ACT£ I
bien compris ma peusée, puisque vous n’avez pas osé...' ;
(ui noDiraiii tw Senri.) Elles sont belles, n’est-ce pas?
CLAUDE. ,
Mais vous TOUS êtes blessée?
HA1UE, pawMt devant loi. *
Non, les ronces m’ont un peu déchiré les mains, et j-en ai été tout heureuse; car il m’a semblé que mon bouquet en aurait plus de prix, et qu’il en accompagnerait mieux le ca- ' ' deau que je ferai à ma mère, (a purre.) A propos, Pierre ! Robert n’est pas revenu de Paris ? ,
PIERRE
Non, mademoiselle. . ■
MARIE
Il tarde bien. (DonnaDiion bouquet.) Faites-moi Ip plaisir.de ^ porter ces fleurs dans ma chambre, mettez-les dans l’eau, ' et faiies”ên sorte qu’on ne les voie pas.
PIERRE
Oui, mademoiselle, (ii tort.) , ^
MARIE^ & Ciaode, (u confidence* ^
Vous savez que j’ai brodé un voile pour ma mère? .
Claude.
Oui.
MARIE
Tantôt il sera enfermé dans un joli ceOret que j’ai fait . faire tout exprès, et que Robert va rapporter de Paris... Oh! j’ai bien travaillé, allez!... voilà, bien longtemps que je suis apr^ mon voile. ^ '
CLAUDE. /■ ’ ^
Et... comme il est très- joli, vous pensez que le travail vaudra un beau compliment à l’ouvrière; et, quant à vos petites fleurs sauvages, 'vous espérez bien aussi -qu’on vous
les payera, n'est-ce pas... (trét-ému) avec... un baâsoi?
^ MARIE, »*olIorç4ul de sotirire*
Dame... oui; et... c’est bien le moins. ' , . , '
* Pierre, Marie, Claadc,' ,
CLAUDE, * 4eml-T<ita. ''
Voilà un an, jour pour jour, n^est-il pas vrai, que,., vous attendez ce baiser-là?...
MARIE, M remeltant d‘uO' pr«mt«r
Moi?... mais je ne vous comprenez pas , monsieur Claude... Je ne sais ce que vous voulez dire. . J
CLAUDE, «TBc tCDdlresae.
Bien vrai?... Vous ne me cachez rien?
MARIE. ' '
Non, rien. - ■
CLAUDE
Alors, si vous aviez jamais quelque secret... quelque cha> grin dans le cœur... vous me les Gonfleriez, n’est-ce pas?
MARIE
Sans doute. ^ .
Vous viendriez chercher des consolations, du courage auprès de votre pauvre professeur?
Marie, cachant tonjoùra ion ditaolion.
Oui, oui, mon bon Claude...- mais je n’ai pas de seci’ct... pas de chagrin... (atw cirort.) Je suie heureuse, bieii heureuse!... Et comment pourrait-il en être autrement, je vous le demande, le jour de la fête de ma mère?.,. ,
CLAUDE
Mais...
MARIE
. Voici Blanche. '
BLATtClIE, accmiranl, * . '
Grande nouvelle, .Marie, grande nouvelle! (a dande.) Bonjour, monsieur Claude. Voici une lettre de monsieur George; il arrive aujourd’hui..» à'deux heures. . V •
MARIE. ’ ' '
Tantmîeuï! * •
. ' ' - CtAB DE.
Je vais donner des ordres pour qu’on lui prépare un appartement. ;
* Mi'rie, Blanche, Claude. ' . , • .
, ' : ACTK I '
; ’ . BtANCHB.
C’est cela... Merci, mon bon monsieur Claude. Merci î
(claode salae et »ort.) ’ '