ACTE
JUS.TIN. •
Oui, madame., (a p«ri.) Le coup est encore mantp»*, c'est égal, je le mettrai ailleurs.
Allons, Marie, viens déjeuner.
MADAME FONTENAY. ■'
Ah ! toi d’abord, Blanche, si tu es malade, il ne faut jis manger.
BLANCHE, avec une gravité moquvase.
Non, quand on est malade, on ne mange pas d’abord.
(Marie l'ert approcliée.— Claude lui offre uoe place à cAlé de ta mère.)’ ''
M ADA M E FONTENAY , faiiant aigue i Claude de a’asaeoir à 1a place qu’il offrait i Mirie.
Mettez-vous là, monsieur Claude, pas de cérémonies.
(Claude a’asKeoU à regret. — Marie va pour prendre l’autre place à dité de sa niére, mais elle est déjà prise par Blanche.— Marie s'asseoit en face.)
BLANCHE, arrivant auprès de ra mere, avec ta irrviette déployée toirta grande à la maBière des eafautr. *
Maman, mets-moi ma serviette.
MADAME FONTENAY, liiiiaMOt les épaules avec compta I tau oe.'
Tu m'ennuies.
BLA NCHE, même Jeu.
Maman, mets-moi ma serviette pour vous regarder manger. (eUc t'aiaicd inr iio pouf aux pied, de sa mère.) -r
MADAME FONTENAY, riant. '•
Oh! que tu es donc ridicule ! (Madame Fontenay Soit par faire ce CW voulait Blanche.) Soîs tranquille, quand monsieur George va , arriver... " . '
B L A N C H E , untant de joie.
H arrive dans une heure.
Je lui conterai tous tes enfantillages, et il ne voudra plus t’épouser, et nous te renverrons à la pension.
BLANCHE
Ahî vous en seriez bien fâchée... Qu’est-ce que vous de- , viendriez donc tous les deux sans moi, mon Dieu?...' „
' Ilia' cbe, Maiiame Fontmay, Claude, Marie ; Justin sert.
CENDRILLQN
CL AU DR) Toultat diitrain Harle, et lai offrant da tb'c.
Mademoiselle MariC) voulez-vous me permettre... '
MARIE, dUlraitc. ' ,, > • ~-
Merci, monsieur Claude.
JUSTIN, 4 part. •
Oli! mais, je souffre ici, moi!
BLANCHE, accoudée >ur Ici fienoux do la mAra.
Ton thé est bon î .
V ^ MADAME FONTENAY. / .... .o.»-
Oui, il est bon... Laisse-moi tranquille. ^
U est bien sucré? '•
MADAME FONTENAY
' Oui, 11 est bien sucré.
BLANCHE
Fais voir, (elle lui prrad'U taise à la bouolie.)
MADAME FONTENAY
Mais, si tu n'as pas pepr que cela te fasse du mal, prendsen, du thé, et laisse-moi le mien. • > i
BLANCHE
Non, c’est le tien que je veux... il est bien meilleur. (kUo
boit ) . ' I . .. • ,tr
MADAME FONTENAY, louriaot aaac complaiaance.
Dieu! que tu es. tourmentante!... (se paaobaotiir utroot da m tu«, qu'oiio ondM'aMo.] Regardez, comme elle e.<t coiffée ! Tu n'as pas honte, de te montrer dans cet état-là? (riio rajuiio m ch«- Yoox.) Eh bien donc! .pourquoi n’as-tu plus de boucles d’oreilles? -,
BLANCHF^.
Ah ! ça me gênait... je n'en mets plus.
MADAME FONTENAY. '
Et je veux que vous en mettiez, moi... Lorsque, plus tard, la fantaisie vous en reprendra, il faudra encore vous entendre pousser des cris comme si on vous égorgeait, n’est-ce
pas?... (Elle a défait IM buuclei d'oreillei et veut lei lui attacher.) Mais, iens-to i donc ! - . . ..
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