ACTE r
MABIE.
St
Il a servi son pays. ^ ^ , .
ANTOINË, ritDl bruyamvaBt,
Oh ! alors, U n'a pas le SOU ! -
MARIE, i part.
Cet homme est insupportable.
ANTOINE , sprèi un iDitaot de iilence, ouTrant «d litre qni M trenaa IA..<
Poésie de Millevoie... (Riam.) Ah ! Milleveie, voilà encore quéque chose , qui m'ennuierait. .
MARIE, sèdiemeet. • ' .
Tant ï»s pour vous, monsieur.
ANTOINE. '
Tant pis ?... pourquoi donc ?... mais je vis très-bien sans
ça... (un (empa. Il m 1é«e, et regarde le Iratall de Marie.) CommO VOUS
travaillez, mademoiselle Marie!... vous ne perdez pas de temps. Vous feriez quasiment comme votre homonyme Marie, ■duchesse de Botirgogne, dont parie la légende du pays, qui avait fait attacher sa quenouille après sa selle, afin de pouvoir filer à cheval... (Marie ne rdprmd rein. Anurine, apr^ ao'' umpt.) C’est bien ça, d’avoir de l'ardeur à la besogne; 'vous ferez une bonne petite femme de ménage... (Marie. im teurae W ‘ ' dot. ü» lempa.) * Mais, à propos, cousine, vous voilà bonne à ^ • marier a.ussi,^vous... Est-ce que la maman ne songe pas à
vous trouver un mari?... (Harle fait un mouvement d'impatieaca. —
Avec une. gaiié growière.) Ah I je Comprends, rusée, vous saurez bien le trouver toute seule, hein?..i (ii ,ioi pooiw le sraa, elle a penr et ae lève.) Il faut le prendre bien riche, parce que, voyezvous,' la beauté passe et les éciis restent. ' ’ ' ’’
MARIE , i part.
Est- ce que maTtiah ne va pas bientôt venii-? "(eiic remmiie.)
ANTOINE, à part, reluquent Marie. ,
C'est qu’elle est gentille à croquer, la petite cousine !..r Une taille bien prise, de jotis yeux, une chevelure superbe...” elle a tout ce qu'il faut... Ah! faut être juste, toutes les Bourguignonnes ne sont pas tournées comme ça.
* Antoine, Marie. . , . '
••Marie, Antoine. . v-- >• ; . - - - *
MARIE
Enfin, voici ma mère! ' ^
MADAME FONTENAT, s’excuianl.
Je VOUS ai fait attendre, Antoine? ‘ .
ANTOINE*
Oh ! ma tante, je ne me suis pas ennuyé... la petite cousine n'est pas parlense, mais j'ai causé pour deux.
MARIER avec uoe sorte de crainte.
Tu n'as pas besoin de moi^ maman?... je peux me re* tirer?
MADAME FONTENAY, très-ttcbemeot. '
Oui.
Au revoir, cousine !
ANTOINE
^nsieur ! ‘ ■ ‘ ■
' ANTOINE, à pert. ' ' ■*• ' ' ' ‘
C’est égal... elle est bien gentille tout de raêrne. (M«ie
sVlotgne par b porte de gauche.)