que je suis apr^ mon voile. ^ '

CLAUDE. /■ ’ ^

Et... comme il est très- joli, vous pensez que le travail vaudra un beau compliment à l’ouvrière; et, quant à vos petites fleurs sauvages, 'vous espérez bien aussi -qu’on vous

les payera, n'est-ce pas... (trét-ému) avec... un baâsoi?

^ MARIE, »*olIorç4ul de sotirire*

Dame... oui; et... c’est bien le moins. ' , . , '

* Pierre, Marie, Claadc,' ,

CLAUDE, * 4eml-T<ita. ''

Voilà un an, jour pour jour, n^est-il pas vrai, que,., vous attendez ce baiser-là?...

MARIE, M remeltant d‘uO' pr«mt«r

Moi?... mais je ne vous comprenez pas , monsieur Claude... Je ne sais ce que vous voulez dire. . J

CLAUDE, «TBc tCDdlresae.

Bien vrai?... Vous ne me cachez rien?

MARIE. ' '

Non, rien. - ■

CLAUDE

Alors, si vous aviez jamais quelque secret... quelque cha> grin dans le cœur... vous me les Gonfleriez, n’est-ce pas?

MARIE

Sans doute. ^ .

Vous viendriez chercher des consolations, du courage auprès de votre pauvre professeur?

Marie, cachant tonjoùra ion ditaolion.

Oui, oui, mon bon Claude...- mais je n’ai pas de seci’ct... pas de chagrin... (atw cirort.) Je suie heureuse, bieii heureuse!... Et comment pourrait-il en être autrement, je vous le demande, le jour de la fête de ma mère?.,. ,

CLAUDE

Mais...

MARIE

. Voici Blanche. '

BLATtClIE, accmiranl, * . '

Grande nouvelle, .Marie, grande nouvelle! (a dande.) Bonjour, monsieur Claude. Voici une lettre de monsieur George; il arrive aujourd’hui..» à'deux heures. . V •

MARIE. ’ ' '

Tantmîeuï! * •

. ' ' - CtAB DE.

Je vais donner des ordres pour qu’on lui prépare un appartement. ;

* Mi'rie, Blanche, Claude. ' . , • .

, ' : ACTK I '

; ’ . BtANCHB.

C’est cela... Merci, mon bon monsieur Claude. Merci î

(claode salae et »ort.) ’ '

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