ACTE PREMIM
l'ne «aile basse ouvrant sur un pare par deux perieis vitrées; grande et haute chemraée i droite.' Sied d’uu escatier et porte à gauche. Craade tablé ronde au milieu ; chaise longue pris de la cheminée.'
^ SCÈNE PREMIÈRE v
JUSTIN, PIERRE JEAN, MARIANNE. (a« lever du rideau, MarlaDBe file aa rouet, aaaiie auprès de la cheminée. Justin tient un livre et lit.— Pierre et Jean battent les meubles. — Ou devins anx sourires qu’ils échangent entre eux, et i la façon distraite dont ils a..-eomplissent leur besegoe, que le seul bat des deux valets est de gêner lenr camarade.)
JUSTIN, lisant.
« On la chargeait des plus viles occupations de la maison ; » c’était eMe qui nettoyait la vaisselle et les montées, qui » frottait la chambre de madame et de mesdemoiselles ses
» filles. W (be sens dt ecs quelques lignes doit être couplctemeot p< rdu pour le public, gihce au bruit forcené (|ue font Pierre et Jean.)
JUSTIN, avec impatience et pleurant presqne.
Ah ça, voyons ! vous le faites donc exprès, à la fin des fins? ,
PISRRB , goguenard.
Nous gênons monsieur Justin? Si monsieur Justin le désire, nous allons nous retirer. ' ' '
JUSTIN.'
Eh bien, oui, allez-vous-en, là, j’aime mieux ça.
PI ERRE
Que no le disiez- vous plus lût?
CSNDRILLON
I JUSTIN j TÔulsDl rK|»eadre iKture^
'a Elle couctiait tout àu haut... » (B«rre H J«aQ fout eucore plui d« bruit q«'’aupareVaDt,)
JUSTIN, ûlevaut la voix.
a Elle couchait tout au haut... » (lo bruit redouble.— Perdast . patience.) Ah! c’est ti'op foi't aussî !
PIEftRE, graveimni.
11 faut pourtant bien que nous fassions notre beso^e.
JUSTIN, avec des tarai» dana la voix.
Laissez-mui donc tranquille; cette salle a’dté faite ce ma- ' tin... Tout ça, c'est uniquement pour me contrarier.
PIERRE, te Dioquaut,
Oh! pleure donc un peu. Ce petit bôta-là, il larmoie à propos de rien, maintenant."
JUSTIN
Eh bien, après? 11 vaut mieux pleurer à propos de rien que de rire à propos de tout, grands sans cœur, (pierre et jraD ëciuient de rire.) Moquez-vüus bien; mais, à cette heure, je suis sensible, moi, et c’est à ce bon monsieur Claude Parisot . que je le dois, car autrefois j’étais un vaurien comme vous autres, et il m’a donné une belle âme. (ut deux vauts rient piui
fort.) '
Marianne, >’interposaDt, ^
' Pierre, iean, voyons, laissez ce garçon tranquille.
' . PIERRE. - -
Eh bien aussi, madame Marianne, pourquoi s’amuse-t-il a lire des bêtises dans les livres, au lieu de faire son ouvrage?
JUSTIN
Mon ouvrage?... Elleest faite depuis longtemps, en attendant qu’oii. soit levé dans le château, et que je puisse aller prendre les ordres chez madame, mon temps m’appartient; je peux donc l’employer cûiiune je veux, et ça ue vous regarde pas d’abord, (u VOIX de JuBtiii a éléf comme precédemmeDt^ loui à fait couvi-rle parler ritex et \a bruit de» deux DomeNtiquei.— Rageant.) Oh! si j’étais fort comme UuTurC !... (ed cc uiomcnl Juliette entre [lajt I. porte de gauche.)
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