MARIE, BLANCHE
BLANCHE. )’-
Ce cher George... Quel bonheur!... II arrivera encore à temps pour souhaiter la fêle à maman , car il faut bien espérer que ce maudit Robert sera de retour pour le dmer.,
MARIE
Oh! il ne peut farder maintenant.
BLArNCHE , ri«at.
Pourvu que notre affreux cousin, monsieur Antoine, ne tombe pas ici au moment solennel!,.. S.’il venait Ideutôt, au moins, maman pourrait en être débarrassée, pour l’arrivée de monsieur George! (par r4fu>xioia.) Tiens, au fait... ce serait amusant de les voir ensemble. Us font uq tel contraste.,^. Notre cousin avec ses manières campagnardes, ses grosses mains rouges et son riie à briser les vitres, et monsieur George avec son air comme ii faut, scs mains blanche^i bien gantées... Le trouves-tu bien mon George?
MA RI E , louriaot. .
OuM, très-bien... ' ' '■
BLANCHE. '
11 m’aime, n’est-ce pas?
"MARtE. ■ " ' . ■■ ''
Est-ce que tu en doutes?
• ' BLANCHE. ' ’
Oh! non... mais j’aime bien que lu me le dises, quand, il ne peut pas me le dire lui-même.
MARIE. '
Comment ne t’aimerait-il pas?... Toi si douce, si jolie!
BLANCHE
Oh! jolie? pas tant que loi... El dire que s’il l’avait rencontrée la première , c’est toi qu’il aimerait à celte heore.è.
c'est effrayanl... Est- ce que tu ne penses pas à te nufier, toi? - .
MARIE
Non. ' ' , . -
BLANCHE
Tu n’as jamais remarqué personne?
MARIE
Jamais.
Au bal , cet hiver, nous avons renconti'é pourtant beaucoup de jeunes gens très-gentils, et qui se donnaient assez de mal pour obtenir un regard de mademoiselle Marie.
MARIE. ' . '
Eh bien, vrai, je ne les ai même pas vus.
* BLANCHE. I
C'est bien dangereux tout de môme, le monde; car on rencontre là de bien jolies femmes, très-coquettes encore... ét quand George sera mon mari, si elles allaient être coquettes avec lui ! ‘ '
MARIE
■Qu'importe? puisqu'il t'aime, elles en seront pour leurs frais de coquetterie.
BLANCHE
Oh! d’abord, s’il me trahit, je le tue! (r>«di.) Je voudrais' bien savoir si je serai jalouse.
MARIE, d'tin loa ikiguller. , . - - -v
Je ne te le souhaite pas. Blanche.
BLANCHE, riftnt*
Je ne me lé souhaite pas non plus... ça rend trop maigre!
, ' MARIE
Trop maigre? • >
Oui... Tu ne te souviens pas de Bctzy, qui s’est mariée il yatrofs ans, et que nous avons rencontrée, l’année deniicre, au bal de t’hôtel de ville?,.. '
^ MARIE, diUrtiU. ' ' '
Non. ■ X - ■ • ■'